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Pourquoi le mode de financement de la dialyse est mauvais pour les patients ?

Mis à jour le samedi, 15 septembre 2018 10:29 - Écrit par Renaloo le jeudi, 17 mai 2018 01:14

Des dissuasions tarifaires aux bonnes pratiques

Toutes les structures de dialyse ne sont heureusement pas concernées par ces stratégies d’optimisation financière, au détriment des patients. Mais les données nationales et régionales montrent de manière incontestable que ces pratiques existent et sont fréquentes. Comment s’en étonner ? Les établissements qui ont des comportements vertueux ne sont ni valorisés, ni encouragés. Au contraire…

Aucun incitatif n’est prévu pour les établissements qui maintiennent des dialyses du soir, qui permettent la personnalisation du traitement aux besoins du patient (durée, matériel…), qui proposent des repas corrects ou continuent à proposer les services de psychologues et d’assistantes sociales, etc. Qu’elles fassent ces « efforts » ou non, le remboursement par l’assurance maladie sera identique. Dès lors, comment s’étonner que les coûts correspondants soient souvent considérés comme facultatifs ?

Les structures qui se basent sur la qualité et la satisfaction des patients comme éléments de motivation sont rares. Elles doivent d’autant plus être saluées.

2 commentaires
 
+2 # D.David - Le 22 mai 2018 à 02h51
AH !
ENFIN !!!

Alors je ne dirais pas que c'est dans tous les centres comme ça, mais à aix en provence, où je vivais, j'ai vécu une caricature de cela !
Atteint du syndrome d'Alport il était CERTAIN que j'allais avoir besoin d'une greffe, le néphrologue a refusé de m'inscrire sur liste d'attente tant que je n'étais pas dialysé, alors même que j'avais déjà une DFG de 35 (insuffisance rénale sévère)...
A l'époque il a fait pression sur mes proches et moi pour passer en hémodialyse, et m'a refusé les alternatives, hors il s'avère que j'ai une DFG quasi équivalente maintenant que je suis greffé, en fait il aurait pu simplement me donner de l'EPO pour que je reprenne de l'hémoglobine (j'étais à 5, donc fatigué à cause de ça surtout).
Une fois la dialyse commencée, il s'est avéré que je ne la supportais pas, et pendant 3 ans on m'a refusé toute alternative, on m'a refusé la dialyse longue, on m'a refusé le passage en dialyse péritonéale, il m'a fallu changer de centre pour pouvoir faire reconnaitre que j'avais une incompatibilité (qui touche0.1% des patients) de la barrière hématoencéphali que aux résidus de membranes de dialyse... ça m'a rongé le cerveau (visible à l'IRM, leucoencéphalop athie en substance blanche sous corticale).
Et pendant ces 3 ans où le corps médical a refusé de m'entendre, d'adapter la dialyse ou d'en changer, tous les deux jours, le néphrologue facturait une consultation de 60€ à la sécu pour passer dire "bonjour" (rien de plus), et il facturait un "acte technique spécialisé" à plus de 120€ quand il accompagnait son bonjour d'un survol de ma feuille de suivi quotidienne(en sus du forfait dialyse bien sur). (j'ai vérifié les relevés sur améli.fr)
Les médecins n'ont jamais été présents, ils n'ont jamais été à l'écoute, ils en sont arrivés à remettre ma parole en question quand je déclarais des douleurs (!!!) (alors que je tombais dans les pommes, vomissais et était pâle...). Je n'ai été qu'un inconnu servant leur pompe à fric, un inconnu dans l'usine à pognon qu'est ce centre de dialyse, tenu par des médecins incompétents, plein d'assurance grâce à leur complexe de dieu et parce qu'ils n'ont de compte à rendre à personne.
 
 
0 # mickey78 - Le 22 mai 2018 à 08h19
pour ma part, je fais partie des 8% des dialysés à domicile. En insuffisance rénale sévère, j'ai été tout de suite orientée vers l'inscription à la greffe. Ma DFG oscillant entre 10 et 11, le centre de dialyse m'a proposé les deux modes de dialyses : hémodialyse ou DP. Très vite, j'ai opté pour la DP. Cela fait 5 ans que je suis en DPCA (DPA non possible car trop douloureuse), une consultation par mois avec le médecin. Nous étions 9 puis 6 et maintenant nous sommes 4 patients en DP, les autres sont en hémodialyse, mais j'observe qu'à chaque fois que cela est possible, la DP est proposée au patient. A lire les observations, je me dis que j'ai de la chance dans ma prise en charge.
 

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