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En pratique, avant la greffe

Comment choisir un centre de greffe ?

Mis à jour le dimanche, 27 novembre 2016 11:59 - Écrit par Yvanie le mercredi, 01 juillet 2009 08:46

Durées d'attente : une incertitude sous influence

Il s'agit là bien entendu d'un point essentiel, compte tenu de la pénurie d'organes.
Outre l'amélioration incontestable de la qualité de vie que l'on peut légitimement attendre après la greffe et les conséquences souvent très négatives sur le plan social et professionnel de la période de dialyse pour les receveurs actifs, il est désormais admis et prouvé médicalement que l'allongement de la durée d'attente en dialyse est corrélé à de moindres chances de réussite de la transplantation (1)…

Il est bien évident que lorsqu'on devient candidat à la greffe, on souhaite pouvoir en bénéficier dans des délais " raisonnables ". Or, on sait que les durées d'attentes sont très différentes en fonction des régions. Ainsi, il est devenu fréquent que des malades résidant en région parisienne, où les durées d'attente sont les plus importantes, choisissent de s'inscrire dans des centres de province dans l'espoir (justifié) d'être greffés beaucoup plus rapidement.

Sur l'année 2011, la médiane d’attente en la France était de 22 mois. Au niveau régional, elle a varié entre 7,4 mois au CHIU de Poitier et 52 mois à l'Hôpital Tenon à Paris. Outre la région Antilles-Guyane, La Réunion, l’Ile-de-France, Midi-Pyrénées, le Languedoc-Roussillon et Rhône-Alpes présentent des médianes d’attente supérieures à la médiane nationale, traduisant une difficulté particulière d’accès à la greffe pour les malades domiciliés dans ces régions.

Cependant, il faut également savoir que les durées d'attentes peuvent être très hétérogènes au sein d'une même région, en fonction des hôpitaux.

Plusieurs éléments permettent d'expliquer ces disparités, le principal étant certainement le principe du "rein local" : lorsqu'un centre de transplantation effectue également des prélèvements d'organes, sur les deux reins prélevés, le premier est attribué selon les règles de répartitions en vigueurs, tandis que le second reste acquis à l'équipe de greffe locale et donc transplanté à un des malades en attente dans l'hôpital. On comprend aisément que les malades inscrits dans des centres qui prélèvent beaucoup seront très favorisés par ce système.

Jusqu'en 2013, l'Agence de la biomédecine publiait chaque année des durées médianes d'attente par équipe :

Durées médiane d'attente avant greffe, par équipe, des malades inscrits à partir du 1er janvier 2006 sur la liste d'attente de greffe de rein (source : rapport d'activité de l'Agence de la biomédecine 2013)

Depuis 2014, suite notamment à la sortie d'un article polémique dans le Parisien dénonçant les disparités de durées d'attente, c'est un indicateur bien plus complexe qui est rendu public, le "taux d'incidence cumulée selon l'équipe de greffe" (données 2015).

Attention, ces durées sont des statistiques, qui ne donnent aucune garantie de délai à un malade en particulier, et n'ont qu'une valeur informative.

Les services pédiatriques présentent des durées d'attente nettement moins importants que ceux réservés aux adultes, ce qui s'explique par la priorité nationale accordée aux receveurs de moins de 18 ans pour l'attribution d'un greffon.

Outre les critères purement géographiques, il peut être intéressant d'examiner les statistiques relatives aux à l'accès à la greffe en fonction du groupe ABO du receveur ou encore de son taux d'immunisation ainsi que de son âge.

 

2 commentaires
 
+3 # marie christine - Le 04 février 2016 à 12h36
le tableau du nombre de greffes par hôpitaux n'est pas récent 2011 n'y a til rien de plus récent notamment en donneurs vivants
 
 
+1 # fabcrip - Le 05 septembre 2016 à 12h51
Oui il serait interessant de bénéficier d'informations plus récentes à ce sujet pour les nouveaux arrivants.
D'avance merci
 

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