Le néphrologue idéal, c'est celui (ou celle) qui vous parle franchement, sans chichis.
Quand j'étais jeune greffée il y a 34 ans, à l'hôpital Broussais, il y avait 2 néphros extraordinaires. Quand ils disaient "ce n'est pas grave", on pouvait être sûrs que ça ne l'était pas et quand c'était plus sérieux, ils ne cachaient pas la vérité, ils disaient "on va se battre, tu me fais confiance ???
Certains néphrologues s'entêtent après la greffe essentiellement à imposer un lourd protocole d'examens pas toujours justifiés. Je pense à la biopsie du foie au bout d'un an par exemple, et rien ne les ferait changer d'avis. "C'est le protocole un point c'est tout !!!

"
Les miens me répondaient : pourquoi, au vu des résultats, te faire subir un examen inutile et potentiellement dangereux ? Tu as assez souffert en dialyse, on ne t'as pas greffée pour te torturer encore et encore.
Ils étaient humains, compétents bien sûr et je les ai déja vus plus d'une fois passer la nuit sur une chaise à côté d'un transplanté dont la greffe était partie en sucette, mais qui tenaient à être là, au réveil, pour rassurer, consoler et redonner espoir.
Voilà l'exemple de 2 supers néphrologues et pour ceux qui étaient suivis à Broussais puis à Saint Louis dans les années 80, ils reconnaitront tout de suite Jeanine BEDROSSIAN, pionnère et "maman" de toute une génération de transplantés et son compère, Alain DUBOUST.
Je ne saurais jamais assez les remercier de leur courage, de leur abnégation, de leur franchise, leur don de soi au détriment de leur vie privée et même de leur tendresse parfois...
Voila ce que sont de bons néphrologues.