Les hommes meurent mais ce sont les femmes qui sont malades...
- Mise à jour le Jeudi, 22 Décembre 2011 02:18
- Écrit par Yvanie
- Jeudi, 22 Décembre 2011 02:04
Les hommes meurent mais ce sont les femmes qui sont malades...
Par Christian Baudelot

Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, mais elles sont plus souvent malades. Intrigant, n’est-ce pas !
C’est pour y voir plus clair qu’Anne-Sophie Cousteaux a consacré sa thèse de sociologie, soutenue à Sc-Po en décembre 2011, à expliquer ce paradoxe : sur-mortalité masculine d’un côté, sur-morbidité féminine de l’autre.Â
Les hommes meurent plus tôt que les femmes, la chose est sûre, en France mais aussi dans la plupart des autres pays de la planète. L’explication est simple : des causes de décès en grande partie « évitables » qui interviennent entre 20 et 65 ans : tabagisme, alcoolisme, conduites routières dangereuses, comportements violents, accidents du travail.
Mais les femmes, pourquoi sont-elles plus malades sans pourtant en mourir tout de suite ?
Les premières réponses qui viennent à l’esprit ne sont pas les bonnes.
La biologie ? Le corps des femmes est différent de celui des hommes mais il n’est pas plus fragile ni moins résistant. Les cancers de la prostate sont aussi ravageurs que ceux du sein.
La place des femmes sur le marché du travail qui occupent les postes les moins stables et les moins payés ? Leurs charges domestiques et familiales ? Pas de lien clair, là non plus, entre le statut social de la femme, au travail et à la maison, et sa moins bonne santé.
Maladies imaginaires ? En « s’écoutant trop », elles sur-déclareraient leurs problèmes de santé ? Pas du tout, elles sont bel et bien plus souvent malades que les hommes, le fait est établi. Leurs affections se manifestent par des troubles psychologiques et somatiques plus fréquents.
Mais alors pourquoi, comment ?
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