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Le risque de diabète après transplantation rénale

Mis à jour le mardi, 12 mars 2013 03:29 - Écrit par Yvanie le lundi, 11 mars 2013 09:39

Le Quotidien du Médecin fait le point sur cette complication fréquente de la greffe de rein, favorisée notamment par les traitements immunosuppresseurs.

On estime que le diabète survient chez 8 à 30 % des patients transplantés.

Une étude française (Besançon, Caen, Nancy, Reims, Strasbourg), menée auprès de 2 027 patients, a montré que 8,2% d'entre eux étaient devenus diabétiques six mois après la greffe rénale, avec de grandes disparités régionales, liées à la typologie des patients et aux habitudes en matière de traitement immunosuppresseur.

Les facteurs de risque de développer un diabète sont désormais mieux connus. Il s'agit de l'âge (+5% par année d'âge), du surpoids (+14% par unité d'IMC), d'antécédents familiaux de diabète, de positivité pour le virus de l’hépatite C, de polykystose rénale. 

D’autres facteurs interviennent également, comme l'origine ethnique, certains groupes HLA (A26, B27), l'infection à CMV, le fait d'avoir reçu un greffon de donneur cadavérique…

Les conséquences du diabète ont également fait l’objet de différents travaux, qui montrent qu'il s'agit d'un facteur de risque cardio-vasculaire. Son impact sur la survie du greffon est moins documenté et s'il a probablement un effet délétère, ce dernier est sans doute moins important que généralement estimé.

La question de l’adaptation du traitement immunosuppresseur en fonction du risque du patient de développer un diabète est cruciale mais complexe.

  • La cortisone est diabétogène (rôle de la dose cumulée) et le diabète survient moins en l’absence de corticothérapie. Mais l’incidence du rejet augmente.
  • Les anticalcineurines (ciclosporine, tacrolimus) sont toutes deux diabétogènes, le risque étant plus élevé avec le tacrolimus qu’avec la ciclosporine et plus marqué chez les patients déjà à risque du fait de leur âge ou de leur IMC. Mais là aussi, la réduction du risque se fait au prix d’une augmentation des rejets et des pertes de greffon.
  • Le sirolimus pourrait être au moins aussi diabétogène que les anticalcineurines.
  • Enfin, le belatacept pourrait être neutre vis-à-vis du risque de diabète et doit donc être évalué dans ce contexte, même s’il semble associé à une augmentation des rejets aigus.

A l’heure actuelle, les données manquent pour adapter les traitements chez les patients transplantés devenus diabétiques.

Il est essentiel de mieux identifier ceux qui sont "à risque" à risque avant la transplantation, pour bien les informer sur l’importance du suivi de mesures hygiénodiététiques, la pratique d’une activité physique, la prévention d'une prise de poids excessive après la greffe et pour prévoir les dispositifs d'éducation thérapeutique adaptés.

D'après Isabelle Hoppenot, le Quotidien du Médecin du 11 mars 2013

 

       

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