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Xavier Bertrand favorable au don de rein entre le demi-frère et sa demi-soeur

Mis à jour le mercredi, 26 janvier 2011 07:10 - Écrit par Yvanie le mercredi, 26 janvier 2011 06:56

La greffe impossible entre un demi-frère et une demi-soeur aura-t-elle finalement lieu ? Le ministre de la Santé Xavier Bertrand a estimé «normal» que le don de rein puisse avoir lieu entre un demi-frère et une demi-soeur à Nancy, et a demandé mercredi un nouvel «examen approfondi du dossier» à la directrice générale de l'Agence de biomédecine.

Martine Courier, 59 ans, est victime d'insuffisance rénale et a besoin d'une greffe. Son demi-frère, Jean-Pierre, fruit d'une relation illégitime de son père, lui propose de lui faire don de son rein : «La vie de ma soeur est tout ce qui compte pour moi et je veux que notre relation dure le plus longtemps possible». Problème : leur lien de parenté n'est pas reconnu officiellement par les experts de l'Agence de biomédecine. Jean-Pierre a en effet été reconnu par le nouveau compagnon de sa mère, ce qui empêche de créer un lien de parenté juridique, indispensable à un tel don.

Malgré l'attestation tardive du père de Jean-Pierre et Martine et un test ADN prouvant leur lien de parenté, la greffe n'est pas autorisée. En désespoir de cause, l'avocate de Martine Courier avait donc déposé un recours auprès de Xavier Bertrand, ministre de la Santé.

«Il me semble normal que ce don puisse avoir lieu»

Dans une lettre à Emmanuelle Prada-Bordenave, directrice de l'agence de biomédecine, Xavier Bertrand réagit et rappelle mercredi matin que l'équipe médicale «a reconnu la compatibilité et l'intérêt thérapeutique de ce don», que le président du tribunal de grande instance de Nancy a confirmé qu'il y avait «lien de parenté», comme l'impose la loi, mais que le comité d'experts de l'Agence de biomédecine du nord-est a pris «une décision négative».

Pourtant, «compte tenu de la reconnaissance judiciaire du lien de parenté», de la reconnaissance de l'intérêt thérapeutique et du consentement du donneur, «il me semble normal que ce don puisse avoir lieu», déclare le ministre.

Il demande donc à Mme Prada-Bordenave de «procéder à un réexamen approfondi» du dossier et de lui indiquer «dans les quinze jours» les suites données à sa demande, «afin que dans le mois une solution définitive puisse être trouvée».

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