La dialyse

Les différents types d'accès vasculaires pour l'hémodialyse

Mis à jour le lundi, 21 janvier 2013 02:26 - Écrit par Yvanie le vendredi, 26 juin 2009 10:33

L'hémodialyse doit permettre à chaque séance l'épuration d'une grande quantité de sang.

fin que les séances durent le moins longtemps possible, on doit être en mesure d'obtenir un débit sanguin élevé. Les veines périphériques sont de trop petit calibre pour autoriser l'obtention d'un tel débit de manière itérative.

On doit pour palier à cette difficulté avoir recours à un "accès vasculaire", qui, comme son nom l'indique, devra permettre d'une manière ou d'une autre et trois fois par semaine, de pomper puis de réinjecter environ 50 à 60 litres de sang.

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Un tel accès est possible en plusieurs points du corps, représentés sur ce schéma :

Il existe plusieurs types d'accès vasculaires, parmi lesquels deux sont principalement utilisés en France :


Il s'agit de la méthode de choix pour l'hémodialyse, celle qui a la plus grande longévité et qui provoque le moins d'infections…

La fistule est créée chirurgicalement en connectant une artère et une veine du bras. La veine (superficielle, donc facilement accessible) sera ainsi artérialisée, son débit augmentera, son calibre également, et elle pourra supporter la ponction par les aiguilles de dialyse.

La vidéo de Renaloo TV sur l'hémodialyse :

 

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altLa fistule se trouve le plus souvent dans l'avant bras, mais son site d'implantation peut varier en cas d'impossibilité ou de difficulté particulière. Il est préférable qu'elle soit située dans le bras "non-dominant" (c'est à dire le bras gauche pour les droitiers et réciproquement) car c'est le bras le moins sollicité dans la vie courante.

Il faut normalement quelques semaines voire quelques mois à la fistule pour se développer correctement, c'est à dire pour permettre la dialyse.

Une fistule doit normalement durer plusieurs années, cependant des problèmes de sténose (rétrécissement en un point de la veine ou de l'artère) peuvent empêcher son bon fonctionnement, voire même provoquer la formation d'un caillot.

Elle nécessite quelques précautions de façon à ne pas mettre en jeu sa longévité, par exemple éviter toute prise de sang ou pose de garrot (par exemple pour une mesure de tension artérielle) ou pression quelconque sur le bras qui en est porteur, ne pas porter de bijoux (bracelet, montre…) qui pourrait entraver le débit sanguin, ne pas porter d'objets lourds.

A plus ou moins long terme, des anévrismes peuvent se développer sur la fistule. On peut tenter de les prévenir en changeant systèmatiquement les sites de ponction.


Il s'agit d'un tube creux et flexible, introduit par la veine jugulaire ou sous-clavière jusque dans l'oreillette droite du coeur. Il peut également être placé dans la veine fémorale, en haut de la cuisse.

cathéter jugulaire :

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cathéter sous-clavière :

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Un cathéter est en général utilisé de manière temporaire (quelques semaines ou quelques mois), lorsque la dialyse doit être débutée avant que la FAV n'ait pu être créée ou si elle n'est pas suffisament développée ou encore défaillante. Le débit sanguin obtenu est en général moins bon que celui d'une fistule, ce qui conduit à une dialyse moins efficace.

Un cathéter comporte un "site de sortie", composé d'une tubulure en Y munie d'un clamp sur chaque extrémité. Ainsi, il n'est plus nécessaire d'avoir recours à des aiguilles, il suffit de brancher les lignes du dialyseur directement sur le cathéter.

La partie externe du KT le rend extrèmement sensible aux infections, qui peuvent avoir des conséquences dramatiques puisqu'il a un accès direct au coeur.

Elle doit donc être manipulée avec beaucoup de précausions et de manière aseptique, et protégée en dehors des dialyses par un pansement étanche de préférence...