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Fatigue,
fatigue !
Visite chez le médecin généraliste
qui me prescrit des vitamines.
Rien ne change !
Prescription d'analyses de sang, car le poids et la
taille restent inchangés pendant la croissance.
Retour chez le médecin pour la description des
résultats des analyses, il nous dit : "Rien
d'alarmant, mais il faut prendre un Rendez-vous avec
un médecin à St Vincent de Paul (Paris)"
Lors de la consultation, ce médecin veut me faire
des analyses approfondies qui demandent une hospitalisation
de cinq jours. On prend rendez-vous pour l'hospitalisation
juste avant les vacances de Noël, car se sera un
séjour très fatigant. Je pourrai ainsi
me reposer pendant les vacances !!
Quelques jours avant les vacances de Noël 1987,
on m'hospitalise à St Vincent de Paul, et l'angoisse
commence, car examens sur examens (on suppose que mes
globules blancs mangent mes globules rouges -> anémie
->fatigue).
Après environ trois jours, on me transfère
dans un autre hôpital, et moi je ne sais toujours
pas de quoi je suis malade. Que va-t-on me faire ?
C'est
à l'hôpital Bretonneaux au Pavillon Bouchut,
spécialisé dans les maladies rénales
que je me retrouve. Ma maladie était donc une
défaillance des reins, mais qu'est-ce que ça
veut dire ? Tout le monde essaie d'être gentil
avec moi, mais moi je ne comprends pas, car je n'ai
jamais été malade.
Il y a une fête, c'est la fête de Noël
du pavillon.
On veut savoir de quoi ma maladie provient, alors deux
jours avant Noël, on décide de m'envoyer
au bloc opératoire pour me prendre un morceau
de rein pour pouvoir l'analyser
Comme l'attente des résultats est longue, on
décide de ma sortie : la vieille du Réveillon.
Je n'ai vraiment pas envie de faire la fête, car
je me sens fatigué et en prime je dois faire
un régime !! Je n'ai plus le droit de manger
comme tout le monde.
Conclusion : j'ai eu droit à dix jours d'hospitalisation
au lieu des cinq prévus, et à une grosse
fatigue.
Résultats de la biopsie : Kyste sur les filtres
des reins, mauvaise épuration du sang.
Maladie : Néphronoptise.
La
suite, des consultations régulières pour
voir si ma maladie ne s'aggrave pas trop vite.
En
juin 1988, on transfère mon dossier dans un autre
hôpital, Robert Debré, car Bretonneaux
va fermer ses portes.
On continue toujours les consultations dans ce nouvel
hôpital, et voilà qu'un jour mes résultats
se dégradent. Le médecin décide
alors, lors des vacances scolaires de la Toussaint,
de m'hospitaliser pour effectuer un "acte chirurgical
sur mon bras gauche".
Cette opération est faite à l'hôpital
St Joseph par le Professeur Bourquelot. Je me retrouve
avec une fistule : c'est une artère reliée
avec une veine par anastomose pour augmenter le débit
de la veine.
Et oui ! A partir de ce jour, ma vie va basculer entre
les mains des hôpitaux !! Robert
Debré =>St Joseph (opération) =>Robert
Debré (surveillance) =>Retour domicile.
Je
ne suis plus comme tout le monde !! Je dois apprendre
les termes techniques de la médecine et vivre
au sein des hôpitaux, maintenant !!
C'est
l'année de mon Brevet des Collèges, je
suis reçue, car j'ai appris à lutter pour
pouvoir avoir ce que je désire, c'est une chose
qu'on acquiert rapidement avec la maladie.
Rien ne m'empêche de poursuivre mes études
tout en continuant, bien sûr, les visites quotidiennes
à Robert Debré. Je décide donc
de préparer un CAP-BEP en comptabilité.
J'essaie de faire comme tout le monde, de vivre comme
tout le monde, alors quand vient l'opportunité
de participer à un stage de ski, j'ai une grande
envie d'y aller, car le ski c'est fantastique !!
Je vais donc à ce stage, mais problème
Je me fatigue beaucoup plus vite qu'une personne normale.
Alors, j'effectue les cours de ski du matin, et l'après-midi,
je rentre me reposer à l'auberge pendant que
les autres skient librement.
Retour à la maison, ces quinze jours ont été
magnifiques !!
Ma mère me laisse me reposer, et tout à
coup, cri de panique !! J'ai des crampes partout dans
les jambes et j'ai l'impression que mes genoux vont
se retourner.
Hospitalisation
en urgence, ce n'est rien, juste un peu trop de sport,
de fatigue et une alimentation pas adaptée.
Après ce petit incident, rien à signaler,
un an se passe normalement, je continue toujours les
consultations.
Voilà
qu'arrive l'examen (BEP) que je rate à très
peu de point: 9.71, c'est-à-dire à 29
centièmes de points, mais je ne peux pas être
repêchée, car j'ai manqué souvent
l'école : "Putain de Maladie".
Prise
de panique, je ne sais pas quoi faire !! Je me suis
toujours battue !! Et la maladie, je ne l'ai pas demandée
!!
Alors, on m'annonce qu'il faut que je redouble, que
je refasse une année pour même pas 1 point,
mais j'ai réussi quand même mon CAP. Un
petit soulagement.
Donc, je refais une année, tout en me disant
que c'est injuste ce qui m'arrive.
La galère continue, à partir du mois de
mai 1990, ma maladie s'aggrave, c'est-à-dire
que le traitement qui avait pu jusqu'à présent
stabiliser ma créatinine ne suffit plus, il faut
penser à la dialyse.
Puisque
j'ai un examen (BEP) à passer, le médecin
préfère que je vienne deux fois par semaine
faire des prises de sang à l'hôpital. Si
le résultat devient vraiment trop mauvais, on
peut me prendre en dialyse car j'étais sur place.
Pendant ces deux mois, j'ai vu ce qu'était la
dialyse, et qu'il y avait pire que moi, car on dialyse
même des bébés de 6 mois. Quelles
vies gâchées pour ces petits bouts-de-choux
si adorables...
Je me dis : "il faut que j'assure mon BEP, et que
je me batte avec cette maladie. Ce n'est pas elle qui
gagnera !!"
Je passe donc mon BEP, qui était facile, et voilà
que la dialyse va pouvoir débuter.
5
Juillet 1990, date à laquelle je suis conviée
pour ma première séance.
Voilà, à partir de ce jour mon traitement
passera à trois séances de 4h de dialyse
par semaine, jusqu'à la prochaine étape,
qui est la greffe (Transplantation du rein).
Ce traitement me va à merveille car je peux continuer
mes cours avec une volonté encore plus forte
de réussite, car j'ai un handicap par rapport
aux autres, mais une force supérieure.
Je réussi enfin à avoir mon BAC (en trois
ans au lieu de deux)? Ca n'a pas été facile
!! Certains professeurs ne comprenaient pas que le traitement
soit plus important que leurs cours. Mon absence ne
voulait pas dire que je ne suivais pas le cours, car
en dialyse rien ne nous est épargné !!
On manque un cours, eh vlan ! Voilà un sous-prof
qui vient vous faire une séance de rattrapage,
donc pas de repos !!
Je
n'ai pas fini de rencontrer des difficultés,
car j'ai envie de poursuivre mes études et d'obtenir
un diplôme supérieur. Je cours d'entretien
en entretien, pour obtenir un lycée, car mes
absences, marquées sur mon livret scolaire, ne
me facilitent pas la tâche. Il faut que j'explique,
que j'argumente et là encore j'ai l'impression
que l'on ne me croit pas toujours. La bataille est dure.
Dur
! Dur ! D'être dialysée et de vouloir vivre
normalement comme tout le monde !!
Enfin,
un lycée, pas dans ce que je veux, on prend toujours,
tant pis !!
Je rentre donc au lycée Turgot à Paris
(11ème) pour préparer en deux ans un BTS
en Informatique de Gestion.
Nouvelle
difficulté, je dois changer de centre de dialyse
car je suis trop vieille pour un centre pédiatrique
et les horaires ne sont pas adaptés.
Quel centre ? On m'envoie à Pontoise consulter
un néphrologue.
Surprise ! Mes horaires d'écoles ne correspondent
pas avec celles de la dialyse. Je finis à 17h
et je devrais être au plus tard à 17 H
30 en dialyse (chose impensable car il y a au moins
1h30 de transport en commun pour arriver à la
gare de Pontoise).
Il faut donc me trouver un centre sur Paris.
Pendant un mois, je cours pour aller de la dialyse à
l'école ou vice-versa, je deviens très
vite fatiguée !!
Hourra ! On a peut-être trouvé un centre
qui me prendrait du soir après mes cours.
Ce centre est à la porte d'Italie, dans le 13ème
arrondissement, et lors d'une consultation avec Madame
Dupuy, on me dit : "Il y a peut être une
place, ici à AURA Peuplier !!".
Une
victoire de gagnée n'entraîne pas forcément
la réussite.
Eh oui ! On tombe toujours sur des problèmes
! Hospitalisation pour ceci, hospitalisation pour cela,
et voilà comment perdre encore une année
scolaire !! Redoublement de ma 1ère année
de BTS.
Et
voilà que pour couronner le tout, je suis greffée
le 25 Janvier 1996 à St Louis !! Je reste un
mois en hospitalisation, après ma sortie j'ai
beaucoup de consultations mais quel soulagement. Ce
n'est plus la même fatigue que celle de la dialyse
!! Il faut juste que je m'habitue !! Je manque encore
des cours mais cette fois, c'était de la révision,
comme on m'avait fait redoubler.
Une
nouvelle galère s'ouvre devant moi, et à
moi de vivre avec, de me battre, et bien sur de gagner
!!
En fin de compte, tout ne se sera pas trop mal passé
car j'ai réussi mon BTS du 1er coup. SUPER !!!
Tout n'est pas encore gagné, maintenant il faut
trouver du travail, avoir un employeur qui accepte mon
handicap (mes heures de travail perdues à causes
des consultations).
Rien en vue !!
Mais,
voilà que ma santé se dégrade de
nouveau !! Les médecins ne sont pas contents,
car ma tension ne fait qu'augmenter et cela abîme
le greffon. Mais les médecins savaient que le
greffon ne tiendrait pas longtemps car depuis le début
j'ai une protéinuries.
Tension,
plus tension, cela fait remonter ma créatinine,
ce qui me conduit obligatoirement à l'hospitalisation.
On est en Novembre 1996, et je recommence les dialyses,
d'abord à Saint Louis, puis retour à Aura
Peuplier car je veux retourner en dialyse du soir pour
pouvoir travailler à temps plein.
Retour
en séance du soir vers le 10 Janvier, mais surprise
!! Les patients ne sont pas tous les mêmes que
ceux d'avant (c'est-à-dire que ceux de ma première
arrivée en 1993).
En
février, un problème se pose. J'ai mal
à mon côté droit (celui du greffon).
Je suppose que c'est mon ovaire qui doit me faire mal.
J'ai du mal à marcher tellement la douleur est
forte. Mauvaise supposition !!
Dialyse sans héparine car mon greffon a doublé
de volume (palpation faite par un médecin) puis
hospitalisation en urgence à St Louis. Peut-être
opération demain matin !!
On m'a donné un médicament pour calmer
la douleur, alors les médecins ont décidé
de n'opérer que le lundi suivant, à "froid"
disent t-ils.
Mais
pas de chance pour moi !! Car j'ai le droit à
la dialyse tous les jours du vendredi soir jusqu'au
lundi. Drôle de week-end !!
Dialyse le matin plus fatigue ont causé un gros
problème au bloc opératoire l'après-midi.
Eh oui !! J'ai du mal à me réveiller et
en prime j'ai fait une chute de tension à 5 pendant
l'intervention.
Lors de mon retour en chambre, j'ai mal à ma
fistule et je m'aperçois qu'elle est bouchée.
Aïe ! Aïe ! Encore un problème!!
Alors
les médecins décident que je dois retourner
au bloc opératoire dès le lendemain matin
pour qu'on me la débouche. Re-réveil difficile,
et cette fois je suis intubée. Oh, non !!
Retour en chambre, j'ai droit à un KT fémoral
que je vais garder pendant presque une semaine, car
on ne doit pas se servir de la fistule.
Goûter
à la joie de la transplantation, cela m'a donné
envie de recommencer.
Mais cette fois un énorme problème se
pose. Eh encore un !!
Eh oui !! Lors de ma première transplantation-détransplantation,
il a fallu me transfuser, et j'ai développé
des anticorps pour défendre mon organisme de
tout corps étranger. Tout le monde a des anticorps,
mais moi j'étais arrivée à un très
fort taux qui pouvait m'empêcher d'être
re-transplantée.
Mais
un problème peut toujours être résolu.
On m'envoie vers un autre médecin dans un autre
hôpital, cette fois c'est Broussais. Il m'explique
très gentiment qu'à notre époque
il existe un procédé pour diminuer le
taux d'anticorps qui empêche la transplantation.
Mais un doute surgit, car le médecin m'a dit
: "ce protocole ne fonctionne pas chez tous les
patients"
Mais après tout, "qui
ne tente rien, n'a rien !!"
Et c'est parti pour le traitement !!
Cela consiste en trois hospitalisations de deux jours
à un mois d'intervalle. On me perfuse des gammas
globulaires qui vont servir à détruire
mes défenses.
Mais encore un problème !! Lors de la première
perfusion, j'ai rebouché ma fistule que l'on
a débouché le soir même, mais sous
fistulographie. Cela dure longtemps !! Angoisse !! Angoisse
!! Je maudis ma fistule !!
Les autres perfusions se passent bien, à part
les chutes de tension.
Hourra ! Hourra ! Le traitement fonctionne très
bien sur moi.
Lors de la consultation, le médecin m'avait annoncé
qu'après le traitement je serais mise sur la
liste des greffes, mais dans la case prioritaire (c'est-à-dire
urgente) car il ne fallait pas que les anticorps refassent
leurs apparitions.
Un
jour, début juin, mon médecin de dialyse
m'appelle et me dit de venir tout de suite, car il y
a peut-être un rein pour moi.
Arrivée
à la dialyse, crise de panique. Je ne savais
pas que j'étais réinscrite et je ne m'attendais
pas à ce que cela arrive si vite !!
Panique ! Panique ! Tout le monde est très gentil
avec moi et ils me disent que cette fois c'est la bonne
!!
On m'envoie à la greffe, je me persuade que cela
va être comme la première fois, que l'opération
va vite se dérouler et que je serai vite "sur
pied" !!
Transplantation
le 3 Juin 1998.
Elle
ne va pas se dérouler comme je l'avais espéré
!!
Le lendemain de l'intervention, on m'envoie faire un
examen que je ne connais pas, c'est une artériographie
pour voir comment se porte mon artère rénale.
Lors de cet examen, le médecin vient me voir
pour m'assurer que cela ne fait pas mal. J'ai juste
le temps de lui dire que je ne me sens pas bien. Eh
vlan ! On me met sous oxygène.
Quelle surprise ! Car je me réveille en dialyse,
intubée, mains attachées, pour apprendre
que deux jours se sont écoulés. J'ai dormi
du jeudi matin au vendredi.
Là, les médecins m'annoncent que je leur
en ai fait voir de toutes les couleurs.
Eh, oui ! Lors de l'artériographie je me suis
évanouie. Il a fallu regonfler mon artère
rénale, qui empêchait le sang d'arriver
jusqu'au rein.
Et le greffon ne fonctionnant pas, il n'a pas pu faire
évacuer tous les liquides que l'on reçoit
lors de la transplantation, ce qui m'a causé
une gêne respiratoire, c'est pour cela que l'on
m'a intubée. Cette gêne s'appelle O.A.P.
(Oedème Aigu du Poumon) que l'on peut essayer
de faire partir avec la dialyse.
Et voilà l'explication de ma surprise.
Mais mon réveil, je le dois à une personne,
car je pense que c'est sa voix qui m'a réveillée,
mon subconscient l'a reconnue!!
Lors de mon réveil, je me suis sentie triste
car je ne pouvais ni bouger, ni parler. C'était
le jour où ma maman devait venir me voir. Eh,
oui ! On était déjà vendredi...
Alors j'ai demandé un crayon, et le premier mot
que j'ai écrit quand le médecin est venu
me voir c'était : MAMAN.
Le médecin m'a dit qu'elle était au courant
de tout, elle appelait plusieurs fois par jour pour
savoir ce qui se passait.
Quelqu'un qui pense à moi !!
Pour
en finir avec cette greffe, on m'a retiré le
greffon le lendemain, car il n'a jamais reçu
de sang et il a coagulé. Re-anesthésie,
mais cette fois légère !!
Si
je fais le compte, j'ai eu le droit à trois anesthésies,
un O.A.P. et un réveil très mouvementé
en dialyse.
Quel dommage ! Tous ces efforts pour rien !!
On
me garde quelque temps en observation et les médecins
disent : "il n'y aura aucune incidence pour la
prochaine transplantation".
Les
vacances passent.
Lors
d'une consultation où je revois le médecin
de Broussais, il m'annonce qu'il faut tout recommencer,
c'est-à-dire les perfusions des gammas globulaires.
Cette fois, je n'en peux plus !! Alors je dis : "je
vais réfléchir et en parler avec mon médecin
de dialyse".
En fait, c'est tout réfléchi !! J'ai vite
fait un bilan de la situation et je me suis dit : "je
finirai ma vie en dialyse, car c'est ce qui m'arrivera
si la 3ème greffe ne fonctionne pas, alors pas
besoin de tout recommencer."
Que
faire ?
Personne
pour m'aider. Je dois prendre la décision seule.
Je ne me sens pas la force de recommencer !!
En
plus, ce n'est pas mon année. On doit me refaire
une fistule parce qu'avec tout ça et les chutes
de tension, la première a déclaré
forfait...
L'opération
a lieu à la Clinique Jouvenet. Lorsque le médecin
pose un énorme garrot sur ma main et qu'il l'a
fait descendre tout le long de mon bras, je me metà
crier et à pleurer. Eh, oui ! On était
en train de faire du mal à ce que j'avais de
plus cher et qui me faisait vivre : ma fistule !!
Quelques
mois passent normalement, à part un détail
dans mes analyses qui intrigue mon médecin de
dialyse, mes Gammas GT et Transaminases sont trop élevés.
Ah ! Non ! Pas encore un pépin.
Mais, si !!
J'ai le droit à la visite d'un autre hôpital.
Cette fois, c'est Beaujon pour un prélèvement
de foie.
L'hospitalisation et l'examen se sont passés
correctement, sauf que j'ai eu la frousse !!
De
retour de vacance, un nouveau problème apparaît.
Cette fois, je craque.
Examens sur examens pour chercher la cause du problème
: mon pouls augmente lors des séances de dialyse.
Moi,
je finis par me demander si un jour tout cela s'arrêtera.
Alors,
je me lance un nouveau combat, celui de trouver du travail.
Je m'y lance à fond, je réponds aux annonces,
me déplace à l'ANPE, rejoins l'association
EPSR 95 (Association qui Aide les Handicapés
à retrouver leur Autonomie en les assistant dans
les démarches pour retrouver du travail).
Je mets tout en marche pour me lancer dans une vie active
normale, sans oublier la dialyse.
Tout en continuant d'aller à l'Association ou
je réponds à des offres d'emploi, je m'inscris
avec l'ANPE à une session d'Evaluation Professionnelle.
Lors de la réunion on se retrouve à 40
mais il n'y a que 20 places prévues, il faut
encore que ma candidature soit acceptée, j'essaie
de mettre tous les chances de mon côté
!!
Je suis retenue !! Chouette, une porte qui s'ouvre !!
Formation : Avril 99 à Juillet 99 (avec un stage
pratique en entreprise).
Ce n'est pas facile tous les jours mais j'ai une volonté
de fer, je veux m'en sortir, j'ai tellement envie de
travailler. J'ai appris énormément de
choses et je ne peux pas en rester là.
Alors, je m'inscris à l'Intérim et je
décroche ma 1ère mission.
Actuellement,
je suis embauchée dans la société
ou j'ai fait mes premiers pas avec l'intérim
(intérimaire => CDD => CDI) et mon travail
me passionne, rien n'est plus agréable que de
se lever le matin pour faire comme tout le monde, aller
travailler...
Cela
change tout de travailler !! Les journées se
passent plus vite, je ne pense plus à ma maladie,
sauf lorsque je vais à mes dialyses !!
Quand
je regarde en arrière, je m'aperçois que
j'en ai fait du chemin et qu'il m'en reste encore à
faire...
Il
me suffit de prendre la bonne décision au bon
moment.
Une nouvelle décision...
Le
boulot suit son cours et j'ai besoin de me battre pour
quelque chose.
Alors
je me lance ce défis, j'espère qu'il ne
sera pas insurmontable.
C'est
la Greffe et celle-ci avec un grand G.
J'ai
longuement réfléchi, j'ai noté
le POUR et le CONTRE.
Quand
ma décision était presque prise, j'en
ai parlé avec mon médecin de dialyse (Mde
Dupuy - Néphrologue AURA 13ème). Elle
était heureuse car elle attendait mon feu vert
depuis mon échec. Jamais
personne n'a essayé de me pousser dans cette
voix car tous connaissaient ma position sur la transplantation.
Pour moi, il fallait que les médecins fassent
encore d'énormes progrès dans ce domaine.
Voilà
que le RDV est pris pour l'hôpital Pompidou...
Lors
de la consultation, je me pose d'énormes questions
: est-ce que j'ai pris la bonne décision, est-ce
que je fais le bon choix ?
Le
fait de revoir M. Glotz m'a redonné confiance
en moi, et je suis totalement prête pour cette
nouvelle épreuve. Les consultations sont prévues
pour Mars et je ne veux plus faire marche arrière.
De
toute façon, cela marchera très bien cette
fois, car c'est mon projet pour cette année...
Isabelle
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