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En
février 98, je consulte un généraliste
de mon quartier pour une fièvre persistante. Il diagnostique
une grippe, me prescrit du doliprane et un arrêt de
travail de 8 jours. Les choses ne s'arrangent pas, je me sens
de plus en plus mal et la fièvre grimpe toujours. Retour
chez le médecin, qui demande des analyses d'urine et
de sang. Une infection urinaire est détectée,
mais en plus ma créatinine est maintenant à
292 µmol/l. Coup de téléphone du médecin
qui veut me voir en consultation très rapidement. Il
nous annonce que je suis à la limite de la dialyse
(arg !) et qu'il faut consulter un spécialiste au plus
tôt. Panique à bord !
Dès le lendemain, nous avons rendez-vous chez un néphrologue
qui me dit que j'ai une pyélonéphrite (que je
traîne quand même depuis 10 jours sans traitement.),
me prescrit des antibiotiques et nous rassure quant à
la créatinémie : elle est certes élevée,
et traduit une insuffisance rénale, mais ne justifie
absolument pas la dialyse pour le moment.
Je dois refaire un contrôle biologique dans quelques
jours, et passer une échographie des reins. Je suis
épuisée par l'infection.
Durant
la semaine qui suit, les antibiotiques font peu à peu
leur effet, la fièvre tombe. Je passe mon temps à
dormir. Les résultats des nouveaux examens s'avèrent
normaux, la créat est redescendue à 240 µmol/l.
Tout
va bien !
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