Revue de Presse 2003
1er trimestre

 
 
 
 

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Livre d'Or.




 
Les archives de la revue de Presse du premier trimestre 2003 (janvier, février, mars 2003)

L'actualité de l'Insuffisance rénale, des greffes et de la recherche dans le monde de janvier à mars 2003 :

 

Insuffisance rénale chronique : la parole aux patients

27 mars 2003, Le Quotidien du Médecin

La Fédération nationale d'aide aux insuffisants rénaux (FNAIR)* fête ses 30 ans. A cette occasion, le congrès organisé le 30 mars au palais des Congrès de Versailles retracera les grandes étapes de la prise en charge de l'insuffisance rénale chronique (IRC) et donnera largement la parole aux patients. En dépit des progrès, les problèmes au quotidien sont nombreux.

« D'une époque où il était question de survivre, nous sommes passés à une époque où il est question de vivre » : ces propos de Régis Volle résument à eux seuls la situation du patient insuffisant rénal chronique terminal, qu'il soit traité par dialyse ou par transplantation.

Après trente ans d'existence, la FNAIR (Fédération nationale d'aide aux insuffisants rénaux) tient son sixième congrès au palais des Congrès de Versailles dans le cadre des Journées nationales de l'insuffisance rénale. Son président, Régis Volle, dialysé en 1967 et greffé en 1989, a accompagné l'évolution de la prise en charge de cette maladie chronique. « J'ai été dialysé à l'époque héroïque, chez Traeger à Lyon, et j'en suis l'un des rares survivants. Je n'en connais que trois ou quatre de cette époque. Je devrais être mort, car, comme le raconte le Pr Traeger, chaque semaine arrivaient dans ce service un ou deux patients qu'on devait laisser mourir, faute de moyens. Il fallait sélectionner les malades. »

Les pionniers

Quarante ans d'histoire de la médecine et trente ans de vie associative ont changé le visage de l'IRC. Le congrès se propose de rappeler les grands moments de l'histoire de la maladie et de ses traitements : du mal de Bright (coma urémique), rapidement mortel ,à la maladie chronique aujourd'hui. Les témoignages des principaux pionniers viennent illustrer cette histoire. Celui du Pr Gabriel Richet, qui a pratiqué les premières dialyses chez des patientes en insuffisance rénale aiguë après une infection post abortum. « Quatre minutes de projection retrouvées dans les archives de l'hôpital de Necker permettent de voir l'une de ces séances. Le document est exceptionnel. De même, dans le hall sera exposé l'appareil de dialyse : une grosse machine à laver en inox avec un gros tambour et un bac. On a l'impression d'un appareil de torture », explique Régis Volle.
C'est au Pr Jules Traeger que revient le mérite d'avoir ouvert à Lyon, en 1963, le premier centre de dialyse en Europe : un extrait de l'émission Cinq colonnes à la Une qui la fera découvrir au public en 1967 sera également diffusé. Mais c'est aux Etats-Unis que le Pr B. Scribner soignera les premiers insuffisants rénaux chroniques parce qu'il aura résolu le problème de l'accès vasculaire grâce à l'implantation d'une canule en silicone à demeure. Il sera présent grâce à un film américain de l'époque et à la présence d'un patient dialysé dans son service en 1963.
Les Pr René Kuss et Christophe Legendre apporteront leurs témoignages de la transplantation. Le premier a fait les premières transplantations à Paris chez le Pr Hamburger, le second est un défenseur de la transplantation par donneur vivant. « Autant nous avons été les pionniers dans beaucoup de domaines, dialyse et transplantation, autant nous sommes en retard dans le domaine de la transplantation avec donneur vivant, loin derrière le Canada ou les Etats-Unis. Ce déficit est regrettable et nous voudrions attirer l'attention du ministère là-dessus », souligne Régis Volle.
Pourtant, cela marche bien. Max-Alain Brochet, le plus vieux transplanté avec donneur vivant en France, peut en témoigner. Transplanté avec un rein de son père en 1967, il poursuit aujourd'hui son métier d'horticulteur et son père toujours vivant continue à conduire son tracteur.
Beaucoup de témoignages de patients évoqueront tous ces points. Le congrès sera « à l'écoute des patients et centré sur eux ».
Le président de la FNAIR rappelle que l'association, créée par une quinzaine de patients pour informer, représenter et défendre l'intérêt des patients, a participé à tous les combats. « Dès 1974, nous avons demandé à intégrer la Commission nationale de l'hémodialyse et de la transplantation du ministère de la Santé et ainsi participé à l'élaboration de l'organisation du traitement de l'insuffisance rénale chronique en France. » En 2001, lors des premières Journées nationales, l'IRC était reconnue comme la cinquième maladie majeure. Les deux décrets adoptés en septembre 2002 marquent une nouvelle étape pour l'organisation du traitement par dialyse (« le Quotidien » du 22 novembre 2002). « Il a fallu trente ans pour obtenir la suppression de la carte sanitaire. Cinq ans pour obtenir l'indemnisation du temps passé en dialyse à domicile par le conjoint et par le patient. »
Les combats n'ont pas été vains. « Il a fallu innover. Dès les années 1970, les patients se sont engagés, ont demandé à être informés et formés. La loi sur les droits de malades, nous l'avions déjà appliquée. »

Il reste pourtant beaucoup à faire

En dépit de ces avancées, il reste pourtant beaucoup à faire : développer la transplantation avec donneur vivant, sensibiliser le public au don d'organes pour éviter qu'il y ait autant de refus. La délivrance en pharmacie de ville des immunosuppresseurs autre que la ciclosporine (déjà autorisée) et de l'érythropoïétine faciliterait la vie des patients.
Sur le plan social, « nous avons toujours défendu le fait qu'il fallait que les dialysés ou les transplantés se prennent en charge, travaillent et essayent de se réinsérer, ce qui est souvent le cas. Malgré tout, des problèmes demeurent ». Dans les entreprises, les dialysés ont toujours du mal à se faire accepter. Ils sont considérés comme de « grands malades ». Lorsqu'un dialysé est transplanté, il perd son invalidité de 80 % qui ouvre droit à l'AAH, car il est considéré comme guéri. « Or ce n'est pas parce que vous êtes transplanté que vous allez trouver un travail tout de suite. Ces transplantés se retrouvent complètement démunis et nous voudrions sensibiliser le secrétaire d'Etat aux Handicapés sur ce sujet », ajoute Régis Volle.
Si, « aujourd'hui, on aime, on travaille, on voyage avec sa maladie », les difficultés psychologiques, financières ou socioprofessionnelles demeurent donc. Elles touchent le patient lui-même, mais aussi son entourage. Au quotidien, la vie des insuffisants rénaux reste difficile, soumise à des contraintes importantes. « Notre objectif est que, malgré la maladie chronique, par définition non guérissable, nous puissions œuvrer pour que chaque patient insuffisant rénal tende, le plus possible, vers une forme de guérison grâce à la maîtrise de son destin », affirme Régis Volle. Pour cela, il faut que la liberté de choix de la structure et de son équipe soignante soit réellement effective partout. « L'idéal dans l'avenir serait que les patients pris en charge dans les centres de dialyse ou les centres de néphrologie puissent être suivis efficacement par des généralistes et par des spécialistes formés. Il serait intéressant que les généralistes, comme les spécialistes, s'intéressent plus à la maladie. La constitution de réseaux améliorerait le suivi. »
Le volet préventif est aussi très important. L'incidence de l'insuffisance rénale terminale augmente régulièrement de 5 % par an et sa prévalence de 8 %, compte tenu de l'allongement de vie des patients traités. Pourtant, aujourd'hui, l'évolution vers le stade terminal pourrait être évitée pour 10 % des patients s'ils étaient dépistés plus tôt. De même, l'évolution pourrait être retardée de dix ans pour 30 % des insuffisances rénales.

Dr Lydia ARCHIMÈDE

L'histoire étonnante de Robin Eady
Le Pr B. Scribner, à Seattle (Etats-Unis), est le premier à annoncer au monde qu'il traite de façon continue depuis plusieurs mois des patients insuffisants rénaux. La nouvelle annoncée dans « Paris-Match » va bouleverser la vie de Robin Eady. Ce jeune Britannique francophile est étudiant en médecine. Il a 20 ans, est en insuffisance rénale et se sait condamné. Il part pour Seattle où le Pr Scribner accepte de le traiter. En 1965, il revient à Londres où le premier centre de dialyse vient d'ouvrir. Aujourd'hui, le Pr Robin Eady est spécialiste en dermatologie.

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Les lois de bioéthique à l'Assemblée

27 mars 2003, Assemblée Nationale

La Commission des affaires sociales de l'Assemblée examine depuis hier le projet de loi sur la bioéthique. 173 amendements ont été déposés. Les députés ne pourront en débattre dans l'hémicycle qu’à la fin du mois de mai.

Le 19 mars dernier, la Commission des lois a examiné pour avis, sur le rapport de Mme Valérie Pecresse, le projet de loi relatif à la bioéthique (n° 593).

A cette occasion, Pierre-Louis Fagniez (UMP, Val de Marne) rapporteur de la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales, a déclaré que seul, le clonage reproductif devrait être interdit. Selon lui, le clonage thérapeutique est "utile à la science et au progrès médical". Il préfère parler de "transfert nucléaire" au lieu de clonage thérapeutique. Concernant la recherche sur l'embryon, il pense que le prélèvement cellulaire, que la loi autoriserait sur les embryons surnuméraires, "ne porterait nullement atteinte à l'embryon". Il craint que des lois "restrictives" n'entravent les progrès de la recherche médicale.

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Dijon : nouvelle crise pour la dialyse

14 mars 2003, Le Bien Public

Inquiétante incertitude pour une douzaine d'habitants de Côte-d'Or qui doivent subir des dialyses régulières. Aujourd'hui, par manque de personnel, ces malades atteints d'insuffisance rénale chronique, pourraient ne pas recevoir les soins que nécessite leur état. "Nous sommes dans une situation de crise aiguë", souligne le professeur Gérard Rifle, chef du service de néphrologie au centre hospitalier régional universitaire.
A Dijon, le CHU dispose d'un centre de dialyse qui a reçu l'autorisation de fonctionner en soirée, pour faire face à l'augmentation des besoins. A côté, se trouve un local dit "d'entraînement" à l'auto-dialyse, géré par la fondation pour le développement des techniques de suppléance des fonctions vitales. Les autorités sanitaires ont donné leur aval pour que ce service soit temporairement dédié à une dialyse lourde, là encore pour remédier à l'insuffisance de places et éviter à des patients de se déplacer à Vesoul, Pontarlier ou Chaumont, dans des centres par ailleurs saturés.
"Avec un personnel infirmier mis en commun, nous avions réussi à traiter dix-huit insuffisants chroniques", explique le professeur Rifle. Selon lui, les difficultés récentes sont liées à la décision de la fondation de retirer trois infirmières. "Nous avons eu 24 heures pour nous retourner", dénonce le chef de service, mettant l'accent sur le risque vital qu'encourent ces patients. Hier, après rappel du personnel hospitalier en repos ou en congés, ces personnes ont pu être accueillies. Cet après-midi, rien n'est moins sûr. Pour la présidente de l'association des insuffisants rénaux de Côte-d'Or, Marilyne Faure, ce constat est "insupportable et intolérable" : "En dernier recours, on finira par trouver une solution mais ce type de situation ne devrait même pas être envisageable. Les malades sont pris en otage !"

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Les insuffisants rénaux militent pour le don d'organes

5 mars 2003, Le Parisien

EN PICARDIE, la maladie touche près de 1 000 personnes. Ce week-end, l'association régionale des insuffisants rénaux (AIR), basée à Bailly, a tenu son assemblée annuelle. Présidente régionale, Christine Menveux est la porte-parole de 250 personnes. Elle détaille : "L'AIR regroupe des malades qui vont en dialyse et d'autres qui ont été greffés. On note actuellement une augmentation des dialysés de plus de 6 % par an. Les malades greffés sont en général relativement satisfaits, à condition qu'il n'y ait pas de problème d'incompatibilité avec le donneur d'organes. En Picardie, un malade peut recevoir une greffe dans l'année. C'est pour cela que l'association milite aussi pour le don d'organes."
Mener le combat pour le bien-être des malades passe par la récolte d'argent. Ainsi l'association organise-t-elle diverses actions. En 2002 par exemple, l'AIR a organisé une cinquantaine de manifestations allant du loto au spectacle, en passant par les journées d'information auprès du grand public, des élèves infirmières et des lycéens.

Le but est aussi de sensibiliser les plus jeunes à la nécessité du don d'organes. Elle se charge également de tisser des liens avec des psychologues et néphrologues (spécialistes des reins), afin qu'ils apportent des informations aux malades et participent aux journées Santé Handicaps Infos. Secrétaire de l'AIR-Picardie, Henri Barbier précise : "La fédération est en train de bouger grâce à la sortie d'une loi l'an dernier en faveur de la prise en charge des insuffisants rénaux, qui classe l'insuffisance rénale chronique comme cinquième maladie nationale." Regrettant un net recul des adhérents depuis deux ans, il s'inquiète : "Il faudrait que des gens nous rejoignent pour que l'association continue à vivre." Quoi qu'il en soit, 2003 sera placé sous le signe de l'espoir. Le 5 avril, l'AIR organisera en collaboration avec le CHU d'Amiens les Olympiades des greffés. Au programme : des randonnées cyclistes et la plantation d'un arbre en hommage aux donneurs d'organes.

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Des cellules souches adultes dans le sang ?

28 février 2003, Le Figaro

Cette découverte pourrait permettre de se passer des cellules souches embryonnaires...

Des chercheurs américains annoncent avoir obtenu, avec une facilité apparemment déconcertante, des cellules souches humaines adultes pluripotentes, à partir d'une population de globules blancs présents en grande quantité dans le sang. A partir de ces cellules de défense de l'organisme (des "f-macrophages"), ils ont réussi à induire la formation de plusieurs types cellulaires : des macrophages standards, des lymphocytes, mais aussi des cellules de peau, des cellules endothéliales, neuronales et des cellules de foie. Le débat de la révision des lois de bioéthique, qui avait interdit en 1994 les travaux de recherches sur l'embryon, et donc sur les cellules souches embryonnaires, pourrait s'enrichir de cette découverte. En effet, si elle se confirme, elle fournirait une alternative puissante à la manipulation de cellules souches embryonnaires.
[...]

Jean-Michel Bader

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Demain, les clones ?

27 février 2003, Libération

Impossible de copier une personnalité, mais l'essence de la médecine est de pallier les insuffisances de la nature.

Demain, les clones ? Non ! Pas plus que demain les transplantés cardiaques, ou demain les trépanés du cerveau. De même que l'on ne pratiquera pas la transplantation ou la trépanation en l'absence d'une évidente indication médicale et seulement en cas de nécessité absolue, de même il n'y aura pas "demain les clones". On fait aujourd'hui un très mauvais procès à la médecine et à la science en imputant à la recherche sur le clonage l'intention de changer la nature de l'homme et de sa société, de violer ses droits, ou d'autres intentions diaboliques. Nul doute qu'il y ait des dangers, mais ceux-ci viennent d'ailleurs. D'abord la technologie du clonage chez l'animal s'est révélée très difficile, d'une navrante inefficacité, et provoque de plus des défauts du développement conjugués à une anormale expression de certains gènes. L'annonce récente de la mort de la première brebis clone et de ses maladies renforce encore le soupçon que la technique est dangereuse. Les régulations de l'éthique médicale interdisent formellement d'appliquer à un être humain, même avec son consentement, un procédé ou une médication dont la sûreté et l'efficacité n'ont pas pu être démontrées chez l'animal. La technique du clonage reproductif, dans son état actuel, ne saurait donc être appliquée à l'homme, pour quelque bonne raison médicale que ce soit.

Comment alors expliquer l'intensité du débat sur l'application du clonage reproductif chez l'homme ? Ne s'agit-il pas, en voulant condamner toute procréation d'un être humain génétiquement identique (comme le fait une convention européenne de 1998), d'une affirmation sur ce qu'est la nature humaine, une nature entièrement déterminée par les gènes ? Il y a là, à travers ce procès du clonage, le danger de propager dans le public un "dogme" de déterminisme génétique qui, en réalité, n'a pas de base scientifique. On nous parle de polycopier l'homme et sa personnalité dans une croyance extrême et réductionniste au tout-génétique. L'esprit et l'âme sont-ils déterminés dès la conception par l'assemblage des gènes, niant le libre arbitre et la libre volonté ? A l'âge de la phénoménologie qui démontre la place centrale du vécu, reviendrons-nous à la toute-puissance du sort prédéterminé à la naissance, à l'instar de l'astrologie ? Ce n'est pas par hasard qu'une secte croyant aux extraterrestres astraux s'est récemment servie d'une supercherie de clonage pour répandre ses idées. Une personne raisonnable croira-t-elle vraiment que l'on puisse cloner la personnalité ?

Car, en réalité, de quoi s'agit-il ? Biologiquement parlant, le clonage donnerait naissance à un jumeau génétique du parent apportant le noyau utilisé pour féconder l'ovule énucléé. Deux jumeaux ne sont pas une même personne dupliquée ; ils diffèrent en maints aspects, et leurs capacités cognitives montrent notamment une corrélation statistique de 50 %, haute il est vrai mais laissant 50 % de liberté façonnée par l'éducation, l'environnement et l'expérience personnelle de chacun. Les différences entre l'enfant clone et son parent jumeau seraient encore plus grandes que celles de vrais jumeaux, puisque les premiers ne seraient pas issus du même utérus maternel et seraient nés à des dizaines d'années d'intervalle, accentuant l'hétérogénéité environnementale. Génome identique ne signifie pas comportement et personnalité identiques, et même ce qui est héréditaire n'est pas forcément inchangeable. Dans le débat sur le clonage, on fait trop souvent croire au public qu'il serait possible de "reproduire" une personne décédée ou de copier la beauté. Il faut expliquer que les gènes ne sont qu'une partie de ce qui fait la personnalité ; même la beauté n'est pas entièrement physique et dépend du désir de plaire. Ce danger du tout-génétique a été bien prévu par le Comité international de bioéthique (CIB) de l'Unesco qui, dans sa Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l'homme, a pris soin d'affirmer (article 2b): "Cette dignité [humaine] impose de ne pas réduire les individus à leurs caractéristiques génétiques..."

Qu'il y ait danger dans une utilisation abusive de la science, et notamment de la génétique humaine, est indéniable, mais c'est le rôle même de la bioéthique que de définir les limites de ce qui est permis. La reproduction sexuée assure la diversité des humains, et il ne doit pas être question de lui substituer le clonage. Mais c'est l'essence de la médecine que de pallier les insuffisances de la nature, en la contournant si besoin est. Pour un couple stérile qui refuse un don de sperme ou d'ovule extraconjugal, la procréation assistée par clonage (si la méthode était sûre et efficace) serait par exemple une possibilité nouvelle offerte par la médecine. Limitée à des applications médicales individuelles dans le respect des droits de l'homme, entre autres celui de bénéficier de la science, cette technologie ne mettrait pas plus la famille humaine en danger que les fécondations in vitro. Cela ne veut pas dire "demain les clones" mais cela veut dire ne pas exclure a priori une nouvelle technologie dans la lutte contre les maux de l'humanité. La recherche sur le clonage promet d'ailleurs de contribuer aussi à la technologie des cellules souches embryonnaires, qui, prélevées d'un oeuf fécondé au cinquième jour de son développement in vitro, permettront de préparer en laboratoire des tissus autologues pour réparer des organes lésés, en cardiologie ou dans le diabète. Jusqu'à ce jour, il n'a pas encore été possible de produire par clonage un tel embryon humain de cinq jours, mais on veut interdire cette recherche (dite clonage thérapeutique) car elle pourrait mener au clonage reproductif. L'ONU elle-même est saisie de requêtes visant à interdire globalement toute recherche pouvant mener au clonage. C'est un mauvais procès fait à la science.

Certes, interdire aujourd'hui le clonage à usage reproductif chez l'homme est entièrement justifié car la méthode est dangereuse, inefficace, et son utilisation serait contre l'intérêt et les droits du patient. De nombreux pays ont des lois interdisant le clonage reproductif. En Israël, cette loi établit aussi une commission dont le rôle est de suivre l'avancement de cette science et de conseiller le gouvernement sur la nécessité ou non de prolonger l'interdiction, prévue à l'origine pour cinq ans. En Israël comme au Royaume-Uni, la loi n'interdit pas la recherche afin d'obtenir des cellules souches clonées, sans implantation dans l'utérus. Le CIB de l'Unesco s'est également prononcé pour admettre la recherche sur cellules souches d'embryons clonés et, dans un esprit de pluralisme, laisse à chaque Etat le devoir de débattre et de décider. Le vrai débat bioéthique n'est pas "demain, les clones" mais au contraire de dissiper le fantasme du déterminisme génétique, de réfléchir au statut de l'ovule fécondé, et de guider les éventuelles applications médicales dans le respect de la dignité humaine et du droit de chacun.

Michel REVEL

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Erreur de groupe sanguin: Jesica est morte

23 février 2003, ATS

L'adolescente mexicaine, victime d'une erreur de groupe sanguin lors d'une greffe coeur-poumons dans un hôpital de Caroline du Nord, a été déclarée morte. Selon les médecins, son coma était irréversible. L'assistance médicale lui a été retirée.
Agé de 17 ans, l'adolescente se trouvait depuis vendredi dans un état critique, souffrant de complications cérébrales après une deuxième opération réussie jeudi.
«La décision de supprimer l'assistance a été prise en conformité avec la loi de la Caroline du Nord, et sans protestation de la part de la famille», a précisé un porte-parole de l'hôpital, précisant qu'un deuxième avis médical n'avait pas été ordonné, contrairement à ce qu'avait souhaité la famille dans un premier temps.
A la suite d'une rare mais tragique erreur médicale, la jeune fille, dont le groupe sanguin est O positif, avait été greffée le 7 février avec les organes non compatibles d'un donneur de type sanguin A négatif.

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Jesica a été de nouveau greffée

20 février 2003, Associated Press

Jesica Santillan, l'adolescente qui avait été accidentellement transplantée d'un bloc cœur poumon dont le groupe sanguin était non compatible avec le sien, a pu être de nouveau greffée.

L'opération s'est parfaitement déroulée, ont indiqué les responsables de l'hôpital universitaire de Duke.
La jeune fille a été rapidement transférée dans l'unité de soins intensifs pédiatriques de l'établissement.
Néanmoins, les médecins estiment qu'elle n'a qu'environ 50% de chances de survivre à l'intervention. Sa condition physique s'était en effet rapidement détériorée durant les quelques jours qui ont été nécessaires pour obtenir ses nouveaux organes. Elle a été maintenue en vie artificiellement, et la réanimation a provoqué des dommages cérébraux et rénaux. Elle a dû subir plusieurs séances de dialyse. Les prochaines heures seront donc décisives.

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L'inventeur de la dialyse reçoit le prix de l'Engineering

18 février 2003, Reuters


Le Dr Willem Kolff, qui fut le premier à mettre au point une machine à dialyse, a reçu ce prix d'un montant de 500 000 $, qui lui a été attribué par l'Académie américaine d'Ingénierie. Il est considéré mondialement comme l'équivalent du prix Nobel.

Le premier dialyseur fut mis au point dans les années quarante, sous l'occupation nazie. Mais Kolff ne s'est pas arrêté là, puisqu'il a également conçu la machine cœur poumon, qui a rendu possible les transplantations cardiaques et les opérations à cœur ouvert, une pompe intra aortique d'assistance cardiaque, un œil artificiel et même un cœur artificiel.

"Les vies de plus de vingt millions de personnes au monde sont maintenues, ou significativement améliorées, par les techniques de remplacement d'organes", déclare Leo Thomas, président du comité de sélection.
"Les organes artificiels y jouent un rôle clé, et le Dr Kolff a participé à la conception de la quasi totalité de ceux qui existent. C'est vraiment le père de la discipline."

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Une adolescente entre la vie et la mort suite à une erreur durant une transplantation

18 février 2003, Associated Press
traduction partielle de l'article de Emery P. Dalesio

Une jeune fille de 17 ans a reçu un greffon cœur poumon d'un donneur dont le groupe sanguin n'était pas compatible avec le sien à l'hôpital universitaire de Duke, aux USA.

La condition physique de Jesica Santillan s'est progressivement dégradée après l'opération, le 7 février dernier. Elle a souffert d'une attaque cardiaque le 10, et d'un arrêt cardiaque dimanche dernier. Elle est à présent maintenue en vie par des machines. Son organisme rejette ses nouveaux organes, ses anticorps les détruisent peu à peu.

La jeune fille était de groupe O positif, et le son donneur de groupe A. Le porte parole de l'hôpital a déclaré qu'il ne pouvait donner aucune explication quant aux raisons de cet accident. L'équipe de greffe était persuadée que le greffon était compatible. Il provenait de Boston, et le responsable de la banque d'organe de Nouvelle Angleterre certifie qu'il était munis des documents stipulant son groupe sanguin, A.
Elle a été placée en priorité extrême sur la liste d'attente américaine. Seul une nouvelle transplantation pourrait lui permettre de survivre, à condition qu'elle ait lieu très rapidement.

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Greffes : cinquante ans après, le même esprit que les pionniers

10 février 2003, Le quotidien du médecin

Le jour de Noël 1952, le Pr Jean Hamburger et son équipe réalisent à l'hôpital Necker, pour la première fois au monde, une greffe de rein de donneur vivant. Au-delà de l'hommage rendu au Pr Hamburger, la commémoration du cinquantenaire de cet événement fondateur a été l'occasion d'évoquer l'ère des pionniers, animés à la fois d'un esprit de rigueur et d'un culte de la transgression, au sens noble du terme, qui survivent chez leurs successeurs, confrontés à la pénurie de greffons.

Ce n'était pas la première greffe rénale mais ce fut la première faisant appel à un donneur vivant. La mère de Marius Renard, jeune apprenti charpentier victime d'une chute qui mettait hors d'usage son unique rein, a supplié les médecins pour qu'ils greffent à son fils un de ses propres reins. En cette nuit de Noël 1952 - personne n'était en repos compensateur, note le Pr Gabriel Richet ! - la première greffe avec donneur vivant est réalisée à l'hôpital Necker par l'équipe du Pr Hamburger.

Elle marquait une avancée mondiale, toujours d'actualité dans un contexte de pénurie des greffons, et le début d'une longue histoire de la transplantation à Necker puis à l'Assistance publique. Aujourd'hui, 30 % de l'activité nationale de transplantation, tous organes confondus, est assurée à l'AP-HP (873 greffes en 2001, 22 % rénale, 36 % hépatique, 36 % pulmonaire, 26 % cardiaque), avec un quasi-monopole en Ile-de-France.
La greffe fut réalisée avec succès ; cependant, la prévention du rejet n'étant pas alors maîtrisée, Marius mourut trois semaines plus tard.

[Ndlr : pour en savoir plus sur Marius Renard et sur l'histoire des greffes en général, voir dans la rubrique "la greffe : un peu d'histoire"]

Les grands principes

A cette époque, déjà, le Pr Hamburger, qualifié de visionnaire par le Pr Jean-François Bach, énonçait les grands principes de la réussite d'une greffe : une bonne vascularisation de l'organe après greffe, un appariement du donneur et du receveur comme on le faisait pour les transfusions sanguines et la suppression des phénomènes de rejet par des drogues appropriées. Tout était dit, l'histoire de la transplantation allait se dérouler comme prévu.
Un hommage est aujourd'hui rendu aux pionniers, le Pr René Küss, père de la technique chirurgicale, les infirmières de la "chambre stérile" de Necker, comme Denise Lacombe, le Pr Jean Dausset, prix Nobel qui découvrit les groupes tissulaires d'histo-compatibilité HLA. On évoque ensuite les débuts cahotants de l'immuno-suppression (sérum antilymphocytaire avec le Pr Jean Dormont), l'arrivée en 1984 de la ciclosporine qui donna une impulsion décisive aux greffes.
Les transplantations ont été étendues à d'autres organes : le cœur avec la première transplantation cardiaque en Europe effectuée par le Pr Christian Cabrol en 1968 ; le foie avec les innovations imaginées par le Pr Henri Bismuth afin de pallier la pénurie de greffons (foie réduit, révolution dans la transplantation hépatique chez l'enfant, foie partagé, foie "domino"). D'autres organes encore : poumon, intestin et aussi, avec le Pr Dubernard, pancréas, mains.

Rigueur et transgression

Le passé de la transplantation est prémisse de son futur, souligne le Pr Christophe Legendre (hôpital Saint-Louis, Paris). La richesse de l'héritage des pionniers, ces "aventuriers", comme les décrit le Pr Didier Houssin (Etablissement français des greffes), tient en quelques mots : l'enthousiasme, la rigueur, le culte de la transgression au sens noble du terme. Les défis du futur vont dans le même sens avec la transgression de certains dogmes. Par exemple, l'utilisation des immunosuppresseurs pourrait ne pas être indispensable chez tous les patients ; plusieurs pistes sont à l'étude (induction d'état de tolérance sans IS, emploi limité des IS dans le temps). Les archaïsmes médicaux doivent disparaître, "ce qui pourrait être le plus difficile à mettre en œuvre" : développement de la multidisciplinarité avec multiplication de réseaux, plus grande participation des infirmières. Une restructuration des conditions de fonctionnement de l'AP-HP en ce domaine est indispensable.
Le Pr Philippe Thibault, conseiller auprès de Jean-François Mattei, ministre de la Santé, estime pour sa part que trois mots clés résument l'histoire des greffes : l'esprit (d'entreprise, de refus de la maladie, la capacité à concevoir des stratégies), la rigueur (du geste chirurgical, de l'observation clinique, du biologiste), la persévérance.
La place prépondérante de l'AP-HP en ce domaine doit se pérenniser, servir de creuset pour la formation. Le ministère est attentif au développement des prélèvements d'organes sur cadavres (loi bioéthique en discussion) avec une meilleure diffusion de l'information, surtout auprès des jeunes, et aux problèmes des prélèvements sur donneur vivant.

Dr Janine DEFRANCE

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Des cellules souches pour réparer le coeur humain

8 février 2003, Futura Science

Un coeur endommagé peut être réparé par l'utilisation de cellules souches! C'est ce que viennent de démontrer une équipe de chercheurs Français de l'hôpital européen Georges Pompidou. Leurs travaux démontrent pour la première fois que les cellules souches musculaires injectées dans un coeur abîmé se développent et prennent en charge une partie des fonctions des cellules cardiaques.

Des cellules souches musculaires (les myoblastes) ont été prélevées dans le muscle de la cuisse d'un homme ayant subit une attaque cardiaque. Ces cellules ont été cultivées in vitro, puis réinjectées dans son coeur. Les chercheurs ont noté que le coeur de cet homme de 72 ans fonctionnait mieux après le traitement.
Cependant, il a fallu attendre le décès de cette personne pour apporter la preuve formelle du rôle joué par les cellules souches et notamment que celles-ci s'étaient transformées en cellules cardiaques. Des résultats similaires avaient déjà été observés chez les animaux, mais c'est la première fois que les résultats obtenus chez l'animal sont confirmés chez l'Homme.

[...]

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La greffe, cinquante ans plus tard

8 février 2003, communiqué de presse de la Fondation pour la Recherche Médicale

Le 6 février 2003 était célébré le cinquantenaire de la première greffe de rein avec donneur vivant, une première mondiale réalisée par le Professeur Jean Hamburger, membre fondateur de la Fondation pour la Recherche Médicale. La transplantation d'organe est devenue aujourd'hui une pratique courante.

Le professeur Gabriel Richet se souvient...
En 1952, Marius Renard, un jeune charpentier tombe de son échafaudage. Le chirurgien avait été contraint de pratiquer une néphrectomie pour arrêter une hémorragie autrement incontrôlable. Malheureusement Marius était né avec un seul rein. Autrement dit ce jeune homme de 16 ans allait mourir d’"urémie" en quelques jours. Jean Hamburger et son équipe, dont Gabriel Richet est un des derniers survivants prennent, pour la première fois au monde, la décision de prélever un rein sur la mère. Ce fut la première greffe de rein avec donneur vivant. Puis survint le drame engendré par le rejet du rein greffé, et la mort du jeune Marius le 6 février 1953. Gabriel Richet se souvient aujourd'hui de l'immense émotion internationale et du remarquable élan de générosité de l'époque : "cent onze "Hommes-Frères", de tous les pays du monde se sont proposés comme donneurs pour que Marius Renard bénéficie d'une autre transplantation. Marius et sa mère font partie de l'histoire de la science au même titre que Joseph Meister que Pasteur sauva de la rage."

[Ndlr : pour en savoir plus sur Marius Renard et sur l'histoire des greffes en général, voir dans la rubrique "la greffe : un peu d'histoire"]

200 000 euros en 2002 pour que la recherche autour des greffes avance
Cinquante ans après cette aventure, la Fondation pour la Recherche Médicale continue de soutenir des projets de recherche directement en relation avec la compréhension des problèmes liés à la transplantation et au rejet des greffes. Ce sont en tout 11 projets de recherche qui ont été ainsi soutenus en 2002, pour un montant global de 200 000 euros. Les chercheurs essaient, aujourd’hui encore, de mieux comprendre les processus moléculaires du rejet de greffe après une transplantation. Le rejet reste l’écueil majeur de cette approche thérapeutique, par ailleurs salvatrice chez de très nombreux malades.
L’autogreffe de cellules de moelle osseuse fait aussi l’objet de nombreuses recherches. Elle permet à des patients atteints de cancer de reconstituer leurs stocks de cellules immunitaires après la greffe de leurs propres cellules prélevées avant des traitements très agressifs tels que la chimiothérapie ou la radiothérapie.

Les pistes pour demain

De très nombreux projets ont également été soutenus dans le domaine de la thérapie cellulaire qui constitue probablement l’alternative du futur à la transplantation d’organe. Son avantage : elle permet d’utiliser les propres cellules des malades et ainsi d’éviter les risques du rejet de greffe.

A titre d’exemple voici trois projets de recherche, porteurs d'espoir, qui ont été soutenus en 2002 par la Fondation pour la Recherche Médicale.

Projet de recherche du Dr Olivier Thaunat dans le laboratoire du Pr. Kazatchine Unité INSERM 430 Hôpital Broussais Paris : Microdissection des populations lymphocytaires dans le rejet de greffe chronique. Utilisation d’un modèle expérimental chez le rat.
Si l’amélioration des thérapeutiques a permis de bien contrôler le rejet aigu, on ne dispose actuellement d’aucun traitement curatif contre le rejet chronique. C’est devenu le principal enjeu en transplantation puisqu‘il est la première cause de perte de greffon dans un contexte général de pénurie d’organe. Le rejet chronique intéresse tous les organes transplantés (poumons, coeur, rein, foie…). Sa traduction au niveau des tissus se caractérise par une lésion vasculaire commune caractéristique. Des travaux de recherches ont montré que la transplantation d’une partie de l’aorte chez un animal d’une espèce différente de celle du donneur, reproduisait la lésion vasculaire commune dans tous les cas de rejet chronique. Le travail financé par la Fondation pour la Recherche médicale est l'
étude de la population des cellules lymphocytaires du receveur qui infiltrent le greffon dans ce modèle expérimental. Déterminer comment ces lymphocytes sont activés par la présence du greffon et quelle est leur cible va permettre de comprendre pourquoi les lymphocytes d’un receveur favorisent la synthèse d’anticorps dirigés contre le greffon et quelles nouvelles cibles thérapeutiques peuvent être proposées dans la prévention du rejet chronique.

Projet de recherche du Dr Gwenola Boulday au cours d’un stage post doctoral effectué à Boston USA : Rôle du VEGF sur l’endothélium dans le processus inflammatoire et le rejet de greffe.

Le «vascular endothélial growth factor» (VEGF) a été décrit comme une molécule jouant un rôle sur l’endothélium (paroi des vaissaux) et dans le rejet de greffes. Le but du projet du Dr Boulday et qui a été financé par la Fondation pour la Recherche Médicale, est de comprendre comment le VEGF induit la synthèse d’autres molécules appelées chimiokines, qui elles sont responsables du recrutement des cellules immunitaires de l’hôte dans le greffon et entraînent ultérieurement son rejet. Comprendre, à travers un modèle expérimental de cellules en culture comment le VEGF régule l’activité des cellules endothéliales et l’environnement inflammatoire de l’endothélium doit donner de nouvelles pistes thérapeutiques pour éviter les rejets de greffes.

Projet de recherche de Monsieur Olivier Hequet dans le laboratoire du Dr Lotteau à Lyon : Physiopathologie du