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L’Inserm et le CHU de Nantes annoncent la 3000ème greffe de rein

Mis à jour le mardi, 07 juillet 2009 03:04 - Écrit par Yvanie le dimanche, 04 avril 2004 12:38

8 mai 2004, La gazette des labos

A ce jour l'unité Inserm "Immunointervention dans les Allo et Xéno transplantations", dirigée par Jean-Paul Soulillou, est le seul laboratoire de recherche français, entièrement dédié à l'étude de tous les paramètres qui participent au succès d'une greffe. Implanté sur le CHU de Nantes, ce laboratoire contribue depuis près de 20 ans à l’avancée des connaissances dans ce domaine très complexe.

Ces travaux, menés en étroite collaboration avec les équipes cliniques font aujourd’hui du CHU de Nantes, le premier site français (le 2ème en Europe) pour la transplantation rénale. En outre, en 2003, 38% des doubles greffes de rein et de pancréas réalisées chez les diabétiques insuffisants rénaux y ont été réalisées.

Les médecins et les chercheurs, synergie de compétences regroupées au sein de l'Institut de Transplantation et de Recherche en Transplantation (ITERT) sont à l'origine de cet engagement très fort des équipes nantaises dans la transplantation. Cette approche thérapeutique reste peu traitée en France bien qu'elle constitue un enjeu essentiel au regard des quelques 200 000 transplantés du rein en Europe.

La démarche principale de l’Unité Inserm de Nantes vise à induire la capacité "d'accueil" d'un tissu issu d'un autre organisme de la même espèce (allogreffe) après avoir identifié les mécanismes du rejet mais aussi de la tolérance de l'hôte vis à vis de ce greffon jusqu'à son maintien au fil des années. L'objectif est d'aboutir à une plus grande efficacité de la transplantation humaine par l'identification de nouvelles molécules susceptibles de renforcer cette tolérance indispensable au greffon.
Une seconde démarche concerne la "xénogreffe", ou greffe inter-espèce. Elle vise à déterminer les mécanismes de rejet ou de tolérance particuliers à ce modèle, pour permettre peut-être, à terme, de compenser le déficit d'organes compatibles pour la greffe.

Ce concept d'intégration forte entre recherche fondamentale et recherche appliquée à la clinique a également été l'occasion de 14 brevets ou licences et la création de trois entreprises. La mise en place d'un réseau d'informations validées en transplantation (DIVAT), seule banque de ce type en Europe renforce encore la position centrale qu'occupe le site nantais.

INSERM est l'établissement public de recherche français entièrement dédié à la recherche biologique, médicale et en santé des populations. Ses chercheurs ont vocation à étudier
toutes les maladies des plus fréquentes aux plus rares.
A Nantes, l'Inserm regroupe près de 500 personnes dans 5 laboratoires et 4 équipes, tous implantés dans le CHU et liés à l'Université, au sein d'un institut fédératif de recherche. L'Inserm a également mis en place avec l'Hôpital, un centre d'investigation clinique - CIC. Ces laboratoires publient plus de deux cents articles scientifiques par an, ils sont impliqués dans une dizaine de contrats européens et ont signé près de cinquante contrats de coopération avec des pays étrangers. Ils sont à l'origine d'une quarantaine de brevets et autant de contrats de transferts ou de recherche-développement. Ils ont participé à l'implantation ou la création d'une dizaine d'entreprises.