Identifiez-vous !
Adhérer à Renaloo Faire un don à Renaloo

Powered by Easytagcloud v2.1
En pratique, après la greffe...

Signification des résultats biologiques après la greffe

Mis à jour le mardi, 29 mai 2012 11:39 - Écrit par Yvanie le mercredi, 01 juillet 2009 08:07

Les greffés sont soumis à de très réguliers examens sanguins, surtout durant les mois qui suivent directement la transplantation. Ils servent à juger de la fonction du greffon, mais aussi à évaluer divers critères qui peuvent avoir des conséquences sur la santé du greffé.

La liste suivante n'est absolument pas exhaustive, n'hésitez pas à nous contacter pour toute remarque ou complément !

Attention, les normes dépendent du laboratoire et de la méthode utilisée pour l'analyse, elles peuvent donc varier légèrement. Elle ne sont mentionnées qu'à titre indicatif et concernent la population générale, donc non insuffisante rénale. Les valeurs cibles après la greffe dépendent de chaque individu. Interrogez votre néphrologue à ce sujet...


Voir la page Chiffres importants en hémodialyse.

Alors qu'au cours de la dialyse, le taux de créatinine n'a que peu de signification (puisqu'il demeure de toute façon très supérieur à la normale), après la greffe il redevient le témoin de la fonction rénale (celle du greffon).

Certains médicaments anti-rejet sont toxiques pour le rein, et peuvent provoquer une hausse de la créatininémie qui justifie une révision de leurs dosages.

Une augmentation de la créatininémie peut également traduire l'existence d'un rejet.

N'hésitez pas à questionner votre néphrologue sur les valeurs que vous pouvez considérer comme normales et sur les seuils de variation tolérables après la greffe.


Voir la page Chiffres importants en hémodialyse.

L'hémoglobine doit toujours être surveillée. En effet, après la greffe, le greffon peut ou non produire suffisamment d'érythropoïetine pour éviter l'anémie... Des compléments en fer ou un traitement par EPO peuvent être nécessaires.

Les globules blancs jouent un rôle important au niveau des défenses immunitaires de l'organisme. Un taux de globules blancs trop bas peut signifier qu'il y a un risque d'infection.


Certains médicaments anti-rejet peuvent entraîner des troubles du bilan lipidique (trop de cholestérol par exemple...). Ces troubles peuvent avoir des conséquences cardio-vasculaires et doivent donc faire l'objet d'une surveillance et éventuellement justifier un régime alimentaire pauvre en graisses.

Normes pour le cholestérol : < 5.5 µmol/l


Là aussi, certains médicaments anti-rejet peuvent provoquer l'apparition d'un diabète. La glycémie doit donc être surveillée, et justifier un régime pauvre en sucres...

Normes : 0,8 à 1,1 g/l, soit 4 à 6,1 mmol / l


On mesure le taux résiduel de certains médicaments anti-rejet, c'est à dire la concentration de la substance active dont ils sont composés dans le sang. Cette mesure peut être faite selon divers protocoles, en fonction du médicament dont il s'agit (par exemple juste avant la prise, ou deux heures après...).

Le chiffre obtenu permet de vérifier que la dose prescrite n'est ni trop élevée (auquel cas les effets secondaires, comme la néphrotixicité, peuvent avoir des conséquences graves), ni trop basse (ce qui signifie que l'immunosuppression est insuffisante, d'où un risque de rejet).

N'hésitez pas à questionner votre néphrologue sur les valeurs cibles et sur le seuil de variation tolérable dans votre propre cas.


Lorsqu'une personne est infectée par un virus, une bactérie ou un parasite, son organisme fabrique des anticorps pour se défendre. Ces anticorps restent présents dans l'organisme par la suite.

Le sérodiagnostic sert à détecter la présence d'un anticorps précis, il en existe donc de nombreux, par exemple CMV, EBV, syphilis, typhoïde, HIV, paludisme, hépatite, toxoplasmose, rubéole.

Lorsque vous possédez dans votre organisme des anticorps dirigés contre une maladie particulière, vous êtes "séropositif" vis-à-vis de cette maladie. Avec la médiatisation du sida, le terme de séropositivité a pris un sens erroné, puisqu'il n'a de signification que lorsqu'il est suivi de la maladie concernée...

Certains virus peuvent avoir une importance particulière et endommager le greffon s'ils ne sont pas traités, c'est pourquoi leur sérologie est contrôlée très régulièrement après la greffe. C'est particulièrement vrai si le donneur était séropositif pour tel ou tel virus, auquel cas le receveur est susceptible d'être contaminé par son greffon.

Dans le cas de l'apparition d'une sérologie positive, un traitement adéquate pourra être entrepris.

Pour poster un commentaire veuillez vous identifier.