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Je
m'appelle Cyrielle, j'ai 16 ans et demi et je suis atteinte
d'une uropathie avec une hypoplasie rénale bilatérale
depuis que je suis née. Mon enfance n'a pas été
toujours facile à cause du régime très
strict et difficile pour ma famille, les absences répétées
de l'école, toutes ces petites choses qui sont
pénibles mais avec lesquelles il faut quand même
vivre.
J'ai
commencé la dialyse en Avril 1996 et au mois
de Septembre j'ai bénéficié de
ma première greffe, un merveilleux cadeau. J'ai
8 ans et je ne me rends pas trop compte de ce qui se
passe, mais après cette greffe je revis et j'ai
la forme, je vais à l'école normalement
et surtout je peux remanger du chocolat...
Mais
très vite les choses se dégradent, je
fais en tout deux rejets la première année
et un troisième rejet qui se révélera
évolutif. Cette greffe durera quand même
6 ans...
Je
retourne en dialyse pour la seconde fois en Avril 2002,
et pour moi c'est une étape très difficile,
après la liberté que j'ai connue lors
de ma greffe. Je suis de nouveau greffée en décembre
2002, et on m'annonce que cette greffe doit être
une réussite vu que j'ai une très bonne
compatibilité avec le donneur (90%). O me dit
aussi que cette fois ci il n'y aura sans doute pas de
problèmes... Mon médecin a eu raison pendant
1 ans et demi : pas un soucis, tout va bien
Mais
en Mai 2004 , c'est le choc : mon médecin m'annonce
que j'ai une créatinine à 315 µmol/l.
Je ne sais pas quoi dire ni penser. Je dois aller en
urgence à l'hôpital Necker à Paris
pour faire une biopsie, pour déterminer le problème.
Verdict : c'est un rejet aigu, les médecins entreprennent
un traitement intensif mais il n'a aucun effet. Ils
essaieront cinq traitements en tout, mais la créatinine
restera au alentours des 200 µmol/l...
L'été
se passe à peu près bien sans soucis.
Au moment où je dois faire ma rentrée
en seconde, ma créatinine remonte à 315
et ensuite à 600 µmol/l, il faut de nouveau
retourner à Paris en urgence. Cette fois, ils
n'essaieront qu'un seul traitement. Au bout d'une semaine,
aucun résultat, pas d'effets sur le greffon,
des douleurs commencent à apparaîtrent
au niveau du rein. Il faut absolument l'enlever, une
semaine plus tard, je suis détransplantée.
Pour moi, c'est la fin du monde, je ne veux pas retourner
en dialyse, après tout ce que mon médecin
m'avait dit je ne peux pas croire ce qui m'arrive, c'est
impossible, je ne veux pas accepter la réalité...
Aujourd'hui,
ça va mieux, je me suis habituée au fait
d'être dialysée. Je vais à l'hôpital
trois fois par semaine et je suis dialysée pendant
4H30 (à cause de mes taux de phosphore trop élevés...).
Le seul soucis est que je ne pourrai plus être
regreffée puisque il y a eu deux échecs
et que les médecins pensent que je ne tolère
pas les greffons. Il faudrait trouver un nouveau médicament
anti-rejet...
La
seule chose que je voudrais, ce que je souhaite le plus
au monde, c'est avoir un enfant plus tard.
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