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En pratique, après la greffe...

Les médicaments immunosuppresseurs utilisés pour la greffe

Mis à jour le mardi, 29 mai 2012 11:35 - Écrit par Yvanie le mardi, 30 juin 2009 08:05

De nouvelles molécules sont actuellement à l'essai ou à l'étude et les laboratoires pharmaceutiques travaillent d'arrache pieds à la recherche du "médicament miracle", en suivant quatre pistes distinctes et pas forcément contradictoires :

  • augmenter l'efficacité
  • diminuer les effets secondaires
  • personnaliser la prescription au malade : c'est l'individualisation du traitement

Actuellement, l'adaptation des doses de médicaments est basée essentiellement sur le poids des patients...

Or, on sait depuis peu que la pénétration des médicaments dans les cellules, et donc leur degré d'efficacité (ou de toxicité), varie d'un individu à l'autre en fonction de certaines mutations génétiques.

Cette science nouvelle s'appelle la pharmacogénétique. Elle permettra probablement de mieux individualiser les traitements immunosuppresseurs pour les rendre à la fois plus efficace et moins toxique.

Induire ou détecter un état de tolérance.

Cette dernière option s'appelle "l'induction de tolérance", son objectif étant l'utilisation d'un traitement immunosuppresseur à la phase initiale de la greffe, puis son arrêt et la poursuite de la fonction du greffon.

Cette technique nécessitera vraisemblablement une très lourde immunosuppression initiale faisant courir un risque important au patient...

Elle fait l'objet de nombreux projets de recherche à l'heure actuelle, aux Etats Unis notament. Certains résultats semblent prometteurs, même s'il faut rester très prudent... Transplantation : un pas vers l'induction de tolérance

Une piste assez similaire, sur laquelle travaille en France l'équipe de Nantes, vise à identifier les malades qui pourraient spontanément devenir tolérants à leur greffon. Une fois dépistés, ces patients "particuliers" pourraient voire leur traitement immunosuppresseur fortement diminué, voire totalement arrêté.

La recherche en Europe

Afin d’encourager le développement clinique des médicaments immunosuppresseurs de l’avenir, la Direction générale pour la Recherche de la Commission européenne a décidé de soutenir un Projet Intégré répondant aux priorités de l’Union.

Ainsi, l’accent sera mis sur l’utilisation de cellules tolérogènes générées dans des plates-formes de thérapie cellulaire, le partenariat entre les équipes académiques et l’industrie européenne (en particulier les entreprises de biotechnologie), la formation du personnel de santé aux principes de la tolérance en transplantation, et la participation active des associations représentatives des patients.

Gratifié du soutien financier de l’Union européenne pour un montant de 10 millions d’euros pour les années 2005 à 2010, le projet, dénommé RISET (Reprogramming the Immune System for the Establishment of Tolerance), rassemble vingt et un partenaires de dix pays différents, parmi lesquels quatorze centres de recherche académique, dont quatre équipes francophones.

1 commentaire
 
+1 # aventure2014 - Le 18 décembre 2014 à 03h09
Est ce que la perte de cheveux est normale en prenant les anti rejets et comment y remedier?? Merci
 

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