Elle
débute durant la seconde moitié du 19ème
siècle.
Thomas Graham, professeur de chimie à l'université
de Londres, met en évidence le phénomène
physique de la dialyse et utilise du parchemin végétal
comme membrane semi perméable pour mettre au point
les premiers prototypes de ce qui va devenir le rein artificiel. |
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En 1861, il parvient
à faire passer l'urée contenue dans de l'urine
vers de l'eau au travers de cette membrane, et en profite
pour inventer le terme de "dialyse".
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En
1913, John Abel teste un dispositif de dialyse
sur des chiens.
L'Hirudine, le médicament qui est alors utilisé
pour éviter que le sang ne coagule dans la machine,
se révéle trop toxique pour tenter l'expérience
sur des humains. |
| En
1923, en Allemagne, le Dr George Haas utilise
de l'Hirudine purifiée pour dialyser pendant
15 minutes un malade en insuffisance rénale
aiguë grâce au dispositif d'Abel, avec
succès. |
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L'Héparine
est découverte en 1922, mais n'est utilisée
comme anticoagulant sur des humains qu'à partir des
années 40.
La cellophane est commercialisée en 1927, et
fournit aux chercheurs un nouveau type de membrane semi perméable
d'utilisation largement plus souple que tous les matériaux
disponibles jusqu'alors.
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Le
premier rein artificiel fonctionnel est mis au point
à Kampen, en Hollande, en 1943, par le Docteur
Willem Kolff.
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Des
tubes en métal ou en verre sont utilisés pour
accéder directement à une veine et à
une artère, ce qui empêche une utilisation récurrente.
Après
la fin de la guerre, le Dr Kolff émigre aux USA, emportant
trois de ses machines avec lui. Elles sont améliorées.
Les nouvelles générations de dialyseurs qu'il
met au point sont utilisés pour soigner des malades
souffrant d'insuffisance rénale aigue, suite à
des blessures (notamment des soldats blessés pendant
la guerre de Corée) ou à des intoxications par
des substances néphrotoxiques.

La
principale difficulté qui empêche alors leur
utilisation chez les insuffisants rénaux chronique
est la non disponibilité d'un accès vasculaire
permanent.
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Au
milieu des années 50, le téflon
et le silastic, deux matières plastiques,
sont mis au point, et permettent au Dr Belding Schribner
de créer un dispositif (dit "shunt de
Scribner") rendant cet accès possible.

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Dans
les années 60, de nombreux progrès sont accomplis.
Le premier centre d'hémodialyse ouvre ses portes à
Seattle, aux USA, en 1962. La dialyse à domicile est
également expérimentée avec succès.
En
1965, James Cimino créé les premières
fistules artério veineuses.
Malgré
toutes ces avancées, la dialyse n'est pas encore disponible
pour tous les malades, et aux Etats Unis comme en France,
les médecins sont amenés à choisir qui
va vivre et qui va mourir.

Les
premiers reins artificiels utilisés à l'hôpital
Necker à Paris. (photos AP-HP)

Avec l'arrivée des années 70, les choses s'améliorent
peu à peu, des centres de dialyses ouvrent leurs portes
dans de nombreuses villes de France, et bientôt la dialyse
est accessible à tous ceux qui en ont besoin.

Une
salle de dialyse à l'hôpital Necker (photo AP-HP)
Les
machines de dialyses sont perfectionnées, informatisées,
la durée et l'inconfort des séances diminués,
et la qualité de vie des malades largement améliorée.
En
1989, la mise sur le marché de l'Erythropoïétine
recombinante, permet d'éviter le recours systématique
aux transfusions pour lutter contre l'anémie, ce qui
représente à nouveau un progrès considérable.
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