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Conférence du recteur de la Mosquée de Paris : La science "doit se prémunir contre les dérapages"

Mis à jour le mardi, 07 juillet 2009 03:28 - Écrit par Yvanie le dimanche, 04 avril 2004 12:38

9 juin 2004, El Moudjahid

La science "doit se prémunir contre les dérapages", a déclaré le Dr Dalil Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris, et président du Conseil français du Culte musulman (CFCM) lors d'une conférence-débat sur "la bioéthique et l'Islam" qu'il a animée, jeudi, à l'auditorium de la faculté de médecine d'Oran.
L'orateur a préconisé "la responsabilisation des chercheurs" qui doivent s'en tenir "au raisonnable tout en s'imprégnant de l'éthique censée donner plus de finalité à leurs travaux".
Les thématiques développées par le Dr Boubakeur, ont notamment trait à "la contraception", "l'avortement", "la fécondation et la génétique", 'l'euthanasie", "le clonage" et "le don d'organes".
(...)
La permission est accordée, en revanche, à toute opération destinée à sauver une vie humaine, a déclaré le Dr Boubakeur en évoquant la transplantation d'organe "à condition, toutefois, que cela ne représente aucun risque pour le donneur". Mettant en relief l'importance que doit revêtir, aux yeux des chercheurs le volet thérapeutique, les orientations de l'orateur ont été axées sur les deux éléments fondamentaux de la "Chariaâ", à savoir la croyance (El-Aqida) et la jurisprudence (El-Fiqh).
A l'heure où la carte génétique humaine est décryptée dans sa quasi-totalité, l'usage de la science doit se faire pour la préservation de l'espèce humaine et non pour sa destruction, a relevé en substance le recteur de la Mosquée de Paris.

La transplantation rénale à développer d'urgence!

Les personnes atteintes d'insuffisance doivent avoir le choix du traitement. Cela n'est possible qu'avec un accès plus aisé à la greffe

Les maladies rénales sont en train de devenir un problème de santé publique. A différents stades de gravité, ces maladies peuvent passer d'une simple crise à un vrai handicap. C'est le cas pour l'IRC, l'insuffisance rénale chronique, une pathologie qui prend de l'importance au Maroc. Le Dr Amal Bourquia, néphrologue, donne des chiffres dans son nouvel ouvrage "Plaidoyer pour la transplantation rénale au Maroc". En 1986, le Maroc comptait 370 hémodialysés. En 1990, ils sont devenus 690 et en 2001, 1.500. Leur nombre dépasserait actuellement les 3.500 malades.
L'augmentation du nombre des dialysés est due à une prise en charge tardive et défaillante, explique Bourquia. Vu l'ampleur que cette maladie est en train de prendre, un développement dans la thérapie s'impose. C'est dans ce but que Dr Amal Bourquia a écrit son livre. "Si j'ai écrit ce bouquin, c'est pour porter le problème de la transplantation sur la place publique", dit-elle. Il est inconcevable que l'on continue à ouvrir des centres de dialyse alors que l'option de la transplantation a fait ses preuves", s'insurge Dr Bourquia. Surtout que cette thérapie offre des chances d'une meilleure qualité de vie.
Mais beaucoup d'embûches entravent l'adoption rapide et facile de la transplantation. D'abord le matériel. La transplantation rénale nécessite, selon Dr Bourquia, toute une organisation et un personnel formé et qualifié. Une enquête d'évaluation des connaissances en ce domaine avait été menée en 2000 auprès des étudiants de médecine de 1re et 5e années. Ces étudiants se considèrent peu informés sur le don d'organe et souhaitent disposer d'une formation spécifique au cours de leur cursus universitaire. Ensuite, vient l'aspect psychologique et social. Selon Dr Bourquia, il est difficile de convaincre des parents de faire don du rein d'un proche, mort cérébralement, pour sauver une autre vie. Surtout dans le monde arabe où la notion de l'intégrité du corps du mort est à la limite du sacré.
Le Maroc a tout à gagner en réalisant une politique sanitaire permettant aux patients d'accéder plus facilement à la transplantation. Cette technique s'impose comme une alternative thérapeutique efficace.

Houda BENBOUYA

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