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En pratique, après la greffe...

La greffe au féminin : suivi gynécologique et contraception

Mis à jour le dimanche, 03 septembre 2017 01:24 - Écrit par Yvanie le dimanche, 20 novembre 2011 09:30

 

Les risques gynécologiques liés à la transplantation

  • Le risque de cancer du sein

Il s’agit du cancer de la femme le plus fréquent dans la population générale.

Concernant les femmes greffées, la plus grande étude dans ce domaine a été réalisée à partir du registre des patients transplantés rénaux australiens et néo zélandais. Elle a montré que le risque n’est pas différent de celui de la population générale.

Les patientes transplantées sont donc concernées, au même titre que toutes les femmes : le suivi reste nécessaire.

  • Le risque de cancer du col de l’utérus

La même australienne et néo zélandaise a montré qu’il existait un sur-risque important pour les femmes transplantées. Le risque de développer un tel cancer et multiplié par six lorsqu’on est greffée…

Ce cancer est directement lié à un virus appelé papillomavirus (ou HPV).

Il existe un vaccin contre ce virus, qui constitue une excellente méthode de prévention des cancers du col. Ce vaccin est donc recommandé pour les femmes transplantées, mais il doit être fait de manière précoce (chez les adolescentes). Il peut éventuellement être réalisé un peu plus tardivement, à condition de vérifier que la personne n’a pas déjà été en contact avec ce virus. L’efficacité de ce vaccin a été vérifiée chez les patientes atteintes du VIH (donc également immunodéprimées), mais aucune étude n ‘a été réalisées pour la transplantation.

Pour toutes les femmes transplantées, un suivi gynécologique annuel est nécessaire, à l’occasion duquel un frottis sera réalisé. il permettra notamment le dépistage des lésions précancéreuses liées à ce virus.

  • Les MST (maladies sexuellement transmissibles)

En raison de la diminution des défenses immunitaires, ces affections sont plus fréquentes et plus sévères chez les femmes transplantées. Elles sont aussi souvent moins symptomatiques.

Cela nécessite donc des démarches de prévention (notamment l’usage du préservatif), de consulter son gynécologue au moindre doute, qui fera réaliser un prélèvement vaginal pour vérifier le diagnostic et mettre rapidement en place un traitement.

 

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