La greffe à partir d’un donneur vivant

Evolution historique de la greffe rénale à partir de donneur vivant en France

Mis à jour le mardi, 29 mai 2012 10:35 - Écrit par Yvanie le vendredi, 03 juillet 2009 10:19

L'histoire de la transplantation rénale en France est étroitement liée à celle des donneurs vivants. Elle débute en effet avec la tragique histoire de Marius Renard (voir La greffe : un peu d'histoire)

altPar la suite, la greffe de rein devint en France dans les décennies 70 et 80 un mode de traitement régulier de l’insuffisance rénale terminale.

L'avènement des traitement immunosuppresseurs associé à une réticence des principaux médecins transplanteurs français concernant le donneur vivant (le fameux "primum non nocere") ont conduit à privilégier les reins prélevés sur des cadavres...

Le don du vivant fut encadré légalement pour la première fois en 1976, par la loi Caillavet, qui limitait la possibilité aux parents du premier degré (père, mère, frère, soeur, fils, fille). Il faut rappeler que la principale motivation de ce cercle très restreint était la garantie de proximité tissulaire entre donneur et receveur. En effet, la compatibilité HLA devait alors être la plus grande possible (ce qui n'est plus vrai aujourd'hui, grâce à l'efficacité des traitements).

Dans la décennie 90 une moyenne de 2000 greffes rénales furent réalisées chaque année avec seulement 2 à 3 % de donneurs vivants. Entre 2002 et 2007 le nombre des greffes rénales est passé de 2252 à 2911 par an et la proportion des greffes avec donneur vivant est passée de 5% en 2002 à 9% en 2007 et 7,5% en 2008.

Ces taux restent très faible, comparativement à la pratique dans d'autres pays, n'a pratiquement pas varié depuis 1975.

La greffe à partir de donneur vivant ne prend pas son essor en France.

S’agissant de la greffe de rein, l’explication réside vraisemblablement dans les réticences médicales qui perdurent et dans le défaut d'information des patients et de leur entourage quant à cette possibilité.

La charge de travail des équipes hospitalières de greffe, qui ne peuvent mobiliser les ressources nécessaires à la double prise en charge médicale du donneur et du receveur ainsi qu’au suivi et à la coordination de la procédure d’autorisation du donneur est également évoquée.