Revue de Presse 2003
deuxième trimestre

 
 
 
 

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Livre d'Or.




 
Les archives de la revue de Presse du deuxième trimestre 2003 (avril, mai, juin 2003)

L'actualité de l'Insuffisance rénale, des greffes et de la recherche dans le monde d'avril à juin 2003 :

 

L'immunosuppresseur Prograf délivré en ville

30 juin 2003, Le Quotidien du Médecin

Commercialisé par Fujisawa France depuis 1996, l'immunosuppresseur sélectif Prograf (tacrolimus) sera disponible, à compter du 1er juillet, en pharmacie de ville, et pourra être renouvelé par les médecins non hospitaliers. Un nouveau mode de distribution de proximité afin de faciliter l'observance.
Une ordonnance hospitalière datant de moins de six mois reste indispensable mais le médecin de ville pourra renouveler la prescription à l'identique entre deux consultations à l'hôpital. Dans ce cas, le patient devra fournir au pharmacien les deux ordonnances, celle du médecin de ville et celle du médecin hospitalier datant de moins de six mois.
Prograf est indiqué dans la prévention du rejet du greffon au décours de la transplantation rénale et hépatique (première intention) et dans le traitement du rejet rebelle corticorésistant après transplantation d'organes (seconde intention). Le traitement ne doit jamais être interrompu ; il y a deux prises quotidiennes, à jeun ou au moins 1 heure avant ou 2-3 heures après un repas.
Boîte de 50 gélules à 0,5 mg, AMM 358 958,8, prix 76,48 euros. Boîte de 50 gélules à 1 mg, AMM 358 957.1, prix 135,70 euros. Boîte de 50 gélules à 5 mg, AMM 358 757.2, prix 626,63 euros. Liste I, remboursé
à 100 %.

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Vers un dépistage ciblé de l'hépatite C à l'hôpital

27 juin 2003, Libération

La France «réfléchit très sérieusement» à un dépistage systématique de l'hépatite C chez certaines catégories de soignants et de malades. C'est ce qu'a annoncé hier Lucien Abenhaïm, directeur général de la santé (DGS), lors d'une conférence de presse de l'Inserm.

Six cent mille porteurs du virus, dont plusieurs dizaines de milliers évoluent vers une cirrhose voire un cancer du foie ; contamination essentiellement par voie sanguine (qui explique le lourd tribut toujours payé par les toxicomanes) ; mais aussi traitements capables désormais de guérir 50 % des malades... L'hépatite C a livré beaucoup de ses mystères. La question de sa transmission nosocomiale reste plus floue : quels sont les actes médicaux potentiellement contaminants ? Quel est précisément le risque pour un soignant d'infecter son patient et vice versa ? Les mesures d'hygiène (matériel à usage unique, nouvelles règles de désinfection...) ont-elles été efficaces ? A la demande du directeur de la santé, «frappé ces derniers temps par le nombre de cas potentiellement contractés lors de soins», l'Inserm s'est livrée à un travail d'expertise.

Ravages. Résultats en demi-teinte. Parmi les bonnes nouvelles, la quasi-disparition des hépatites C transfusionnelles. «Depuis deux ans, il y en a moins d'une par an», se réjouit Françoise Roudot-Thoraval (hôpital Henri-Mondor, Créteil). Autre lueur d'espoir, la baisse de 40 % de l'incidence (nombre de nouveaux cas par an) depuis 1990. Les bémols sont cependant nombreux. Malgré cette chute des nouveaux cas, la maladie devrait faire de plus en plus de ravages jusqu'à 2030. Avec une augmentation des cirrhoses (2 000 par an en 2002, 2 800 prévues en 2022) et du nombre annuel de décès (3 300 en 2002, 4 500 prévus en 2022). Surtout, il reste des «poches de contamination» nosocomiales. Parmi les hépatites C identifiées en 2000-2001, plus de 15 % auraient été contractées lors d'un geste médical.

«Les hémodialysés sont une population à haut risque, avec une incidence annuelle de 0,5 %, précise Jean-Pierre Bronowicki (CHU de Nancy). La transmission se fait surtout de patient à patient, plus ou moins liée au non-respect des règles d'hygiène.» Des dépistages réguliers du virus chez les hémodialysés devraient être mis en place, suggère l'Inserm. Autres actes contaminants : les interventions chirurgicales et l'endoscopie digestive, mais aussi les actes d'anesthésie, les soins dentaires, les piercings et tatouages... «Les études dont nous disposons reflètent surtout le risque existant dans les années 80 (sous-entendu: avant les mesures de précaution sur le matériel médical, ndlr)», tempère Jean-Pierre Bronowicki.

«Modalités». Une chose est sûre, la probabilité pour un soignant infecté de contaminer son malade, par exemple lors d'un soin, est loin d'être négligeable. «Sur l'ensemble de sa carrière, le risque pour un chirurgien est de 1 à 10 %, estime Lucien Abenhaïm. Un à 10 %, c'est un risque que nous ne prenons pas dans d'autres domaines ! Il faut donc étudier les modalités d'un dépistage systématique chez certains soignants.»

Le DGS note enfin que l'imputabilité d'une hépatite C à une cause nosocomiale est «extrêmement difficile, voire impossible». Fortement sollicitée sur cette question par les associations de patients, dans le cadre de demandes d'indemnisation, les autorités sanitaires devraient prendre position dans les prochaines semaines.

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Xénotransplantation : nouvelle recommandation du Conseil de l'Europe

26 juin 2003, News Press

Le Comité des Ministres du Conseil de l'Europe a adopté une Recommandation aux Etats membres sur la xénotransplantation, insistant sur la nécessité d'informer les patients et demandant l'établissement de procédures de veille et accords au niveau mondial.

Cette recommandation énonce des principes et lignes directrices dont les Etats devraient s'inspirer en vue de réduire au minimum les risques que peut poser la xénotransplantation pour la santé publique et la transmission de maladies. Elle précise les conditions qui devraient être remplies avant que la xénotransplantation ne soit autorisée.

La xénotransplantation - transplantation d'organes et de tissus d'origine animale - qui demeure une activité largement expérimentale, pourrait être l'une des réponses thérapeutiques à l'insuffisance d'organes et de tissus d'origine humaine. Cependant, elle comporte des risques inconnus et potentiellement considérables pour la santé publique.

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Greffe de moelle : une " situation inacceptable ", selon les associations

26 juin 2003, Le Quotidien du Médecin

Alors que se déroulait, dimanche dernier, la médiatique journée de réflexion sur le don d'organes et la greffe, France Moelle Espoir*, qui regroupe les associations de lutte contre les leucémies, dénonçait de son côté les retards pris par le Plan greffe 2001-2003 et " l'absence de communication auprès du grand public sur le don de moelle osseuse ".

" Le sentiment qui domine aujourd'hui est un ras-le-bol. Nous voulons avoir une entrevue avec le ministre de la Santé ", s'exclame le Dr Sabine Senlecq, la vice-présidente de la coordination France Moelle Espoir (FME), qui regroupe 20 associations de familles de personnes atteintes de leucémie.

L'Etablissement français des greffes (EFG) a organisé, dimanche dernier, la troisième journée de réflexion sur le don d'organes et la greffe. Cela ne suffit pas à la FME, qui dénonce, dans un communiqué, " les retards accumulés par le Plan greffe 2001-2003 qui prévoyait le recrutement, en trois ans, de 30 000 donneurs ". La FME n'en est pas à sa première action de ce type. En 2001, l'association avait déjà, à la même date, fait le siège du ministère de la Santé pour obtenir le financement du typage des donneurs de moelle osseuse, une enveloppe de 12 millions de francs qui avait été attribuée, l'année précédente, par la ministre des Affaires sociales, Martine Aubry, alors qu'elle dévoilait le Plan greffe.
Cette année, la FME renouvelle son action et dénonce " l'inertie et l'indifférence des dirigeants qui, paradoxalement, organisent une grande journée d'information sur le don d'organes et de tissus humains, en oubliant de sensibiliser l'opinion publique sur le don de moelle osseuse ".

Promouvoir le don

En juin 2000, l'objectif du gouvernement était d'arriver à recruter des donneurs volontaires de moelle osseuse (cellules souches hématopoïétiques) à raison de 10 000 nouveaux donneurs par an sur trois ans. Aujourd'hui, malgré le déblocage des crédits, " nous en sommes à 15 000 nouveaux donneurs recrutés pour un fichier total de 100 000 donneurs, regrette le Dr Sabine Senlecq. Parallèlement, l'Allemagne recrute 180 000 donneurs par an pour un fichier aujourd'hui de 1,8 million de donneurs. L'Allemagne peut ainsi greffer 700 personnes à partir des donneurs de son fichier, tandis qu'en France on en greffe 220 ". Pour les associations de patients, cette différence s'explique en partie par le manque de communication auprès du grand public sur le don de moelle osseuse. Les greffes de moelle osseuse sont destinées aux malades atteints principalement d'aplasie médullaire ou de leucémie. Pour qu'une greffe réussisse, il faut donner au malade une moelle aussi proche que possible de la sienne. C'est chez les frères et seurs que l'on trouve plus facilement des sujets ayant le même typage HLA. Mais, dans 3 cas sur 4, le malade ne pourra bénéficier d'une greffe que si on trouve un donneur volontaire ayant le même groupe HLA. " Plus le fichier est fourni, plus on a de chances de trouver un typage HLA compatible ", souligne le Dr Senlecq.
" Même si l'objectif du plan greffe n'a été qu'à moitié atteint ", le résultat n'est pas négligeable, affirme de son côté le directeur général de l'EFG, Didier Houssin. " Nous avons une démarche ciblée de recrutement de gens fidèles, dont l'engagement est profond, pour qu'ils répondent présent le jour où nous les solliciterons, explique-t-il. La fidélité et la qualité des donneurs sont des qualités reconnues du fichier français. Il ne servirait à rien d'avoir des doublons en termes de typage HLA ou d'avoir des volontaires inscrits sur le fichier mais qui feraient faux bond le jour où on les solliciterait. "
Le donneur doit, en effet, faire preuve d'une grande motivation puisque le prélèvement s'effectue sous anesthésie générale et demande une hospitalisation de 48 heures. Le Pr Houssin reconnaît toutefois que la mise en route de la démarche de recrutement des donneurs a nécessité des délais, puisque le don de moelle osseuse dépend de plusieurs partenaires : l'EFG, l'Etablissement français du sang, l'Association France Greffe de moelle qui gère le fichier des donneurs et les hôpitaux. " Mais il ne faut pas oublier non plus que nous pouvons faire appel, pour les greffes de moelle osseuse allogéniques, à l'ensemble du fichier mondial, qui rassemble plusieurs millions de personnes ", ajoute le directeur de l'EFG.
Les associations de familles veulent toutefois pouvoir participer à l'élaboration et au suivi des campagnes d'information sur le don de moelle osseuse.

Stéphanie HASENDAHL

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Lomu submergé par les propositions de don de reins

22 juin 2003, The Associated Press

SYDNEY (AP) - L'ailier des All Blacks Jonah Lomu, atteint d'une maladie rénale, est submergé par les propositions de don de reins, a déclaré son manager Phil Kingsley-Jones dimanche.
Kingsley-Jones a ajouté que Lomu, l'un des joueurs de rugby les plus populaires de la planète, continuait à progresser et qu'il espérait pouvoir disputer la Coupe du monde au mois d'octobre en Australie.
"Il a entamé sa dialyse depuis quatre semaines et il m'a dit vendredi qu'il ne s'était pas senti aussi bien depuis neuf ans", a déclaré Kingsley-Jones à la chaîne de télévision Channel Seven.
"Ça lui fait le plus grand bien", a-t-il poursuivi. "Il est en dialyse trois jours par semaine pour des séances de quatre heures. Il se sent bien."
Kingsley-Jones a ajouté qu'une transplantation n'était pas à l'ordre du jour mais que les donneurs potentiels ne manquaient pas.
"Si j'avais un frigo, il serait rempli de reins", a-t-il dit. "Mais Jonah ne veut pas bénéficier d'un traitement de faveur. Et en ce moment, nous ne parlons pas de transplantation. Il est très content de sa dialyse."

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Greffes : quel beau moyen de prolonger la vie !

22 juin 2003, la Voix du Nord

Tout le monde peut être un jour victime d’un accident : il faut savoir dire sa position à ses proches

JULIEN avait 21 ans. Il circulait en Clio le 23 janvier, sur une route départementale, entre Béthune et Armentières, quand l’accident s’est produit en début de soirée, à La Couture. Un refus de priorité, où trois voitures furent impliquées. Il n’y était pour rien.
Le choc fut effroyable. A bord du véhicule accidenté, sa fiancée n’a été que légèrement blessée. Pour Julien, en revanche, transporté à l’hôpital de Beuvry avant d’être acheminé vers le CHR de Lille, on a tout de suite su qu’il y avait peu d’espoirs. « Il est resté en soins intensifs pendant une petite semaine. Ils se sont très bien occupés de lui. Ils m’ont aussi prévenu que mon fils avait peu de chances de s’en sortir », raconte Alain, frappé par le destin.
Son épouse est décédée quatre ans plus tôt d’une longue maladie et toute la famille a vécu ces moments douloureux à l’hôpital. « Un jour, Julien m’a dit, quand sa mère allait mal : "Si je pouvais lui donner quelque chose, je le ferais..." », se souvient Alain. Son fils s’en est allé, il a sombré dans une mort encéphalique dont nul ne pouvait le sortir.
« A 21 ans, c’est un gâchis... », résume son père, Alain, qui l’avait quitté vingt minutes plus tôt. « C’est terrible de perdre un fils comme cela. C’est une grande partie de soi-même qui part. Il avait des projets, il avait voulu s’acheter une moto, il me disait : "Papa, laisse-moi vivre ma vie..." »
Sa vie s’est arrêtée. Et en même temps, quelque part, elle se prolonge car, grâce à l’accord donné par la famille de Julien, d’autres ont eu la possibilité de survivre ou de vivre mieux.
Plusieurs organes ont pu être prélevés sur son corps. « Dans ce gâchis, explique Alain, je me dis qu’il a pu apporter quelque chose. Si mon garçon avait été en attente de greffe, et qu’il avait pu être sauvé, j’aurais dit bravo. Alors... »
Alors, il faut en parler tout simplement, faire savoir en une phrase à ses proches sa position sur la question, et toutes sont respectables, ou, pourquoi pas, porter sur soi une carte de donneur d’organes (elles sont régulièrement distribuées par les associations).
En parler
90 % des Français se prononcent pour le don d’organes, mais 24 % seulement l’ont fait savoir à leurs proches. Faute de connaître la volonté d’un défunt, un tiers environ refusent tout prélèvement. En parler, c’est le principal message de la troisième journée nationale de réflexion sur le don d’organes organisée ce dimanche dans 27 grandes villes de France.
Tout le monde s’implique : l’Etablissement français des greffes, les associations de donneurs, le CHRU de Lille qui vient de sensibiliser les professionnels en interne durant plusieurs jours.
S’il est le seul à réaliser des greffes dans la région, plusieurs hôpitaux généraux du Nord - Pas-de-Calais sont accrédités pour mettre en route des procédures de prélèvement. « Ce sont eux qui accueillent des comas graves, qui constatent le passage en mort encéphalique, qui se chargent de la réanimation pour que les organes soient préservés. Pour des raisons techniques en revanche, c’est une équipe du CHRU ou d’un autre centre de greffe qui effectue le prélèvement », explique le professeur Christian Noël, coordinateur de l’Etablissement français des greffes.
Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, le nombre de prélèvements d’organes, quoique en augmentation permanente, est relativement faible : 52 au CHRU et 76 sur la région depuis 1997 : le nombre de morts encéphaliques est assez peu élevé (cela concerne 4 % des personnes qui pourraient être prélevées) : il y en a eu environ 150 l’an dernier dans le Nord - Pas-de-Calais. Quarante-trois prélèvements n’ont pu se faire parce que les familles l’ont refusé, d’autres pour des raisons de contre-indications.

Anonymat
A chaque fois qu’une proposition est faite aux familles, une équipe se déplace qui accompagne et s’entretient avec elles. « Ces entretiens durent d’un quart d’heure à six heures selon les cas », explique Eliane Ringot, infirmière coordinatrice régionale, mais souvent, il faut faire vite : les délais sont de 4 heures pour un coeur, 8 h pour un poumon, 16 h pour un foie, 36 à 48 h pour un rein. On s’efforce de les raccourcir pour éviter les problèmes.
« Il n’y a pas d’âge limite pour un prélèvement, on l’a fait sur une personne de 80 ans, explique le Pr Christian Noël. Mais en général on s’efforce d’apparier à peu près l’âge du donneur et du receveur. » Entre les deux, pas de contact, puisque l’anonymat est évidemment respecté. Mais une immense gratitude de la part de ceux qui ont eu la chance d’être greffés et le sentiment dans d’autres familles que l’injustice d’une vie enlevée a pu se transformer en acte de foi et de générosité.
J.-P. BONDUEL

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Le précurseur de la dialyse rénale retrouvé mort à Seattle

21 juin 2003, dépêche AP

NEW YORK (AP) - Le précurseur de la dialyse rénale, le Dr Belding Scribner, a été retrouvé mort pour des raisons encore inconnues à Seattle. Il avait 82 ans.
Le corps du médecin, qui avait remporté l'an dernier le prix Albert Lasker pour la Recherche clinique médicale, a été retrouvé jeudi par un kayakeur dans la baie de Portage, où il résidait. On précise de source policière qu'il se serait noyé et que rien n'indique qu'il ait été victime d'un acte criminel.
Plus d'un million de patients dans le monde ont bénéficié de son travail dans le domaine de la dialyse rénale. Le rein artificiel, qui filtre le sang des patients malades, a été développé par le Dr Willem Kolff, qui avait partagé le prix Albert Lasker avec le défunt.
Mais, à l'époque, leur utilisation chez les insuffisants rénaux chroniques était rendue difficile en raison de l'absence d'un accès vasculaire permanent. Le Dr Scribner créera un dispositif résolvant ces difficultés.
Avec ces deux découvertes, le pronostic de survie pour les malades "avaient chuté de 90% de taux de mortalité à 90% de taux de survie", avait rappelé la Fondation Albert et Mary Lasker en leur remettant leur prix.

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Une charte en faveur du don d'organes et de la greffe

12 juin 2003, Réseau-CHU

Jeudi 12 juin 03, Monsieur Paul Castel, Vice-Président de la Conférence des Directeurs Généraux de Centres Hospitaliers Régionaux et Universitaires, représentant Daniel Moinard, Président et le Professeur Didier Houssin, Directeur de l'Etablissement français des Greffes ont cosigné une charte en faveur du don d'organes et de la greffe.

11 mesures concrètes ont été arrêtées qui visent à renforcer la formation, la mobilisation et la coordination des équipes, à établir un recensement exhaustif des personnes en état de mort encéphalique, à développer les échanges au sein des réseaux, à harmoniser les pratiques et à mutualiser les moyens en valorisant la contribution de chaque intervenant dans la chaîne de la greffe.

Acteurs majeurs dans l'activité de prélèvement et de greffe, les CHRU expriment dans cette charte leur volonté de lutter, aux côtés de l'EfG, contre la pénurie de greffons.

Texte intégral de la charte

Les CHRU se mobilisent en faveur du prélèvement et de la greffe

Dans le respect de la volonté des personnes et de la dignité humaine,
les CHRU se mobilisent pour :

  • Sauver la vie ou améliorer la santé de milliers de patients en attente de greffe d'organes, de cellules ou de tissus.
  • Soutenir les campagnes nationales d'information en faveur du don d'organes, de cellules et de tissus et les relayer sur le plan régional.
  • Favoriser l'adhésion des professionnels de santé au principe du prélèvement - activité de soins à part entière - en organisant des actions de sensibilisation, de formation en interne, en rapprochant tous les acteurs et en coordonnant mieux leurs interventions.
  • Donner un maximum de chances aux patients en attente de greffe, en veillant à établir un recensement exhaustif des personnes en état de mort encéphalique, et en alertant de façon systématique la coordination hospitalière.
  • Accompagner, informer les familles des défunts dans le respect de leur souffrance.
  • Inscrire le prélèvement dans une démarche d'amélioration continue de la qualité de manière à harmoniser évaluer les pratiques médicales et à en faire progresser les résultats.
  • Animer des réseaux intra et inter régionaux en développant les échanges entre les équipes de coordination, en mutualisant les moyens, en précisant le rôle et la mission de tous les intervenants et en valorisant la contribution de chacun.
  • Favoriser la recherche dans le domaine des greffes.
  • Dispenser un enseignement sur le prélèvement et la greffe, en tenant compte de toute leur complexité (médicale, culturelle, éthique...)
  • Participer aux débats sur les questions d'éthique que soulèvent les pratiques de prélèvement et de greffe d'organes et de tissus.
  • Contribuer à la réflexion nationale sur l'organisation générale du prélèvement et de la greffe en France.

Professeur Didier HOUSSIN
Directeur Général de l'Etablissement français des Greffes

Monsieur Daniel MOINARD
Président de la Conférence des Directeurs Généraux de Centres Hospitaliers Régionaux et Universitaires

La charte a été co-signée, jeudi 12 juin 2003, par Paul Castel, Vice-Président de la Conférence des Directeurs Généraux de Centres Hospitaliers Régionaux et Universitaires, représentant Daniel Moinard, Président et le Professeur Didier Houssin, Directeur Général de l'Etablissement français des Greffes. L'enjeu : sauver la vie ou améliorer la santé de milliers de patients en attente de greffe d'organes, de cellules ou de tissus.

Les CHRU s'engagent à mener ces actions dans le respect de la volonté des personnes, de la dignité humaine et de la souffrance des familles.

La Conférence des Directeurs Généraux de CHRU a émis le souhait que la Conférence des Présidents de Commissions Médicales d'Etablissement des CHRU soit également signataire de ce texte fédérateur après l'élection de ses nouvelles instances dirigeantes.

Aux avant-postes de l'innovation, les CHRU développeront l'évaluation et la recherche sur les greffes d'organes, de tissus et de cellules. Ils dispenseront un enseignement qui, naturellement, tiendra compte de l'avancée des connaissances médicales en matière de prélèvement et de greffe mais aussi de la complexité de ces notions sur les plans culturel ou éthique.

Solidaires des programmes développés par l'EfG, les CHRU sont également partie prenante de la journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe du 22 juin 2003. En effet, à cette occasion, de nombreuses animations seront organisées par les CHRU : expositions, conférences, permanences avec les associations en faveur de la greffe, diffusion de plaquettes auprès du grand public, information du personnel sur l'activité de prélèvement et de greffe, affichage de la charte... Ces manifestations seront annoncées à la presse régionale et relayées sur les sites internet des CHRU.

L'activité de prélèvement et de greffe des CHRU

Prélèvements : Les CHRU représentent environ 30% des établissements ayant une autorisation de prélever et réalisent environ 77% de l'activité de prélèvement notamment à partir de donneurs identifiés et transférés par les Centres hospitaliers.

Pour les établissements hospitalo-universitaires, le challenge dans les années à venir réside dans leur capacité à renforcer les réseaux de prélèvement avec les centres hospitaliers de manière à permettre d'augmenter l'activité de prélèvement et à améliorer le recensement des donneurs potentiels dans leurs services.

Nombre total de prélèvements en France, dans l'ensemble des établissements hospitaliers autorisés : 1 198 en 2002 contre 1 016 en 2000 soit une augmentation de 17%.

Greffes : La quasi totalité des greffes d'organes (rein, foie, coeur, poumon, pancréas, intestin) sont faites dans les CHRU. Ainsi, sur les 3 632 organes greffés en 2002, 3 519 (97%) ont réalisées par les CHRU dont 154 à partir de donneurs vivants, soit une augmentation de près de 12% par rapport à 2000 (3137 greffes d'organes).

Le 22 juin 2003 : journée de réflexion sur les dons d'organes et la greffe

Exemples de manifestations organisées dans les CHRU à cette occasion à Amiens, à Fort-de-France, Lille, Poitiers, Saint-Etienne, Strasbourg

AMIENS
Le Centre Hospitalier Universitaire d'Amiens participe à la journée nationale du don et de la greffe le 22 juin 2003. Différentes animations vont avoir lieu du 16 au 22 juin.
A l'intention des étudiants
Un stand d'information sera organisé au niveau de la présidence de l'Université de Picardie Jules Verne en partenariat avec ADOT 80 du lundi 16 au vendredi 20 juin de 10h à 16h.
A l'intention des professionnels de santé
Un stand d'information sera tenu au niveau des selfs de restauration du personnel sur les sites nord et sud de l'hôpital avec ADOT 80 le mardi 17 ou le jeudi 19 de 11h30 à 14h.
(Diffusion de la plaquette EFG). L'information est relayée en interne : information sur Intranet + article dans le journal Reflets.
Une réunion-buffet réseau sera organisée le jeudi 19 juin à 18h45 au self du personnel. L'objectif est de réunir au CHU l'ensemble des différents hôpitaux pivots de la région qui travaillent avec l'équipe de coordination des prélèvements d'organes. Jusqu'à présent, aucune oppportunité ne s'était présentée pour le faire. Pour chaque hôpital il y aurait le directeur, le médecin référent et l'infirmière coordinatrice ainsi que les tutelles....
A l'intention du grand public
Une conférence-débat sur le don et la greffe d'organes à l'amphitéâtre de la faculté de droit au centre ville d'Amiens avec la participation du Pr CABROL le jeudi 19 juin juste après la réunion-buffet réseau.
Il s'agira d'une table ronde avec plusieurs médecins (préleveurs et greffeurs) et 2 patients greffés etc.... qui se tiendra de 20h30 à 23h (projection de 2 petits films et quelques diapositives/aux chiffres) avec la participation d'ADOT 80.
Un stand d'information sera tenu en centre ville le samedi 21 juin de 14h à 18h en partenariat avec ADOT 80.
Une Opération 1000 bougies aura lieu le samedi 21 juin à 22h à l'hôtel de ville en partenariat avec la ville et ADOT 80.
Un stand d'information sera tenu le dimanche 22 juin conjointement sur les sites nord et sud de l'hôpital .

Pour plus d'information contacter :
Vincent Prévoteau
Directeur des affaires générales et de la communication
CHU d'Amiens
Place Victor Pauchet
80000 Amiens
Tél : 03.22.66.80.12.
Fax : 03 22 66 80 19
Mel : prevoteau.vincent@chu-amiens.fr

FORT DE FRANCE
Dans le cadre de la journée nationale du Don et de la Greffe du 22 juin, le CHU de Fort de France a prévu plusieurs manifestations à destination des personnels hospitaliers et du grand public.

- du 20 au 30 juin, une exposition dans le hall d'accueil de l'Hôpital Pierre ZOBDA-QUITMAN explicitera sur différents panneaux :
l'état de mort encéphalique
la greffe de cornée
la greffe de rein
la greffe de peau

- les 20 et 23 juin, un film sur le don d'organes sera diffusé en continu au hall des consultations externes ainsi qu'au restaurant du personnel.

- du 23 au 27 juin, sera organisé avec le concours de l'EFG un séminaire de formation des personnels hospitaliers.

- enfin à partir du 22 juin, une campagne d'information télévisée sur le don d'organes devrait être diffusée sur les ondes, faisant apparaître des personnalités locales favorables au don.

Pour plus d'information contacter
Yolène PERRONNETTE-DAVILA
Directrice de communication
CHU de Fort de France
BP 632
97261 Fort de France cedex
Tél : 05 96 55 22 30
Fax : 05 96 75 84 02
Mel : Yolenne.Perronnette-Davila@chu-fortdefrance.fr

LILLE
Le CHRU de Lille relaye l'événement sur quatre journées les 17, 18, 19 et 20 juin.
Toutes les équipes de prélèvement, de greffe et de la banque de tissus se mobilisent pour sensibiliser le personnel hospitalier.

Journal interne du CHRU : Article de deux pages dans l'édition paru fin mai.

Diffusion de la plaquette par le circuit interne des fiches de paie

Stands d'information avec distribution de plaquettes, échanges?
but : sensibiliser le plus de personnel dans un délai très court : au moment des repas. Les stands seront tous positionnés aux alentours des selfs ou cafétérias.
17 juin : hôpital cardiologique
18 juin : hôpital salengro
20 juin : institut de formation
Intervenants
Adot 59
Association des transplantés hépatiques
Coordination hospitalière
Equipe de prélèvement
Equipe de la banque des tissus?

Point presse : le 20 juin, à 17h30, à l'hôpital Calmette
But : sensibiliser au niveau régional le grand public, par le biais des journalistes. L'objectif est aussi de faire connaître les équipes du CHRU qui travaillent pour que cette activité se développe
Intervenants
Adot 59
Adot 62
Association des transplantés hépatiques
Equipes des différents services du CHRU (chirurgie générale et endocrinienne, maladies du sang, Ophtalmologie, Urgences)?

Intranet-internet
But : informer le personnel des manifestations mais aussi les inviter par le biais d'outils très fréquentés (intranet : 29 000 connections/jour - internet : 500/jour)
Manifestations relayées sur les sites internet et intranet.
Rubrique à découvrir et actualités au CHRU de Lille

Pour plus d'information contacter
Sandrine Okraszewski
Responsable de la communication
CHRU de Lille
2, av Oscar Lambret
59037 Lille cedex
Tél : 03 20 44 49 12
Fax : 03 20 44 52 71
Mel : sokraszewski@chru-lille.fr

POITIERS
Le CHU de Poitiers organise une exposition au cours des deux semaines précédant le 22 juin dans le hall principal de l'hôpital de la Milétrie qui voit passer 7500 personnes/jour. Cette exposition présente l'activité du CHU en matière de prélèvement et de greffe d'organes.

Outre cette exposition, un kiosque d'information avec une permanence est envisagé dans la semaine du 22 juin, en collaboration avec l'Adot.

Enfin, une conférence de presse prévue début juin sera l'occasion de faire état de la campagne 2003.
De son côté, l'Association Adot organise une journée "activités sportives" le 14 juin, un concert le même jour à 20h30, des rencontres d'information le 22 juin à l'hôpital de la Milétrie. L'Adot est associée également à l'opération des 1000 bougies prévue la veille, le 21 juin, avec le concours de la ville de Poitiers.

Pour plus d'information contacter
Stephan Maret
Responsable de la communication
Direction de la Milétrie et de la Communication
CHU Poitiers
Jean Bernard - 2, rue de la Milétrie
B.P. 577 - 86021 POITIERS Cedex
Tél : 05 49 44 47 47
Fax : 05 49 44 47 48
E-mail : s.maret@chu-poitiers.fr

SAINT-ETIENNE
Le CHU de Saint-Etienne organise une manifestation dans le cadre de la journée nationale du don et de la greffe (communiqué de presse + annonce dans les revues internes + affiches).

Notre groupe de musiciens - soignants en pédiatrie - proposera un petit concert (environ 45mn) au personnel, patients et visiteurs dans le hall d'entrée de l'Hôpital Nord le vendredi 20 juin en début d'après-midi (14h30).

Les cadres de santé de la Coordination hospitalière des prélèvements d'organes tiendront également un stand d'information dans ce hall afin de répondre aux demandes des personnes présentes.

Pour plus d'information contacter :
Isabelle Zedda
Responsable de la Communication
CHU Saint-Etienne
3, rue Claude Lebois
42055 Saint-Etienne
Tél : 04 77 42 70 00
Fax : 04 77 42 70 48
Mel : isabelle.zedda@chu-st-etienne.fr

STRASBOURG
Le CHU de Strasbourg s'associe à la campagne nationale pendant la semaine du 16 au 20 juin au travers des actions suivantes :
- une plaquette d'information sur le don et la greffe sera distribuée à l'ensemble des agents hospitaliers dans la semaine du 16 au 20 juin. Cette plaquette, réalisée au niveau national, comporte des informations et des photographies propre à notre établissement.
- Une conférence de presse aurait lieu le lundi 16 juin ou le mercredi 18 juin (selon les agendas).
Elle serait axée sur le relais en local de cette campagne nationale, sur la coordination hospitalière et sur l'annonce de la plantation du gigko-biloba en octobre-novembre pour remercier les donneurs.
- Une information sous forme de stands serait mise en place dans le hall de Hautepierre
- un stand de l'Établissement Français des Greffes
- un stand des associations,
- un stand "la greffe aux HUS"
Les objectifs de ces stands sont de poursuivre et de compléter l'information aux personnels hospitaliers qui sera permise par la distribution des plaquettes, mais également de toucher les patients et leurs familles ainsi que le grand public.
En effet, lors de la conférence de presse, une information par rapport à la présence de ces stands sera faite.
Le CHU accueillera également dans le cadre des Jeux Mondiaux des Transplantés de Nancy qui se dérouleront du 19 au 27 juillet 2003, un choeur de 75 enfants de Nancy appelé « Choeur des Jeux Mondiaux ». Un concert sera donné le jeudi 10 juillet, en la chapelle catholique de l'Hôpital Civil.
Pour tous renseignements complémentaires :
Christelle Carrier
Direction de la Communication
CHU de Strasbourg
1, pl de l'hôpital - BP 426
67091 Strasbourg cedex
Tél : 03.88.11.63.54
Fax : 03 88 11 53 83
Mel : cristelle.carrier@chru-strasbourg.fr

Rappel : tout savoir sur la Journée de Réflexion sur le don et la greffe à Paris

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Des vaisseaux sanguins fabriqués en laboratoire

9 juin 2003, Cybersciences

À partir de quelques cellules humaines, des chercheurs ont fait pousser des vaisseaux sanguins prêts à greffer.

Un patient qui subit un pontage coronarien a besoin de vaisseaux sanguins de rechange. À l'heure actuelle, les chirurgiens utilisent soit des vaisseaux provenant des jambes du malade, soit des vaisseaux faits de matériaux synthétiques, qui ont tendance à boucher après quelque temps. Ils rêvent de pouvoir utiliser des vaisseaux neufs entièrement biologiques, cultivés à partir de cellules du malade, de façon à éviter tout rejet.

Une équipe de l'Université Duke, en Caroline du Nord, a conçu de tels tissus. Dans EMBO Reports (une publication de l'European Molecular Biology Organization) du mois de juin, ils expliquent avoir cultivé quatre artères d'une longueur de 8 centimètres et d'un diamètre de 3 millimètres.

Ils ont d'abord prélevé un échantillon de cellules musculaires lisses humaines, le matériau de base des vaisseaux sanguins, et ils les ont déposées dans un milieu de culture pour qu'elles se multiplient. Ce type de cellules présente cependant un défaut majeur : elles prolifèrent de façon limitée. Les chercheurs y ont donc introduit le gène TRTh, connu pour sa capacité à faire proliférer les cellules humaines. Ce gène commande la production d'une partie précise d'une enzyme, la sous-unité transcriptase inverse de la télomérase humaine.

Ils ont ensuite installé les tissus cultivés sur des supports cylindriques en polymère biodégradable. Au bout de deux mois, les supports s'étaient dissous et les chercheurs avaient leurs vaisseaux. Il ne restait plus qu'à déposer à l'intérieur des cellules endothéliales, qui forment la couche interne des vaisseaux.

Reste deux importantes vérifications à faire avant la première greffe. Premièrement, il faut que ces tissus supportent la pression du sang pompé par un coeur humain. Deuxièmement, on sait que le gène TRTh est présent dans 90% des cellules cancéreuses; c'est lui qui leur confère leur immortalité. Le gène ne cause pas le cancer, mais il faut simplement s'assurer qu'il ne sera responsable d'aucun autre dysfonctionnement.

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Le Pr Degos à la présidence de l'Etablissement français des greffes

6 juin 2003, Agence France Presse

Le Professeur Laurent Degos, 57 ans, immunologiste, a été nommé président du conseil d'administration de l'Etablissement français des greffes (EFG), a annoncé vendredi le ministère de la Santé dans un communiqué.
Le Pr Degos remplace le Pr Jean-Pierre Revillard, décédé lundi.

Docteur en biologie humaine et en médecine, le Pr Degos est chef du service clinique des maladies du sang de l'hôpital Saint-Louis à Paris. Directeur de l'unité INSERM Immunogénétique de la transplantation de 1985 à 1997 et directeur de l'institut universitaire d'hématologie de l'hôpital Saint-Louis depuis 1993, il a occupé la fonction de président du conseil scientifique de l'AP-HP (Assistance publique - Hôpitaux de Paris) de 1995 à 2002.

Le Pr Laurent Degos est également président de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS).

Le Pr Degos devrait, selon toute vraisemblance, occuper les mêmes fonctions dans la future Agence de biomédecine qui devrait être créée en novembre.
Le projet de loi sur la bioéthique actuellement en cours d'examen prévoit la création d'une Agence de la biomédecine qui fusionne l'Etablissement français des greffes (EFG) et une nouvelle entité, l'Agence de la procréation, de l'embryologie et de la génétique humaines (APEGH), rappelle-t-on.
Le texte devrait être adopté avant fin juillet, d'après le calendrier parlementaire.

Le Pr Degos prend ses fonctions à l'EFG dès jeudi, deux semaines après être arrivé à l'AFSSAPS.

Par ailleurs, le successeur du Pr Didier Houssin, directeur de l'EFG depuis la création de l'établissement en 1994, devrait être nommé prochainement.
Le Pr Houssin a annoncé début janvier son souhait de mettre fin à ses fonctions de directeur de l'EFG. Sa nomination au poste de directeur de la politique médicale (DPM) à l'AP-HP a été confirmée récemment , mais le Pr Houssin assure toujours ses fonctions de directeur de l'EFG en attendant la nomination de son successeur.
Cela devrait se faire "dans les deux semaines qui viennent", a annoncé le Pr Degos, sans donner plus de précision.

En janvier, le ministre de la Santé, de la famille et des personnes handicapées, Jean-François Mattei, avait indiqué qu'il comptait "prendre son temps" pour trouver un successeur au directeur général de l'EFG et avait précisé qu'il attendrait la fin de la discussion du projet de loi de bioéthique pour nommer son successeur.

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