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Je
m'appelle Cyril, j'ai 31 ans.
C'est
suite a un peu de sang découvert dans mes urines
que tout a commencé, il y a une dizaine d années.
Par la suite, des examens ont décelé une
maladie de Berger.
Je n'avais alors aucune idée des conséquences
qu'aurait cette maladie.
Et puis en 2004, j'ai commencé à avoir
de violentes migraines, ça a duré un an.
Je suis retourné voir le néphrologue et
suite aux examens, on a vu que mes reins se dégradaient.
On a alors évoqué la dialyse, et le temps
passant, cela s'est accéléré.
Finalement, c'est en urgence, fin avril 2005, que j'ai
été hospitalisé. J'ai dû
passer la nuit en soins intensifs, appelé d'urgence
au milieu du dîner, tremblant comme une feuille
à cause du sang empoisonné, gavé
au kayexalate.
J'ai subi 2 hémodialyses d'urgences en attendant
que mon cathé de dp soit actif. Ces hémo
ont eu des conséquences, j'ai eu la jambe flinguée
pendant plusieurs mois et aujourd'hui j'en subis encore
les conséquences.
J'ai choisi la DP, car je voyais ça moins traumatisant.
Mais avec le recul, je me demande si j'ai fait le bon
choix. Ne pas aller à l'hôpital, d'accord,
mais la DP, c'était 30 minutes de perdues toutes
les 4 heures, tous les jours. On imagine la vie pourrie
que cela peut donner
Aller dans des endroits,
ça va car on emmène du matos, mais faire
les magasins toute la journée, partir en balade
toute la journée, c'est fini tout ça !
Et quand on a une petite amie, qu'est elle sensée
penser de tout cela ? Des restrictions que cela engendre
? Comment peut elle supporter une telle chose ?
La mienne a pu, pendant un temps, et puis les conséquences,
la fatigue, la perte de temps et d'autonomie ont eu
raison de nos projets communs.
Je me suis retrouvé seul. Est-ce que c'était
prévu dans le contrat, ça aussi ?
J'ai perdu santé, amour, projets, vie sociale
à cause de cette maladie.
Maintenant, je suis passé en dialyse de nuit.
Une incroyable liberté retrouvée, trop
tard malheureusement. De toute façon, apparemment
ça ne va pas durer, car mes résultats
sont décevants et l'hémodialyse pointe
son vilain nez dans un avenir proche.
Voilà où j'en suis, mon moral est inexistant
ainsi que nombre d'autres choses.
Je
suis convaincu que cela finira mal, c'est bien parti
pour.
Toutes les promesses que l'on m'a faites se sont transformées
en souffrances et en pertes. Qu'on arrête de dire
qu'on reprendra une vie normale après.
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