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Don d’organes et greffes en France

Les donneurs décédés suite à un arrêt cardiaque, un bilan mondial…

Les 8 et 9 février 2013 se tenait à Paris la 6ème conférence internationale sur les prélèvements sur donneurs décédés suite à un arrêt cardiaque.

L’occasion pour le Dr Frank Martinez de nous proposer un bilan de cette activité encore peu développée en France mais qui représente un réel espoir dans la lutte contre la pénurie d'organes.

Sur l’année 2009, les registres internationaux ont permis de recenser la réalisation d’un total de 104650 transplantations rénales dans le monde.


Ces greffes provenaient de :

  • 30% de donneurs vivants (DV)
  • 66% de donneurs décédés en état de mort encéphalique (DDME)
  • 4% de donneurs décédés suite à un arrêt cardiaque (DDAC)

 


La mort encéphalique, en léger recul

Si elle reste la principale source de prélèvements d’organes, le nombre des personnes recensées en état de mort encéphalique diminue progressivement depuis 10 ans (-1% par an).
Ce phénomène s’explique par la baisse :

  • du nombre décès consécutifs à des accidents vasculaires cérébraux (AVC), liés aux progrès de la neurochirurgie et de la neuroradiologie interventionnelle
  • du nombre d'accidents de la voie publique, même si cette source de prélèvement est depuis longtemps minoritaire

Une politique "agressive" de prélèvements des DDME dits "à critères élargis" (c’est à dire plus âgés, ou plus malades) compense pour le moment cette inflexion. Mais rien ne permet d’affirmer qu’elle pourra longtemps être contenue.

Il semble donc nécessaire et urgent de se tourner vers d’autres types de greffons. Parmi lesquels ceux prélevés sur des DDAC.

 



Les DDAC, nouvel espoir pour la greffe de rein ?

En France, les prélèvements sur DDAC restent très limités, en diminution en 2012 (53 donneurs contre 58 en 2011). Il s’agit exclusivement de donneurs non contrôlés (catégories 1, 2 et 4 de Maastricht), même si le recours aux donneurs de catégorie 3 pourrait être prochainement mis en place.

Dans d’autres pays, l’élargissement du prélèvement sur des donneurs contrôlés (catégorie 3 de Maastricht) a permis de faire des DDAC une source importante de reins à greffer. Ils représentent 50% des greffons rénaux aux Pays bas, 45% au Royaume-Uni, 19% en Belgique et 10% en Espagne (jusqu'à 40 % à Madrid)...

 



Quels résultats pour les greffes issues de DDAC ?

En France, environ 400 greffes rénales provenant de DDAC ont été effectuées au cours des 6 dernières années.
La survie des greffons est identique ou un peu meilleure que celle des greffes faites à partir de DDME à critères élargis, mais reste inférieure à celle des greffons standard.

Au plan européen (et tous types de DDAC confondus), la survie des greffons et la fonction rénale à 1 an sont les mêmes que pour les reins venant de donneurs en mort encéphalique.

Selon une étude américaine, les résultats à 5 ans sont également comparables.



Il faut toutefois mentionner un taux régulièrement plus élevé de :

  • greffons qui ne démarrent jamais - on parle de non fonction primaire
  • nécessité d’une ou plusieurs séances de dialyse après la greffe, le temps que le greffon se mette en marche – on parle de reprise retardée de fonction

Même si les reprises retardées de fonction ne semblent pas influencer les résultats à long terme de la greffe, il est essentiel que les patients qui acceptent de recevoir ces greffes soient bien informés de ces risques.

 


Une réussite sous conditions

Les expériences des pays qui ont développé ces prélèvements montrent que certaines conditions doivent impérativement être réunies :

  • la confiance de la population
  • une organisation stricte, permettant notamment le respect de timings très serrés :
  • moins de 30 min d’ischémie chaude (durée précédent le prélèvement, pendant laquelle le greffon n’est pas perfusé)
  • de moins de 12 heures d’ischémie froide (durée séparant le prélèvement de la greffe)

Des recommandations européennes ont été énoncées.
Elles précisent par exemples que s’il est déconseillé de prélever des donneurs trop gros (IMC > 45), c’est en revanche possible, sous certaines conditions, pour des donneurs âgés de plus de 60 ans. L’usage de machines à perfuser les greffons est recommandé entre le prélèvement et la greffe.
Des règles relatives aux receveurs sont également à respecter : par exemple réserver ces greffons aux premières greffes et adapter le traitement immunosuppresseur…



Conclusion

Il y a un peu plus de 10 ans , l'activité de greffe rénale à partir de donneurs vivant était très minoritaire en France.

Elle vient tout juste d'atteindre le seuil des 12% de l'ensemble des greffes rénales, restant loin de la fréquence observées dans d'autres pays européens et américains.

La greffe rénale a partir de personnes décédées suite à un arrêt cardiaque émerge dans le monde comme une forme d'accès à la greffe qu'il ne sera pas possible de contourner très longtemps.

La France a pris du retard sur d'autres pays européens dans ce domaine, mais elle a l'opportunité de profiter de l'expérience des autres pour développer cette forme d'accès à la greffe rénale.

Dr Frank Martinez

 



Les quatre catégories de Maastricht

Les DDAC non contrôlés : catégories 1, 2 et 4 de Maastricht
1. arrêt cardiaque hors contexte de prise en charge médicalisée ; le prélèvement n’est possible que si des gestes de réanimation de qualité ont été pratiqués moins de 30 minutes après l’arrêt du coeur.
2. arrêt cardiaque en présence de secours d’urgence qualifiés, aptes à réaliser un massage cardiaque et une ventilation artificielle efficaces, mais avec échec des tentatives de réanimation.
4. arrêt cardiaque lié à l’échec du maintien des fonctions vitales sur un défunt en état de mort encéphalique.

Les DDAC contrôlés : catégorie 3 de Maastricht, arrêt cardiaque consécutif à un arrêt des thérapeutiques actives, dans une situation de fin de vie en réanimation
 

La révision de la loi de bioéthique 2009 - 2011

La révision de la loi de bioéthique 2009 - 2011

La loi de 2004 prévoyait une révision sous 5 ans. Le calendrier n'a pas été tout à fait respecté, même si les premiers travaux relatifs à cette révision ont bien démarré en 2011. 

Panorama d'un véritable feuilleton législatif, au fil des différentes étapes de la révision de la loi de bioéthique de 2004.

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Les rapports préparatoires

Préalablement aux débats sur la révision de la loi de bioéthique, un certain nombre d'instances ont émis, à la demande du gouvernement des avis sur son bilan et sur les améliorations à proposer :

  • Le rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques sur l’évaluation de l'application de la loi du 6 août 2004 relative à la bioéthique
    Télécharger le rapport sur le site du Sénat (novembre 2008)

 


 

2009 : les Etats Généraux de la bioéthique

En février 2009, 5 ans après la précédente révision, un nouvel opus s'annonce enfin. 
Un grand débat public est mis en œuvre entre février et juin 2009 : les Etats Généraux de la bioéthique.

Ils prévoient :

La création d’un site web dédié,

Il met à disposition une base documentaire, les synthèses des manifestations régionales et les contributions individuelles des internautes.

Il ne s’agit pas à proprement parler un site de débat en ligne : les messages laissés par les internautes seront publiés avec un délai de deux semaines ; ceux comportant des informations inexactes ne sont pas mis en ligne.

Visiter le site web des etats Généraux de la bioéthique (le site existe toujours mais est désormais fermé aux contributions)

La tenue de trois forums en régions

  • le 9 juin à Marseille : recherche sur les cellules souches et l'embryon, diagnostics prénatal et préimplantatoire ;
  • le 11 juin à Rennes : assistance médicale à la procréation, dont la question des mères porteuses ;
  • le 16 juin à Strasbourg : greffes, médecine prédictive et "examen des caractéristiques génétiques".
     

Ces forums sont l’occasion d’un débat tripartite, entre des jurés, qui ont bénéficié d’une formation préalable, des "grands témoins", répondant aux questions du jury citoyen, et un public autorisé ponctuellement à intervenir. Les grands témoins rassemblent des représentants d’associations, des spécialistes et experts scientifiques et éthiques, des philosophes, des juristes, des sociologues et des représentants des différents courants religieux.

Voir les vidéos du forum sur le don et la greffe sur le site des Etats Généraux de la bioéthique

Des événements partout en France

Des rencontres consacrées à ces thématiques sont organisées partout en France, notamment par les espaces éthiques rattachés aux CHU.

Un colloque de clôture a eu lieu, le 23 juin, à Paris

Un document de synthése a été remis début juillet au Président de la République, par Alain Graf, rapporteur des Etats Généraux. Voir le Rapport des Etats Généraux de la bioéthique

 


2008 - 2009 : travaux de la mission d'information sur la révision de la loi de bioéthique à l'Assemblée Nationale

Son Président est Alain Claeys, son rapporteur est Jean Leonetti. Voir la composition de la mission

Elle a réalisé de très nombreuses auditions sur les différents sujets auxquels la loi s'intéresse. Voir les comptes rendus des auditions.

Elle a remis un rapport, plutôt timide, en janvier 2010. 

 


2010 : le projet de loi

Le Projet de loi du gouvernement a été déposé le 20 octobre 2010.

La seule évolution proposée dans le domaine du don d'organes et des greffes concerne l'autorisation du don croisé.

Ce projet de loi a donné lieu à la publication d'une "étude d'impact", visant à évaluer les conséquences des évolutions proposées.

Une commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi relatif à la bioéthique a été constituée. Elle a nommé Jean Leonetti rapporteur le 17 novembre 2010. Compte tenu du nouveau dispositif législatif, cette commission a la possibilité de modifier le projet de loi avant les débats parlementaires.

Elle a procédé fin janvier 2011 à son examen, préalablement à sa première lecture à l'Assemblée Nationale. 

 


Février 2011 : première lecture à l'Assemblée Nationale - petits dons entre amis

C'est une évolution législative majeure que proposent les députés dans le cadre de la discussion du projet de loi de bioéthique, même si elle est d'ores et déjà en vigueur dans la plupart des autres pays européens.

Les députés ont autorisé le 10 février 2011 les dons croisés d'organes entre personnes vivantes, mais également le don d'un ami proche dans le projet de loi de bioéthique.

Autant l'autorisation du don croisé figure dans le projet de loi du gouvernement, autant celle du don de proches non apparentés n'était absolument pas prévue.

L'article 5 adopté modifie les règles de prélèvement d'organes sur une personne vivante, avec l'objectif de développer le nombre de greffes de rein à partir de donneur vivant (281 greffes de rein en France en 2010 sur un total de 2.889 greffes rénales, soit 9,7%).

Le premier élargissement, soutenu par le gouvernement, autorise le don croisé, ce qui était attendu.

Le second élargissement autorise quant à lui le don d'un ami proche

Contre l'avis du gouvernement et du rapporteur, les députés ont élargi aux amis proches le cercle des donneurs vivants d'organes, actuellement réduit aux personnes ayant un lien de parenté proche (père, mère, conjoint, frère, soeur, fils, fille, grand-parent, oncle, tante, cousin germain, conjoint de la mère ou du père).

Un amendement de la députée UMP Claude Greff (Indre-et-Loire), soutenu par des députés UMP, Nouveau centre et socialistes, a été adopté contre l'avis du gouvernement et du rapporteur Jean Leonetti, pour qu'une "personne ayant un lien affectif étroit, stable et avéré avec le receveur" soit autorisé à faire un don de son vivant.

Plusieurs députés ont rappelé les chiffres de la greffe pour plaider en faveur de cet élargissement : 4.705 greffes réalisées en 2010 à partir de 1.476 donneurs pour une liste d'attente de plus de 10.560 personnes et 277 personnes décédées alors qu'elles étaient en attente de greffe.

Jean Leonetti a tenté de contrer le mouvement en soulignant que le "lien affectif durable" serait "difficile à avérer" devant le juge et qu'il fallait "privilégier le don cadavérique". Il a estimé que le don de personnes vivantes ne constituait pas une solution à la pénurie d'organes.

Craintes du gouvernement face au trafic d'organes

La secrétaire d'Etat à la santé, Nora Berra, a mis en avant un risque de "pression" et de "tractations financières" avec le donneur et a cité, comme une menace, l'exemple du démantèlement d'un vaste trafic mis à jour par le FBI aux Etats-Unis. Elle a aussi remarqué que cet élargissement aurait un effet marginal car il ne bénéficierait qu'à la greffe de rein. Le don vivant reste "dangereux" pour la greffe de foie et "impossible pour les autres organes".

La secrétaire d'Etat a tenté de convaincre les députés de renoncer en soulignant, comme l'avait fait son ministre de tutelle, Xavier Bertrand, mercredi soir, qu'un plan de développement de la greffe était en préparation et qu'un rapport faisant un état des lieux complet serait rendu en juin.

Le socialiste Jean-Louis Touraine (Rhône) a plaidé pour le développement du donneur vivant, en soulignant que la proportion pour la greffe rénale n'avait "jamais atteint 10% en France", alors que les autres pays se situaient "entre 25 et 50%" . "Il nous faut rattraper ce retard".

Il a estimé que la crainte de trafics d'organes n'était pas justifiée pour la France car "il n'y a eu aucun trafic dans notre pays". Jean-Louis Touraine a aussi souligné qu'il n'y avait "pas de grande différence de lien" entre "un ami proche" et "un cousin" car ce cousin bien que germain pouvait en réalité être une personne avec un lien affectif bien moins fort qu'un ami de longue date.

Le socialiste Alain Claeys (Vienne) a plaidé pour cet élargissement "même si cela développe seulement un petit pourcentage".
Par ailleurs, les députés ont voté cinq dispositions visant à protéger ou à distinguer les donneurs vivants.

L'article 5 quater accorde la "reconnaissance symbolique de la nation" envers les donneurs d'organes vivants et inscrit un principe de "non discrimination" à leur égard.

Les députés ont ainsi inscrit dans le code pénal, que la prise en compte des conséquences d'un prélèvement d'organe est considérée comme une discrimination envers un donneur vivant. Il s'agit de protéger le donneur vis-à-vis d'assureurs qui voudraient le pénaliser en raison d'un risque particulier sur son état de santé. La disposition a été jugée mal rédigée mais a été maintenue.

L'article 5 quinquies prévoit que les donneurs vivants seront prioritaires sur la liste des candidats à la greffe s'ils ont besoin d'un organe un jour.

Le gouvernement aura l'obligation de rendre deux rapports avant le 1er octobre, un sur l'amélioration des conditions de remboursement des frais engagés par les donneurs vivants (article 5 decies du projet de loi) et un sur leur indemnisation en cas de dommages subis du fait du prélèvement (article 5 nonies).

 


Avril 2011 : première lecture au Sénat...

Le Sénat a examiné le projet de loi de bioéthique les 5, 6, 7 et 8 avril 2011.

Au total, pas de grands chambardements concernant le don et la greffe, les principales avancées obtenues étant préservées :

  • Les dons croisés restent autorisés.
  • L’élargissement du cercle des donneurs vivants aux relations affectives et amicales est également maintenu, avec une modification de la rédaction.

Il s’agit désormais pour les donneurs potentiels d’apporter la preuve d'un "lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans avec le receveur" (le texte des députés parlait de "relation étroite, stable et avérée").

  • Toujours dans le domaine des donneurs vivants, les sénateurs ont supprimé la reconnaissance de la nation que l’Assemblée avait souhaité leur octroyer, de même que l’attribution d’une priorité d’accès à la greffe en cas de besoin. Lors des débats, certains sénateurs ont estimé que ces mesure adoptées par les députés étaient "abusives" ou "démagogique"...
  • Une modification rédactionnelle a également été apportée à l’amendement qui affirmait le principe de non discrimination à leur encontre, le limitant au champs assurantiel : "toute discrimination directe ou indirecte fondée sur la prise en compte d'un don d'organe comme facteur dans le calcul des primes et des prestations ayant pour effet des différences en matière de primes et de prestations est interdite". cette mesure vise à empêcher les assureurs d'appliquer arbitrairement des surprimes aux donneurs vivants d'organes.
  • Plus accessoirement, la Journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe prend le nom de "Journée nationale de réflexion sur le don d'organe et la greffe et de reconnaissance envers les donneurs".

 

 

 


Mai 2011 : deuxième lecture à l'Assemblée

Le projet de loi est repassé devant les députés les 25 et 26 mai 2011. En ce qui concerne la greffe, ils se sont alignés sur les propositions de sénateurs en retenant pour permettre le don du vivant la notion de "lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans avec le receveur".

Le Sénat et l'Assemblée Nationale étant désormais d'accord sur la formulation, cet amendement, ainsi que celui concernant l'autorisation des dons croisés, peuvent être considérés comme définitivement acquis.

De même, les parlementaires ne sont pas revenus sur l'obligation pour le gouvernement  de rendre deux rapports avant le 1er octobre, un sur l'amélioration des conditions de remboursement des frais engagés par les donneurs vivants (article 5 decies du projet de loi) et un sur leur indemnisation en cas de dommages subis du fait du prélèvement (article 5 nonies). Ces rapports devraient permettre la mise en évidence de la mauvaise application des textes sur la neutralité financière du don et donc d'améliorer de manière réglementaire les dispositifs en vigueur.

Sur les autres points :

  • Une nouvelle modification rédactionnelle a été apportée à l'amendement visant à protéger les donneurs vivants contre toute discrimination à l'assurance. L'article suivant est ajouté au code des assurances : « Toute discrimination directe ou indirecte fondée sur la prise en compte d’un don d’organe comme facteur de refus de contrat d’assurance ou dans le calcul des primes et des prestations du donneur ayant pour effet des différences en matière de primes et de prestations est interdite. »
  • Différentes mesures visant à améliorer l'information sur le don après la mort ont été introduites ou réintroduites (information dans les lycées, inscription sur la carte vitale de la mention "a été informé", etc.
  • Malheureusement, les amendements attribuant la reconnaissance symbolique de la nation aux donneurs vivants et leur permettant de bénéficier d'une forme de priorité sur liste d'attente n'ont pas été réintroduits.

 


Juin 2011 : la révision est adoptée

Après trois ans de préparation et de travaux, la révision de la loi de 2004 a été adoptée le 23 juin 2011. 

1. Concernant le don du vivant, la nouvelle loi apporte des avancées importantes :

- En effet, le cercle des donneurs est officiellement élargi à toute personne ayant un "lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans avec le receveur", ce qui rend concrètement possible le don provenant d'un ami proche...

- Les dons croisés deviennent autorisés. Cependant, le texte les limite à deux couples donneur-receveur (pour rappel, beaucoup de pays ayant mis en oeuvre cette solution pratiquent désormais les "chaînes" de dons, qui permettent une meilleure optimisation.

- Le statut des donneurs vivants est amélioré :

  • Le Code des assurances est modifié, avec l'ajout de la disposition suivante : "toute discrimination directe ou indirecte fondée sur la prise en compte d’un don d’organe comme facteur dans le calcul des primes et des prestations ayant pour effet des différences en matière de primes et de prestations est interdite". Cela signifie qu'il est désormais interdit de refuser d'assurer ou d'appliquer des surprimes au motif d'un don d'organe du vivant.
  • Le gouvernement a l'obligation de rendre deux rapports avant le 1er octobre prochain, le premier sur l'amélioration des conditions de remboursement des frais engagés par les donneurs vivants et le second sur leur indemnisation en cas de dommages subis du fait du prélèvement. L'objectif de ces rapports est de mettre en évidence les insuffisances des dispositifs actuels, pour lui apporter des améliorations. Cette disposition devrait permettre une meilleure application de la "neutralité financière" pour les donneurs vivants et une meilleure protection en cas de complication liée au don

2. En ce qui concerne les modalités du don d'organes après la mort :

- La mention "A été informé de la législation relative au don d'organes" pourra être inscrite au sein de la carte vitale (cette disposition avait déjà fait l'objet d'une circulaire en 2007).

- Une information sera dispensée dans les lycées et les établissements d’enseignement supérieur sur la législation relative au don d’organes, associant les personnels contribuant à la mission de santé scolaire ainsi que des intervenants extérieurs, issus notamment des associations militant pour le don d’organes.

- La Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe prend le nom de "Journée nationale de réflexion sur le don d’organe et la greffe et de reconnaissance envers les donneurs" (cette mesure vient se substituer à "la reconnaissance symbolique de la nation" aux donneurs vivants, mesure initialement envisagée).

Ces évolutions entreront en vigueur dès la publication de leurs décrets d'application, ce qui peut prendre plusieurs mois.

La loi devrait être à nouveau révisée en 2018.

Pour encore plus d'infos, visitez le site de Demain, la Greffe

 

La journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe 2003

Reportage photo sur l'événement parisien

22 juin 2003, une journée pour faire connaître sa position à ses proches

Lorsque l'on vous pose la question "Etes-vous pour le don d'organes ?" 90% d'entre vous disent OUI, mais vous n'êtes que 24% à l'avoir dit à votre famille (sondage Louis Harris 2002).

Le 22 juin 2003, l’Etablissement français des Greffes a organisé la 3ème journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe. Ce rendez-vous a invité chacun à faire connaître sa position à sa famille. En France, le taux de refus est encore trop élevé (environ 32 %) souvent parce que la famille ne connaît pas la volonté du défunt. Aujourd’hui, si vous faites connaître votre position sur le don d’organes, condition sine qua non de la greffe, vous donnez plus de chances à un malade d’être greffé.

Le site de l'EfG

La journée de réflexion sur le don d'organes et la greffe à Paris

A Paris, le vendredi 20 juin, de 19h à 23h, s'est déroulé un grand rassemblement symbolique "10 000 bougies", délivrant un message d'espoir pour les 10 000 malades qui chaque année sont en attente de greffe.

Place du Palais Royal (métro Palais Royal), 10 000 bougies aux couleurs de l'opération ont été mises à disposition du grand public. Chacun a été invité à venir placer une bougie au sol pour y dessiner un cœur symbolique.

Un ensemble de sept chorales ont superbement animé l'événement durant toute la soirée.

Un chapiteau édifié sur place a permis aux bénévoles des associations d'aller à la rencontre du public, et d'ouvrir le dialogue autour du don et de la greffe.

J'étais présente avec l'équipe de l'Association des Insuffisants Rénaux de la région parisienne, voici quelques unes des photos qui ont été prises à cette occasion...


Une partie de notre équipe de choc


le présentoire des bougies


le chapiteau réservé aux associations


Jean-Manuel, Dominique, Michelle


fin d'après midi, installation des premières bougies


Odile


19h, les chorales se mettent en place, le spectacle commence


Lynda, notre hotesse de charme, sur le stand de l'AIR


une nouvelle photo de groupe, avec un des échassiers chargés de l'animation


début de l'allumage des bougies


le crépuscule arrive, et notre coeur commence a avoir de l'allure


Sabrina, porteuse de la flamme des Jeux Mondiaux des transplantés et greffée rénale depuis quelques années, s'apprête à allumer le "i" de vie au centre du coeur...


... sous les feux des photographes, presse et télé !


Tous les bénévoles posent pour la postérité, en compagnie de Didier Houssin, directeur de l'EfG

Le site de l'Efg propose de nombreuses autres photos des op&ration 1000 bougies sur la France entière

La journée de réflexion sur le don d'organes et la greffe dans les autres villes de France

La campagne 2003 ne se limite évidemment pas à la capitale, et de nombreux événements ont eu lieu dans différentes villes de France.

Toutes les infos sur la page qui leur est consacrée par l'EfG

Le Quizz de l'EfG

Testez vos connaissances sur le domaine du prélèvement et de la greffe grâce au quizz proposé par l'EfG

Le prélèvement sur donneurs décédés suite à un arrêt cardiaque

Si les donneurs décédés en état de mort encéphalique sont de mieux en mieux recensés en vue d’un prélèvement, ces circonstances de décès sont rares et la pénurie d’organes impose d’explorer d’autres ressources en greffons.

Le développement de nouvelles sources de greffons représente donc un réel espoir pour tous les patients qui chaque année attendent une greffe d’organe.

Une alternative consiste à prélever des personnes décédées après arrêt cardiaque (prélèvement parfois dénommé « à coeur arrêté »). Dans ce cas, la destruction définitive de l’encéphale est la conséquence de l’arrêt de la circulation sanguine et l’arrêt de l’oxygénation des tissus provoqués par l’arrêt du coeur.

Les premières greffes au monde, et notamment la première greffe cardiaque (1967, par le Pr Barnard), ont été réalisées à partir d’organes prélevés sur des personnes décédées d’arrêt cardiaque… Mais les résultats étaient mauvais, les organes étant endommagés par les conditions de prélèvement.

Peu à peu, les situations, tout comme les techniques ont évolué. Les résultats se sont peu à peu améliorés, et depuis le début des années 2000, de nombreux pays se sont engagés dans cette voie...

 


 

L'organisation des prélèvements sur donneurs décédés suite à un arrêt cardiaque est particulièrement lourde. 

La préservation des organes, qui ne sont plus irrigués par le sang, impose un dispositif et une organisation spécifiques, plus contraignants que dans le cas du prélèvement sur donneurs décédés en état de mort encéphalique.

Dans le protocole actuellement appliqué en France, l’Agence de la biomédecine n’a retenu que le prélèvement d’organes sur des donneurs des catégories I, II ou IV de la classification internationale de Maastricht :

1. arrêt cardiaque hors contexte de prise en charge médicalisée ; le prélèvement n’est possible que si des gestes de réanimation de qualité ont été pratiqués moins de 30 minutes après l’arrêt du coeur.

2. arrêt cardiaque en présence de secours d’urgence qualifiés, aptes à réaliser un massage cardiaque et une ventilation artificielle efficaces, mais avec échec des tentatives de réanimation.

4. arrêt cardiaque lié à l’échec du maintien des fonctions vitales sur un défunt en état de mort encéphalique.

Le prélèvement à partir de donneurs décédés après arrêt cardiaque implique que la coordination hospitalière se donne le temps de s’entretenir avec la famille du défunt et de respecter son deuil. La qualité de l’abord des proches est un élément déterminant dans le processus de prélèvement.

Pour le moment, la France ne réalise pas de prélèvement lorsque l’arrêt cardiaque provient d’un arrêt concerté des traitements médicaux (catégorie 3 de Maastricht). Ceci pourrait évoluer compte tenu de la loi Leonetti et dans le cadre de la future loi de bioéthique.

Dans des pays comme le Japon, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, les Etats-Unis, cette catégorie représente en effet la possibilité de prélèvement la plus importante. On estime globalement que le développement de cette technique en France pourrait augmenter de 30% le nombre de greffons disponibles, notamment pour le rein, et donc transplanter environ 600 à 700 malades supplémentaires chaque année…

En France, le prélèvement d’organes sur donneur décédé après arrêt cardiaque est pour le moment uniquement pratiqué sur le rein, dans dix CHU pilotes sous convention avec l’Agence de la biomédecine. 


 

Le premier prélèvement rénal de ce type ayant abouti avec succès à une greffe a eu lieu à Paris en octobre 2006.

Entre 2007 et 2009, 200 donneurs à cœur arrêté ont été recensés (90% d’hommes) dont 70% de la catégorie I de Maastricht. L’âge médian est de 41 ans.

Le taux de refus est de 18 % (contre 30 % pour le prélèvement sur donneur en état de mort encéphalique).

Seuls 83 donneurs ont été prélevés : 95 reins ont été transplantés et 73 greffons ont été écartés.

Parmi les patients transplantés, après 16 mois de suivi, 95% des greffons sont fonctionnels.

Il n’y a eu qu’un seul cas de non-fonction primaire du greffon, en raison d’une erreur dans les examens médicaux.

90% des greffons ont eu une reprise de fonction retardée et ont nécessité en moyenne 15 jours de dialyse. Au bout d’un an, la clairance moyenne était de 49 ml/min (26 ml/min de moins qu’un donneur idéal). Ces résultats devraient être améliorer par l'introduction de nouvelles techniques médicales pour la prise en charge des donneurs (circulation extracorporelle normothermique).

En conclusion, les premiers résultats français sont très encourageants avec une augmentation de 15% de l’activité globale de transplantation sur 2 ans pour les centres participants, seulement 0,5% de non reprise de la fonction primaire.

La stimulation des équipes hospitalières a également permis l’augmentation du recensement des donneurs en état de mort encéphalique.

XIVèmes Jeux Mondiaux des transplantés à Nancy

alt Pour la première fois, la France a organisé les Jeux Mondiaux des Transplantés. Ils se sont déroulés à Nancy, en Lorraine, du 19 au 27 juillet 2003.

Les XIVèmes Jeux Mondiaux des Transplantés ont représenté un moment privilégié de sport, de culture et de fraternité, et ont été porteurs d'un message d'espoir et de vie..

1500 athlètes transplantés dont une centaine d'enfants, venus de 70 pays, ont participé à 12 compétitions organisées sous l'égide des fédérations sportives.

J'avais tenu à être présente à Nancy durant toute la semaine des jeux, non pas en tant que compétitrice, mais uniquement en observatrice. J'étais très curieuse de ce que j'allais y vivre, je me doutait qu'un événement de cet ampleur ne pouvait être que très fort en émotion... Je n'ai pas été déçue. Mais au delà de tous les récits qui pourront être faits des divers événements qui les ont marqués, je retiens deux choses des Jeux Mondiaux des transplantés :

  • Ils se sont abattus comme une immense vague sur Nancy. Tous les acteurs locaux se sont impliqués d'une façon remarquable pour que la ville passe toute une semaine à l'heure des Jeux, et surtout pour qu'aucun nancéen ne puisse ignorer de quoi il s'agissait, ni le sens profond de tous cela : les jeux n'étaient finalement rien d'autre qu'un gigantesque plaidoyer en faveur du don d'organe, et je crois qu'au niveau régional, ils ont été mille fois plus efficaces que toutes les campagnes de l'EfG... Les Jeux sont également parvenus à transmettre un message très fort autour de la greffe et du don d'organe sur un ton plein de joie et de vie, et ça c'est une première !
  • Les centaines de greffés qui se sont retrouvés là étaient tous des frères : frères d'infortune parce qu'il ont dû affronter la maladie, frères de vie, parce qu'ils ont traversé une expérience commune, la transplantation, et la renaissance qui l'a accompagnée. Ils étaient là pour faire du sport, pour se retrouver, pour s'amuser, pour profiter de cette nouvelle vie qui leur a été offerte, mais avant tout ils étaient là pour témoigner, pour montrer que leur vie valait la peine d'être sauvée, pour rendre hommage à leurs donneurs, à ceux qui ont su transcender la mort pour leur permettre de continuer un bout de chemin, pour affirmer que la greffe, ça marche, et qu'ils en étaient les ambassadeurs.
  • Les rencontres, les échanges que j'ai pu faire durant les Jeux sont et resteront inoubliables. Bien sûr il y a eu des couacs, des imperfections, c'est inévitable pour un événement de cette ampleur. Mais je suis revenue de cette semaine dans l'est de la France avec le sentiment d'avoir vécu des moments précieux... J'en suis même à me demander si je ne tenterai pas l'expérience de la prochaine édition... en tant que compétitrice pourquoi pas !!!

Je vous laisse découvrir quelques uns des faits marquants des JMT, en espérant qu'au fil de ces pages vous parviendrez à capter un peu de l'enthousiasme et de la solidarité qui les a marqués.

Pour tout savoir, les liens indispensables :

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Le site officiel des XIVèmes Jeux Mondiaux des Transplantés

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Le site de Trans-Forme, association des sportifs dialysés et transplantés, organisatrice des Jeux.

La rubrique consacrée aux Jeux par le Journal "L'Est Républicain", avec tous les articles parus sur le sujet


La Flamme des Jeux a été allumée le vendredi 20 juin au soir par Sabrina, jeune transplantée rénale de 26 ans, dans le cadre de l'opération "10 000 bougies" organisée à Paris place du Palais Royal par l'Etablissement français des Greffes, pour la Journée Nationale du Don et de la Greffe.

Voir la page consacrée à cette Journée.

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Le Relais de la Flamme est une randonnée pédestre (avec accompagnement à vélo ou à rollers parfois) de 340 kms, courue en relais sur 3 jours, entre Paris et Nancy, par des sportifs transplantés qui viennent ainsi apporter la flamme des Jeux Mondiaux à Nancy.

Tout au long du parcours, sera menée une opération de sensibilisation auprès des populations des régions traversées qui donnera lieu à une distribution de cartes de donneurs et de documents d'information.

L'esprit des ce Relais n'est évidement pas la recherche de performance, mais la participation de chacun, à sa mesure, dans le cadre d'un parcours organisé avec rigueur et sécurité.

Le départ dans Paris, mercredi 16 juillet - le reportage en images !

Une première boucle dans Paris, le mercredi 16 juillet au matin, a rejoint trois hôpitaux parisiens, " symboliques " de la transplantation : Beaujon (transplantation hépatique avec le service du professeur Belghiti), Saint-Louis (transplantation rénale avec le service du professeur Legendre) et la Pitié - Salpetrière (transplantation cardiaque avec le service du professeur Gandjbakhch).

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Un petit déj et un petit discours à Beaujon, où l'équipe de transplantation hépatique a réservé au relais un excellent accueil.

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La photo de groupe à l'hôpital Beaujon

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La flamme est allumée...

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Le convoi se prépare au départ !

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Ils sont partis !

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sous les encouragements du personnel de l'hôpital.

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Une petite demie-heure plus tard, nouvelle photo de groupe à Saint Louis.

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Le service de néphro est lui aussi au rendez-vous.

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Quelques petits discours, une collation pour les sportifs, et c'est reparti...

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Direction la Pitié Salepétrière, qui a vu les choses en grand pour l'accueil des athlètes.

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une chorale d'enfant est venue tout spécialement de Nancy pour accueillir les coureurs en chanson.

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Un représentant de l'équipe de transplantation cardiaque se prête lui aussi au désormais traditionnel speech de bienvenue.

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Nouveau départ, et cette étape sera un peu plus longue que les précédentes : rendez-vous à Nancy, dimanche prochain !


"Rendre hommage à Audrey, c'est rendre hommage à tous les donneurs"

Cette course pédestre à travers le vieux Nancy a rendu hommage aux donneurs et à leurs familles. Elle était dédiée à Audrey, une jeune fille décédée dont les parents ont accepté le prélèvement de ses organes et qui a permis la transplantation de six malades en attente de greffe.

Madame Totaro, la maman d'Audrey, directrice d'école en région Midi-pyrénées, a donné le départ de course.

Des milliers de participants se sont mobilisés : les transplantés et leurs accompagnateurs, les familles, les enfants, les personnalités, les organisateurs des Jeux, les Nancéens…

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Les parents d'Audrey expliquent :

"Cette course est pour nous un moment fort des jeux car chaque rencontre avec un transplanté nous permet de dire que notre fille n'est pas morte inutilement. Elle avait seize ans et ses organes ont bénéficié sans doute à des adolescents malades qui seraient morts sans greffe. On le sait car il n'y a pas d'alternative pour la transplantation de cœur et de poumons par exemple. Tout au mieux, on peut temporiser pour les reins avec la dialyse. Alors aujourd'hui, voir tous ces visages joyeux, entendre ces éclats de rire et savoir que certains sont venus ici pour se dépasser, pour prouver qu'ils luttent tous les jours contre la maladie est une réelle bouffée d'oxygène pour tous les parents qui ont pris la décision de confier les organes de leur enfant à un malade."

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La foule est au rendez-vous...

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c'est parti !

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Le 19 juillet 2003, la Cérémonie d'ouverture place Stanislas à Nancy a marqué le début de ces Jeux : devant plus de 25 000 personnes rassemblées ce soir là, les 53 délégations ont défilé sous les couleurs de leur drapeau.

Tandis que la place Stanislas sombrait dans la nuit, le public a découvert que ni l'actualité politique, ni le contexte international troublé n'avaient empêché les transplantés du monde entier de se réunir sous les couleurs du sport et du don d'organes. C'est ainsi que plusieurs délégations hautement symboliques ont été remarquées : Israël, l'Iran, l'Irak, l'Inde, le Bangladesh, la Chine, la Malaisie...

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Tout d'abord, un petit coup d'oeil à l'équipe de France...

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un premier briefing dans l'après midi, histoire que tous soient fin prêts pour l'événement qui se prépare.

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pour la postérité...

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Quelques unes des délégations étrangères immortalisées devant l'hôtel de ville de Nancy...

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L'Afrique du Sud

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Le Bangladesh

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L'Inde

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Israël

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Le Japon

Un grand coup de chapeau à certaines délégations, réduites à leur plus simple expression. Un participant seulement pour l'Ukraine ou les Philippines, quelques vietnamiens ou Sri Lankais...

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A l'issue du défilé des délégations, la cérémonie d'ouverture s'est clôturée par un superbe spectacle son et lumière de Jorge Orta, avec pour thème le don d'organes, projeté sur les murs des bâtiments de la Place Stanislas sur une musique de Pierre Henry. Un moment inoubliable, malgré la pluie qui était de la partie !

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Un superbe feu d'artifice en guise d'apothéose...

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Le village de Jeux s'est tenu en plein coeur de la ville de Nancy et durant toute la durée des Jeux, chaque jour de 10h à 18h.

Un forum d’information continue y donnait l'opportunité à tous les acteurs du don et de la greffe d'aller à la rencontre du public : CHU, EfG, associations, etc. Un espace de projection complétait le dispositif, chacun pouvait donc entrer en contact avec un professionnel compétent, un représentant d’association ou se faire remettre une documentation complète.

En parallèle, deux forums médicaux se sont tenus en soirée les 22 et 24 juillet au Palais des congrès de Nancy. Ils ont accueilli chacun près de 500 personnes.

Le premier était consacré au thème du don, elle a été d’une particulière richesse. Le thème du don est celui qui pose le plus de questions éthiques. Il renvoie la mort, à l’intégrité du corps... La greffe est vécue par le public comme un geste chirurgical maîtrisé qui suscite moins d'interrogations. Cela s’est vérifié lors de la soirée par le niveau des questions posées aux intervenants.

Le second avait pour thème « les transplantations : - les techniques, des pionniers jusqu’aux évolutions à venir – la vie des transplantés ». Ce fut également un grand succès, et je vous propose de découvrir le compte rendu qui en a été fait par Caroline De Brito pour Grand Est Santé :

Les différentes greffes

La soirée s’est ouverte avec le témoignage vidéo du Pr Christian Cabrol qui a réalisé la première greffe cardiaque en France en 1968. Patrick Germain a brossé ensuite à grands traits le tableau des greffes pratiquées en Lorraine.
Ainsi, la greffe de cœur avec le Pr Jean-Pierre Villemot (chef de département de chirurgie des maladies cardio-vasculaires et transplantations à Nancy), la greffe rénale avec les Prs Michèle Kessler (chef de service en néphrologie à Nancy) et Jacques Hubert (Chirurgien urologue, transplanteur), la greffe hépatique avec le Pr Philippe Wolf (chef du service de chirurgie générale et transplantation multi-organes à Strasbourg), la greffe de la cornée avec le Dr Jean Maalouf et la greffe de la moelle avec le Pr Pierre Bordigoni.
Pour le Pr Jean-Pierre Villemot, en matière de transplantation cardiaque il reste des progrès à faire, notamment « savoir conserver plus longtemps les greffons, aujourd’hui la durée est de 3h, et contrôler efficacement les rejets pour assurer un meilleur suivi médical ». « Pour ce qui est du cœur artificiel, la voie de recherche a débuté il y a 30 ans. De nombreuses contraintes ne sont pas encore surmontées. Tout d’abord la compatibilité entre le sang et l’organe artificiel. Ensuite l'immunité de l'organe artificiel qui ne se défend pas contre les infections. Enfin le problème de transmission de l’énergie. Nous n’en sommes pas encore à une implantation définitive d’un cœur artificiel. Rien n’égalera jamais le cœur humain, c’est une machine fantastique ».

Du côté des patients

Principal intérêt de la soirée, la présence des patients, qui intervenaient en contrepoint des propos des médecins. Qui pouvait mieux qu'eux parler de la vie avec un organe greffé ?
Eric Bœuf, greffé rénal, alors qu'il n'était pas sportif, a trouvé l'énergie de devenir alpiniste pour se retrouver un beau jour au sommet du Mont-Blanc. « dans la vie, on a trois fois plus de chance d’être receveur que donneur » a-t-il rappelé au public, en ajoutant que « sans don, il n'y aurait eu que de la pluie le 20 au soir(*), place Stanislas ».

Ce fut aussi Mr Parmentelat, qui expliqua avec beaucoup d'humour, que déjà greffé de la moelle, la maladie atteint ses reins. Alors qu'il se refusait à solliciter son frère qui lui avait déjà donné sa moelle, sa compagne qui lui vient en aide.

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Patrick Germain résuma cette belle histoire en remarquant qu'il lui avait demandé sa main et son rein !

Les associations étaient elles aussi présentes à cette conférence pour expliquer le rôle qu'elles jouent. Ainsi, Monique Boutet, présidente de l’Addoth (Association pour le Don D’Organes et Tissus Humains) et Mme Itant de l’AMIR (Association contre les Maladies Infantiles Rénales) ont pris la parole pour expliquer leurs actions concernant la promotion du don. « Nous souhaitons sensibiliser le public au don d’organes, toutefois chacun est libre et il faut être tolérant. La différence entre le don de sang et le don d’organes c’est la mort. Penser au don d’organes, c’est penser à sa propre mort » a déclaré Monique Boutet.

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La soirée s’est achevée sur un débat entre public et intervenants. De l’information, beaucoup d’émotion et une pointe d’humour ont fait de cette conférence un succès : la salle était pleine à craquer. Le mot de la fin revint au Pr Jean-Paul Soulillou, président du Conseil médical et scientifique de l’Etablissement français des Greffes.

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« La greffe d’organes est un domaine où il y a de l’avenir pour deux raisons notamment, a-t-il conclut : la première est la baisse du phénomène de rejet depuis l’utilisation de la ciclosporine, l'amélioration de la qualité de vie des patients après la greffe, dû aux progrès du suivi post-greffe. Les transplantés reprennent une vie quasi-normale après l’opération ».


Sabrina a 26 ans, elle est transplantée depuis quelques années et elle a participé aux Jeux en tant que compétitrice.
Elle a accepté de nous livrer ses impressions sous la forme d'un journal. Un grand merci à Sabrina pour son témoignage !

Samedi 19 juillet :

Arrivée avec les enfants parisiens à la gare de Nancy à 11 heures, un soleil radieux nous accueille ce matin là.

Déjeuné au Restaurant Universitaire, plutôt bon d'ailleurs !

Accueil et briefing de l'équipe de France, remise des tenues officielles. Tout ça devient sérieux, on confirme chacun notre inscription aux différentes épreuves, et le médecin de notre équipe vérifie une dernière fois les certificats médicaux dans chaque dossier.

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Nous avons passé un très long après-midi, sous une chaleur éprouvante car nous étions 170 transplantés dans l'équipe de France ! Ouais, " on est les champions "… on chante et on s'y croit déjà !

Match d'exhibition de football de notre équipe contre celle de Nancy, accompagnée d'un célèbre nancéien, Michel Platini, parrain des Jeux.

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Journée déjà pleine d'émotion, il reste une semaine et plus de 50 nations à découvrir…

Dimanche 20 juillet :

10 heures : Audrey's race sur la Place Carnot
Course ouverte à tous, hommage aux donneurs et à leur famille en mémoire d'Audrey, dont les parents ont acceptés le prélèvement d'organes qui a permis de sauver 6 vies. Très émouvant, la mère de la jeune fille était présente. On ne peut oublier…

Entraînement de tennis ensuite ! Il n'y a que des américains dans la navette qui me conduit aux cours. Je pense que je vais être éliminée d'office ! De toute façon je suis nulle au tennis, l'important est de participer et de montrer une équipe de France nombreuse et soudée.

Pas de pause, en tenue vite pour le défilé, il faut partir à 19h30 du Parc de la Pépinière, en direction de la Place Stanislas. C'est la cérémonie d'ouverture. Les 60 pays défilent avec leur drapeau, solennellement. Tout est magnifique, certains pays comme le Viêt-Nam ont des tenues traditionnelles. On dirait les Jeux Olympiques, enfin, ceux que l'on voit à la télévision. Nous marchons très lentement, nous sommes les derniers du cortège, les meilleurs pour la fin ! Mais non, voyons, le pays d'accueil entre toujours le denier, le reste c'est par ordre alphabétique. Il est 22 heures et nous arrivons tout juste à la Place, nos pieds sont en compote, nous piétinons depuis plus de 2 heures, décoiffés, les t-shirt un peu froissés, fatigués… Mais là, instant magique... Quelques gouttes de pluie, les applaudissements du public nancéien, les sourires… C'est reparti !

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Nous défilions sous une pluie battante, mais nous ne sentions plus les gouttes nous mouiller. On nous applaudissait tels des héros, c'était à n'y rien comprendre, je remerciais la foule en délire et faisais des signes, mais j'étais réellement très émue. Nous ne sommes pas des héros, nous sommes chanceux.

Si nous pouvons faire ce que nous faisons aujourd'hui c'est grâce à un donneur et à sa famille. Ainsi, nous essayons tous d'être à la hauteur de ce don, enfin, autant que faire se peut.

Lundi 21 juillet :

Compétitions de tennis, de Volley-ball, de cyclisme contre la montre (5 km) et mini marathon (3 et 5 km).

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Je suis tombée sur une anglaise au tennis, je ne pense pas avoir de médailles, mais on a bien joué.

Mardi 22 juillet :

Finales tennis : je n'y comprend rien, encore 2 match, et puis finalement j'ai la médaille de bronze, coup de chance, je l'avoue, et médaille d'argent pour le double, merci Patricia !

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Les seniors (30-39 ans) étaient bien meilleures, dans leur catégorie je revenais bredouille…

Les hommes se débrouillent très bien, de l'or, de l'argent, du bronze, l'équipe de France est bien rôdée, même les juniors sont à la hauteur !

Bowling, là encore nos juniors se surpassent !
Combiné Kayak et Mini-Raft, Frédéric, 13 ans, seul junior, se débrouillait comme un chef et en a bluffer plus d'un.

19h : Pique-nique géant au Parc de la Pépinière, avec spectacle et exhibition de danses de plusieurs pays.

Journée chargée de rencontre et de récompenses ! J'ai rencontré des Américains, des Anglais, des Italiens au tennis, c'est très enrichissant.

Mercredi 23 juillet :

Golf, natation, cyclisme 20 km, badminton.

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Repos pour moi. J'ai été soutenir mes co-équipiers au golf. C'est la première que je vais sur un terrain de golf, c'est impressionnant, de la verdure à perte de vue, et apaisant car très calme. Ils sont très concentrés les golfeurs… alors silence ! Le badminton est moins calme mais tout aussi amusant.

J'ai pu jouer quelques minutes avec les enfants en fin d'après-midi, en attendant notre navette pour retourner "au village des Jeux", place Carnot, point de rencontre. J'ai vu également beaucoup de personnes, françaises et étrangères (car je ne connaissais pas toute l'équipe de France en arrivant) avec qui nous avons pu échanger nos expériences en matière d'attente de greffe, de traitement…

Jeudi 24 juillet :

Natation, squash, tennis de table.

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Entraînement athlétisme pour certains. Hum, j'ai pas l'air au point pour le saut en longueur.
J'ai fait la connaissance de Canadiens, des francophones et des anglophones. J'adore discuter avec les gens. Je ne parle pas un mot d'espagnol, et j'ai pourtant discuté avec un espagnol et avec un journaliste Argentin, venu suivre un joueur de tennis quatre fois champion du monde des Jeux, très connu en Argentine. Enfin, quand on veut communiquer, on le fait avec les moyens du bord ! Chacun échangeait des pin's du drapeau de son pays ou des souvenirs : foulards USA, barrettes thaïlandaises pour les cheveux, des petits chapeaux de Panama, des napperons japonais…

Vendredi 25 juillet :

Athlétisme et tir à la carabine.
Marche rapide 3 km pour moi, course 100m, saut en longueur. Après la marche, un petit massage s'impose. Heureusement les très gentils kinésithérapeutes bénévoles sont là. Bon, ça doit être reparti pour la course, quelle horreur, je ne sais pas courir et je n'ai pas de souffle, en plus elles sont toutes super athlétiques ces filles ? Supers sympas aussi, Australiennes, Finlandaises, Hongroises…

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Je pensais perdre partout, j'avais prévenue mon équipe pour qu'elle ne soit pas trop déçue, et en fait grâce à ses encouragements je suis arrivée première à la marche dans ma catégorie, mais j'ai tout de même perdu pour le reste (il faut en laisser aux autres quand même!!!!!).

Samedi 26 juillet :

Cérémonie de clôture au Stade Raymond Petit.
Tous les compétiteurs transplantés étaient sur la pelouse. Sur l'hymne des Jeux, " Greffe d'Amour ", nous nous sommes mêlés, puis nous avons formé un cercle, main dans la main. Le summum de l'émotion, 1500 transplantés des quatre coins du monde rassemblés ici. Tous, avec des histoires, un vécu, une vie, un avenir différents, mais tous présents ce jour pour remercier, ce ne sera jamais assez, et pour donner encore de l'espoir et du courage. Sur l'air de "We are the champions" des Queen, nous sommes revenus au centre, en séchant nos larmes, pour entendre le discours d'adieu. Nous nous sommes quittés en se disant à bientôt, dans deux ans à London, dans l'Ontario, au Canada.

 

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Dîner de Gala, magnifique. Plus de 2000 couverts mis au Parc des Expositions, et une soirée dansante amusante. Malgré la semaine épuisante que nous avons passé, nous avions tous encore la pêche pour danser jusqu'au bout de la nuit. Quand la musique part, les transplantés décollent !

Une expérience inoubliable, riche en rencontres et en émotions. A bientôt pour les jeux nationaux des transplantés et dialysés, et pour les jeux mondiaux au Canada.


BADMINTON

  • Aurore BRETAUDEAU : médaille d'argent simple dame colt

  • Olivia ANTUNES : médaille de bronze simple dame colt

  • Renaud PFEIFFER : médaille d'or simple messieurs adult

  • Yves BURGOT : médaille de bronze simple messieurs senior

  • Marielle FALOUR et Aurore BRETAUDEAU : médailles d'argent double dames senior

  • Aymeric BARTOLT et Eloi RUSSMANN : médailles d'or double messieurs colt

  • Bastien LLATY et Amaury MARET : médailles d'argent double messieurs colt

  • Yves BURGOT et Renaud PFEIFFER : médailles d'or double messieurs adult

BOWLING

  • Angeline FORTIER : médaille d'argent simple dame super junior
  • Elise GUERIF : médaille de bronze simple dame super junior
  • Cynthia GUILLEMIN : médaille d'or simple dame junior
  • Fabienne COTTER
  • EAU : médaille de bronze simple dame senior
  • Renaud PFEIFFER et Philippe CAMUS : médailles de bronze double messieurs adult

CYCLISME 20 km

  • Gisèle BREUIL BOZZO : médaille d'or veteran dame
  • Romain LELIEVRE : médaille d'or super junior homme
  • Thomas MOTSCH : médaille d'or colt homme
  • Nicolas CHAPUIS : médaille d'or adult homme
  • Marcel PORTRAT médaille d'or veteran homme
  • Guy BRINGAS : médaille d'argent super veteran homme

CYCLISME CLM 5 km

  • Christine SERRA : médaille de bronze senior dame
  • Gisèle BREUIL BOZZO : médaille d'or veteran dame
  • Eloi RUSSMANN : médaille d'or junior homme
  • Nicolas CHAPUIS : médaille d'argent adult homme
  • Cyril REBOUILLAT : médaille de bronze adult homme
  • Marcel PORTRAT médaille d'or veteran homme
  • Guy BRINGAS : médaille d'argent super veteran homme

GOLF

  • Jean-Baptiste FRANCILARD : médaille d'or adult homme
  • Laurent LE ROUZIC : médaille d'or senior homme
  • Ludovic LEBRETON : médaille de bronze senior homme

KAYAK & MINI RAFT

  • Frederic HUGUES : médaille d'or super junior homme
  • Francis LUCZAK : médaille d'or senior homme
  • Renald MARIE : médaille d'or adult homme
  • François METRAL : médaille d'or veteran homme

TIR A LA CARABINE

  • Jean-Jacques GUITTENY : médaille d'or senior homme
  • Xavier JOURDE : médaille de bronze senior homme
  • Michel MOUGIN : médaille d'or super senior homme
  • Gilbert GOLLY : médaille d'or super veteran homme
  • Jacques CASCARET : médaille d'argent super veteran homme

SQUASH

  • Ludovic LEBRETON : médaille d'or senior homme

TENNIS DE TABLE

  • Angeline FORTIER : médaille d'or simple dames super junior
  • Prisca GASTINE : médaille d'argent simple dames colt
  • Fabienne COTTEREAU : médaille de bronze simple dames senior
  • Eloi RUSSMANN : médaille d'or simple messieurs junior
  • Romain LELIEVRE : médaille d'argent simple messieurs super junior
  • Aymerick BARTOLT : médaille d'or simple messieurs colt
  • Youba SIBY : médaille de bronze simple messieurs colt
  • Philippe BROCARD : médaille d'argent simple messieurs senior
  • Youba SIBY et Yoan SOMVEILLE : médailles d'or double homme colt
  • Marielle FALOUR et Fabienne COTTEREAU : médailles de bronze double dame senior

TENNIS

  • Patricia CIFUENTES : médaille d'or simple dame adult
  • Sabrina BELRECHID : médaille de bronze simple dame adult
  • Patricia CIFUENTES et Sabrina BELRECHID : médaille d'argent double dames adult
  • Romain LELIEVRE, médaille de bronze simple messieurs junior
  • Amaury MARET, médaille d'argent simple messieurs colt
  • Thomas MOTSCH, médaille de bronze simple messieurs colt
  • Ludovic LEBRETON, médaille d'or simple messieurs senior
  • Patrice RICHARD : médaille de bronze simple messieurs senior
  • Guy PERRIN : médaille de bronze simple messieurs super senior
  • Jean-Baptiste FRANCILARD et Jean-Marie LOILLIER : médailles de bronze double messieurs adult
  • Patrice RICHARD et Ludovic LEBRETON : médailles d'argent double messieurs senior
  • François MERONO et Guy PERRIN : médailles de bronze double messieurs super senior

NATATION

  • Gisèle BREUIL BOZZO : médaille d'or 100m dos crawlé vétéran dame
  • Jean PASCUAL : médaille d'or 100m brasse super vétéran homme
  • Thierry MICHEL : médaille d'or 100m brasse super senior homme
  • Robert FARGNOLI : médaille de bronze 100m brasse super vétéran homme
  • Hervé EBERSOLD : médaille de bronze 100m brasse super senior homme
  • Cynthia GUILLEMIN : médaille d'or 100m nage libre junior dame
  • Don PHAMGIA : médaille de bronze 100m nage libre colt home
  • Pierre CHARRETIER : médaille d'or 200m individuel medley vétéran homme
  • Cynthia GUILLEMIN : médaille d'or 25m nage libre junior dame
  • Priscilla RIBEIRO : médaille d'argent 25m nage libre junior dame
  • Yanisse IGUEDJTAL : médaille d'argent 25m nage libre super junior homme
  • Cynthia GUILLEMIN : médaille d'or 50m dos crawlé junior dameYoan SOMVEILLE : médaille d'or 50m dos crawlé super junior homme
  • Thierry MICHEL : médaille d'argent 50m dos crawlé super senior homme
  • Cynthia GUILLEMIN : médaille d'or 50m brasse junior dame
  • Jean PASCUAL : médaille d'or 50m brasse super vétéran homme
  • Thierry MICHEL : médaille d'or 50m brasse super senior homme
  • Don PHAMGIA : médaille d'argent 50m brasse colt homme
  • Robert FARGNOLI : médaille de bronze 50m brasse super vétéran homme
  • Jean PASCUAL : médaille d'or 50m papillon super vétéran homme
  • Jean-Pierre SUARD : médaille d'argent 50m papillon vétéran homme

ATHLETISME

  • Madeleine ZITO : médaille d'or 100m super vétéran dame
  • Guy MULLER : médaille d'or 1500m vétéran homme
  • Georges CARLO : médaille d'or 1500m super vétéran homme
  • Robert PARDIES : médaille d'argent 1500m super vétéran homme
  • Jean-Pierre SUARD : médaille de bronze 1500m vétéran homme
  • Gisèle BREUIL - BOZZO : médaille d'or 3 km course vétéran dame
  • Christiane CHRETIEN : médaille de bronze 3 km course vétéran dame
  • Sabrina BELRECHID : médaille d'or 3 km marche adult dame
  • Marie-José ARDEVOL : médaille d'argent 3 km marche vétéran dame
  • Philippe MILLET : médaille de bronze 400m senior homme
  • Guy MULLER : médaille d'or 5 km course vétéran homme
  • Thomas MOTSCH : médaille d'or 5km course colt homme
  • Jean-Pierre SUARD : médaille de bronze 5 km course vétéran homme
  • Francis LUCZAK : médaille d'argent 5 km marche senior homme
  • Renald MARIE : médaille d'argent 5 km marche adult homme
  • Christophe RAIMBAULT : médaille de bronze 5 km marche senior homme
  • Priscilla RIBEIRO : médaille d'or 80m junior dame
  • Eloi RUSSMANN : médaille d'or 80m junior homme
  • Yoan SOMVEILLE : médaille de bronze 80m super junior homme
  • Jean-Pierre SUARD : médaille d'argent 800m vétéran homme
  • Elise GUERIF : médaille de bronze lancer de balle super junior dame
  • Jérôme GRANDIDIER : médaille d'or saut en hauteur senior homme
  • Elise GUERIF : médaille d'argent saut en longueur super junior dame
  • Isabelle LABBE : médaille d'argent saut en longueur adult dame
  • Eloi RUSSMANN : médaille d'or saut en longueur junior homme
  • Amaury MARET : médaille d'argent saut en longueur colt homme
  • Renaud FOLTZER : médaille de bronze saut en longueur senior homme

VOLLEY BALL

  • Médaille de bronze pour l'équipe B : Renaud FOLTZER, Noël HARANG, Isabelle LABBE, Laurent LE ROUZIC, Claire PFEIFFER, Renaud PFEIFFER, Christian POIRIER