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Une
des conséquences de la pénurie est le recours
à des donneurs de plus en plus âgés. L'âge
moyen des donneurs prélevés en France était
en 2004 d'un peu plus de 47 ans, il a augmenté de 10
ans depuis 1996. Le graphique suivant présente l'évolution
du nombre de donneurs prélevés en France, par
tranche d'âge, depuis 1996.

Même
si cette tendance signe manifestement une dégradation
de la qualité des greffons, on sait que des reins prélevés
sur des donneurs âgés, mais en excellente santé
peuvent se révéler de très bonne qualité
!
Reins
marginaux...
De
plus, des organes sont aujourd'hui prélevés
sur des personnes atteintes de pathologies qui auraient constitué
une contre indication il y a encore quelques années
(diabète, hypertension...). Cela signifie que la qualité
des organes est moindre. On parle alors de "donneurs
limites" ou de "donneurs marginaux".
On
sait que les greffes qui seront réalisées à
partir de leurs reins risquent de fonctionner moins bien et
/ ou moins longtemps - même si ce risque est purement
statistique. Un autre type de reins marginaux est obtenu en
prélevant les organes sur des donneurs dont le coeur
a cessé de battre. On parle alors de donneurs
à coeur arrêté.
Certaines
techniques permettent potentiellement de "mieux"
utiliser ces reins marginaux : le protocole "bigreffe",
par exemple, correspond à la greffe de deux reins d'un
même donneur "limite" à un seul receveur,
pour augmenter le capital rénal transplanté.
Il est mis en place dans certains centres et est réservé
à des receveurs de plus de 60 ans, dans des conditions
bien précises).
Reins
marginaux : quelle info pour les receveurs ?
Même
s'il reste discuté dans le milieu médical, le
recours aux reins marginaux semble légitime dans le
contexte de pénurie dans lequel nous nous trouvons.
Ces organes permettent de greffer des malades qui seraient
restés en dialyse de longues années sinon, et
dont l'état de santé se serait vraisemblablement
dégradé considérablement...
Ce
type de greffes doit cependant s'entourer de certaines précautions.
En particulier, il semblerait légitime que les malades
soient informés de cette possibilité lorsqu'ils
s'inscrivent sur la liste d'attente et que le choix leur soit
laissé d'accepter ce type de greffon ou de préférer
attendre plus longtemps un rein de meilleure qualité.
Ce n'est malheureusement pas encore la règle en France.
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