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Les reins

Les maladies des reins

Les maladies rénales

Mis à jour le dimanche, 24 juin 2012 04:10 - Écrit par Yvanie le vendredi, 26 juin 2009 09:13

Les glomérulonéphrites primitives

Ce sont les plus nombreuses. Le terme primitif signifie que l'on ne connaît pas avec certitude leur cause. Le plus souvent elles débutent insidieusement, et la maladie rénale n'est découverte qu'à l'occasion d'un examen systématique des urines qui révèle la présence de protéines ("albuminurie") et de globules rouges ("hématurie microscopique"). Il faut alors pratiquer une biopsie rénale , qui permet d'examiner sous le microscope un minime fragment de tissu rénal, pour identifier précisément la maladie :

  • Les maladies glomérulaires liées à des maladies générales

La plus importante est le diabète sucré : de nombreux diabétiques présentent, après plusieurs années d'évolution, une atteinte du rein, la "glomérulosclérose" diabétique. On peut citer également le lupus érythémateux, et l'amylose, due à une infection chronique comme la tuberculose.

  • Les néphropathies interstitielles

Elles sont dues à une atteinte prédominante du tissu interstitiel qui forme la trame de soutien entre les néphrons. Elles sont souvent causées par l'infection urinaire. On sait qu'elle est fréquente, surtout chez la femme. Ces infections, dues le plus souvent à un colibacille ("Escherichia coli"), sont généralement sans gravité, car elles restent localisées à la vessie où elles provoquent simplement une inflammation ("cystite") qui guérira facilement. Mais si l'infection survient sur des voies urinaires qui se vident mal, les bactéries se multiplient facilement, remontent jusque dans les reins où elles donnent une "pyélonéphrite". L'obstacle à l'écoulement des urines peut être anatomique (cacul, grosse prostate, rétrécissement inflammatoire ou cancéreux), ou être une gêne fonctionnelle par une malformation, comme le reflux vésico-urétéral fréquent chez l'enfant. L'évolution vers l'IRC est souvent très lente, entre 10 et 40 années. Elle peut-être retardée par une traitement chirurgical associé au traitement anti-infectieux. Des progrès considérables ont été réalisés, surtout chez l'enfant où la correction précoce des malformations permet d'enrayer l'évolution chronique.

Les néphropathies vasculaires

  • L'hypertension artérielle

C'est une maladie fréquente, qui touche près de 10% de la population. Elle peut être une conséquence d'une maladie rénale. Mais dans 90% des cas, elle survient sans cause précise et elle est dite "essentielle". La trop forte pression artérielle pendant de nombreuses années aboutit à léser la paroi des vaisseaux, surtout ceux des reins, du coeur et du cerveau. L'IRC témoigne alors de l'atteinte rénale due à l'hypertension artérielle. L'hypertension artérielle se manifeste en général vers 40 ans, et il faut environ 20 années d'élévation de la pression artérielle mal contrôlée pour provoquer l'atteinte rénale. Ce type d'IRC pourrait être considérablement réduit si tous les hypertendus étaient correctement traités.

  • La sténose

Le rétrécissement des artères rénales par une plaque d'athérome peut entrainer une hypertension artérielle "secondaire", la mauvaise irrigation des reins et l'élévation de la pression conjuguant leurs effets pour entrainer la destruction du tissu rénal, parfois accélérée par un fragment de cholesterol qui se détache de la paroi en entrainant une embolie.

Les maladies constitutionnelles

Les reins et les voies urinaires peuvent être le siège de malformations, dont certaines peuvent être héréditaires. La polykystose rénale est la plus fréquente.

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