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Don d'organes : les conclusions de la mission flash du député Jean-Louis Touraine

Mis à jour le jeudi, 21 décembre 2017 12:41 - Écrit par Renaloo le jeudi, 21 décembre 2017 12:41

Jean-Louis Touraine (député LREM Rhône) a présenté mercredi 20 décembre 2017 les conclusions de sa mission flash sur le prélèvement d’organes.

Pour mémoire, le plan greffe 3 2017-2021 prévoit un taux de refus de 25% maximum. 

Or, sur les 11 premiers mois de 2017, et malgré le renforcement du consentement présumé adopté dans la loi de santé, ce taux s’élève toujours à 29,6%. Même si on note, une légère diminution par rapport à 2016 (33,7 %), la tendance ne semble pas "massive" et il est trop tôt pour dire si elle sera durable.

Ceci s’explique notamment, selon le député, par des « contextes défavorables » qui ruinent les possibilités de prélèvements notamment, du fait du choc émotionnel subi par les familles dont l’avis peut finalement l’emporter sur la volonté du défunt.

La formation des professionnels est clé. La dialogue avec les familles renvoie à un savoir-faire spécifique sur lequel Jean-Louis Touraine insiste à juste titre.

De la même façon, la communication en direction du grand public comme la communication ciblée auprès des jeunes qui souvent, diffusent au sein de la famille, doivent se poursuivre.

La mission fait par ailleurs le constat d’importantes disparités régionales (citant par exemple des taux de refus allant de 24,9% dans l’interrégion Est à 37,7% en Ile-de-France et plus de 50% à La Réunion).

Ces différences, plusieurs fois soulignées par Renaloo, doivent être analysées dans le détail afin de mieux en identifier les causes et d’orienter les moyens nécessaires vers les établissements présentant des taux de refus supérieurs aux moyennes nationales et régionales.

Jean-Louis Touraine suggère que « l’Etat aide davantage les équipes, notamment par une rémunération selon le nombre de donneurs prélevés et pas uniquement le nombre de donneurs recensés ». Il propose en outre « une prime lorsque l’activité augmente » et souligne l’importance de veiller à ce que le financement ne serve pas « à combler le déficit de l’hôpital » mais soit fléché en direction des services concernés.

Cette proposition, qui repose sur la conviction que l’activité de prélèvements peut être améliorée grâce à des dispositifs d’incitations financières, a le mérite de valoriser les bonnes pratiques, de soutenir les équipes d’ores et déjà fortement engagées et de mieux doter celles à qui ils manquent de la volonté et des moyens.