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Don d’organes et greffes en France

Le prélèvement sur donneurs décédés suite à un arrêt cardiaque

Mis à jour le lundi, 18 octobre 2010 09:28 - Écrit par Yvanie le mardi, 13 octobre 2009 10:55

 

L'organisation des prélèvements sur donneurs décédés suite à un arrêt cardiaque est particulièrement lourde. 

La préservation des organes, qui ne sont plus irrigués par le sang, impose un dispositif et une organisation spécifiques, plus contraignants que dans le cas du prélèvement sur donneurs décédés en état de mort encéphalique.

Dans le protocole actuellement appliqué en France, l’Agence de la biomédecine n’a retenu que le prélèvement d’organes sur des donneurs des catégories I, II ou IV de la classification internationale de Maastricht :

1. arrêt cardiaque hors contexte de prise en charge médicalisée ; le prélèvement n’est possible que si des gestes de réanimation de qualité ont été pratiqués moins de 30 minutes après l’arrêt du coeur.

2. arrêt cardiaque en présence de secours d’urgence qualifiés, aptes à réaliser un massage cardiaque et une ventilation artificielle efficaces, mais avec échec des tentatives de réanimation.

4. arrêt cardiaque lié à l’échec du maintien des fonctions vitales sur un défunt en état de mort encéphalique.

Le prélèvement à partir de donneurs décédés après arrêt cardiaque implique que la coordination hospitalière se donne le temps de s’entretenir avec la famille du défunt et de respecter son deuil. La qualité de l’abord des proches est un élément déterminant dans le processus de prélèvement.

Pour le moment, la France ne réalise pas de prélèvement lorsque l’arrêt cardiaque provient d’un arrêt concerté des traitements médicaux (catégorie 3 de Maastricht). Ceci pourrait évoluer compte tenu de la loi Leonetti et dans le cadre de la future loi de bioéthique.

Dans des pays comme le Japon, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, les Etats-Unis, cette catégorie représente en effet la possibilité de prélèvement la plus importante. On estime globalement que le développement de cette technique en France pourrait augmenter de 30% le nombre de greffons disponibles, notamment pour le rein, et donc transplanter environ 600 à 700 malades supplémentaires chaque année…

En France, le prélèvement d’organes sur donneur décédé après arrêt cardiaque est pour le moment uniquement pratiqué sur le rein, dans dix CHU pilotes sous convention avec l’Agence de la biomédecine. 

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