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Ilôts pancréatiques : La moitié des greffés sevrés d'insuline à un an

Mis à jour le mercredi, 07 juillet 2004 12:38 - Écrit par Yvanie le mercredi, 07 juillet 2004 12:38

10 septembre 2004, Le Quotidien du Médecin

En peu d'années, la greffe d'îlots pancréatiques chez les diabétiques de type 1 a connu des progrès spectaculaires. En atteste le rapport annuel du " Collaborative Islet Transplant Registry " publié cette semaine aux Etats-Unis. Des succès à attribuer à la mise en œuvre d'un protocole dit " d'Edmonton ", du nom de la ville canadienne où il a été mis au point par James Shapiro et son équipe en 2000.
La greffe d'îlots pancréatiques est indiquée chez des diabétiques de type 1 dont l'affection est devenue difficilement contrôlable. Les cellules, prélevées chez un donneur, sont injectées par voie portale chez le receveur. Elles se fixent dans les voies veineuses hépatiques où elle sécrètent leur insuline.
Le rapport américain porte sur 86 patients ainsi greffés dans 12 centres aux Etats-unis et au Canada. Les patients, en moyenne atteints depuis trente ans et âgés de 42 ans, ont reçu au total 158 perfusions d'îlots. Le nombre de greffes a varié selon les sujets : 28 patients en ont reçu une, 44 en ont eu 2, et 14 ont bénéficié de 3 greffes.
Au bout de six mois, 61 % des receveurs étaient sevrés d'insuline. Ils étaient encore 58 % à un an. De 1990 à 1999, le sevrage ne réussissait que dans 8 % des cas.
L'hémoglobine glyquée moyenne était de 7,7 sur l'ensemble des greffés. De plus, alors qu'avant l'intervention, la plupart des patients avaient déjà vécu des hypoglycémies graves, aucun n'en a eu après transplantation.
Aucun décès n'a été relevé, mais 45 incidents graves sont survenus. Parmi les 27 % de complications ayant mis le vie en danger, certaines étaient dues à la procédure (infection, saignement thoracique ou abdominal, anémie, élévation des enzymes hépatiques...), d'autres a l'immunosuppression (neuropathie, méningites, leucopénie...).
Le traitement comportait chez la grande majorité des patients, selon le protocole d'Edmonton, du daclizumab avant la greffe, puis une association de sirolimus et de tacrolimus.
L'avenir des greffes d'îlots repose sur la découverte de nouvelles sources de cellules bêtapancréatiques et sur l'acceptation des greffons sans instaurer une immunosuppression totale.

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