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Un
peu plus tard, j'ignore quelle heure il peut être, j'entrouvre
les yeux et ma première pensée va à mon
mal de tête
qui a complètement disparu,
ouf !
J'ai
l'impression de ne jamais m'être sentie aussi soulagée.
J'écoute un moment les bruits du couloir, la vie ne
s'arrête jamais en milieu hospitalier, même la
nuit. surtout la nuit !
Soudain,
je réalise que mon pyjama est humide. Je palpe l'oreiller,
même constatation. Je vais à la pêche à
la télécommande qui me permettra d'allumer la
lampe qui se trouve au dessus de mon lit. Je la trouve enfin,
que la lumière soit. Je découvre que mes draps
et mon oreiller ont tourné au rouge écarlate.
Le cathéter s'est mis à saigner, sans doute
aidé par l'héparine que j'ai reçue pendant
la dialyse. Profondément
endormie, je n'ai rien senti.
Appel
aux infirmières de nuit, celle qui débarque
dans la chambre semble paniquer en me voyant et disparaît
aussitôt. Quelques minutes plus tard, une autre arrive,
accompagnée du néphrologue qui m'a donné
le somnifère. Il entreprend d'appuyer de toutes ses
forces sur le point de sortie du KT pour arrêter l'hémorragie.
Lorsqu'elle semble jugulée, il me fait un énorme
pansement compressif, puis me souhaite bonne nuit et s'éclipse.
Deux infirmières prennent le relais, changent mes draps
et me débarrassent de mon pyjama. J'hérite d'un
sarrau de chirurgie. Le somnifère doit toujours faire
de l'effet, je me rendors presque aussitôt.
Je
suis de nouveau réveillée un peu plus tard,
elles s'affairent autour de moi : le pansement est complètement
imbibé de sang, les draps propres aussi, l'hémorragie
a continué. Rebelote, elles me refont un bandage encore
plus volumineux que le précédent qui m'immobilise
pratiquement l'épaule.
Je
termine ma nuit plutôt calmement, et en ouvrant les
yeux au petit matin, je réalise que malgré les
événements qui se sont déroulés,
il y avait longtemps que je n'avais pas profité d'autant
d'heures de sommeil d'un coup.
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