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Fer injectable en hémodialyse : nouvelles modalités d'utilisation et ce qu'elles vont changer

Mis à jour le mercredi, 05 février 2014 11:12 - Écrit par Yvanie le lundi, 03 février 2014 07:55

Les personnes qui vivent avec une insuffisance rénale avancée, en particulier sous dialyse, souffrent très souvent d’une anémie, parfois importante. Pour la combattre, deux médicaments complémentaires sont utilisés : l’érythropoïétine, une hormone qui stimule la production des globules rouges par la moelle osseuse, et le fer, nécessaire à la synthèse de cette hémoglobine.
Pour les patients dialysés, le fer est habituellement administré en perfusion, une fois par semaine, durant la séance. Il est ainsi plus efficace et mieux toléré que par voie orale.

Il y a quelques semaines, l’Agence du médicament (ANSM) a émis de nouvelles recommandations concernant le fer injectable.
Il semble en effet que des accidents allergiques, rares mais potentiellement mortels, aient été enregistrés.

Pour assurer la sécurité des patients, l’ANSM a donc précisé que les fers injectables devaient "être administrés uniquement en présence de personnel formé pour évaluer et prendre en charge les réactions anaphylactoïdes dans un environnement disposant des moyens nécessaires pour assurer une réanimation".

Malgré un risque sanitaire bien réel, cette nouvelle contrainte est cependant apparue difficilement conciliable avec les modalités d’hémodialyse non implantées dans un établissement de soin…

La communauté néphrologique, professionnels de santé et associations de patients, a alerté les pouvoirs publics sur les conséquences potentiellement graves pour une bonne partie des personnes dialysées (en autodialyse, dans certaines UDM, à domicile…), qui auraient pu être contraintes à effectuer une séance par semaine en repli dans un centre, au sein d’un hôpital, les contraignant à des déplacements et à de la fatigue inutile, sans compter les difficultés organisationnelles et les surcoûts potentiellement importants.

Une circulaire du 24 janvier 2014 a apporté une solution en partie satisfaisante à cette situation. Elle précise en effet qu'en l’absence d’un médecin, un infirmier ou une infirmière spécifiquement formé-e pourra accomplir en urgence les gestes nécessaires en cas d’accident allergique.

Ce texte régle donc la question des autodialyses et autres UDM, mais ne précise cependant pas ce qui pourra être proposé aux personnes en hémodialyse à domicile, qui s’administrent habituellement elles-même le fer injectable, sous la surveillance de leur accompagnant.

Nous sommes en attente d'une réponse des pouvoirs publics concernant leur situation particulière.

1 commentaire
 
0 # Pugwash - Le 12 mars 2014 à 10h32
Bonjour,
J'ai eu une injection de FERINJECT il y a environ 2 mois, bien qu'étant greffée
Je souffre d'une anémie récurrente et d'une hémoglobinopath ie dûe à une drépanocytose hétérozygote (merci papa !).
Effectivement j'ai dû aller en hôpital de jour pendant une heure, le temps que la perf passe. Mais personne ne m'a dit que c'était potentiellement dangereux (traitement infligé par la néphrologue qui a failli foutre ma greffe en l'air pour Noël).
Bizzarement, c'est effectivement après cette perf (moins d'une semaine après) que ma créat est grimpée à plus de 350. Y aurait il une rlation de cause à effet ????
S'il y a des personnes (dialysée et où greffées)qui ont subi ce genre d'incident,, est ce que c'est souvent que ça arrive ?
J'avais aussi de l'ARANESP 60 en sous cut avec un crayon tous les 10 jours.
Il a été remplacé par le MIRCECA dont l'injection n'a lieu que tous les mois.
Merci d'eclairer si possible ma lanterne parce que là, je suis dans l'ignorance complète.
 

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