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Livre d'Or.
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La revue de Presse du troisième trimestre 2004 -
juillet, août, septembre 2004. |
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L'actualité
de l'Insuffisance rénale, des greffes et de la recherche
dans le monde de juillet à septembre 2004 :
- 28
septembre 2004, CNRS
Le
réseau d'excellence européen NanoMemPro :
à la croisée des nanosciences et des technologies
membranaires
- 27
septembre 2004, Al Bayane
Mort
de 90% des Algériens ayant subi une greffe du rein
en Irak
- 22
septembre 2004, Al Bayane
Association
Al Hayat : Les affres de l'insuffisance rénale chronique
- 15
septembre 2004, Le Quotidien du Médecin
«
Un réflexe pour la greffe » : des hôpitaux
sengagent à contribuer à laugmentation
de lactivité de greffe dorganes
- 14
septembre 2004, Le Quotidien du Médecin
Espoir
étendu pour le VIH, la greffe, le cancer
- 13
septembre 2004, Le Quotidien du Médecin
Xénogreffe
de cellules porcines et infection
- 13
septembre 2004, TV5
Rugby:
le Néo-Zélandais Lomu récupère
bien de sa transplantation rénale
- 10
septembre 2004, Libération
Deux
candidats sur trois à la greffe en panne d'organes
- 10
septembre 2004, Le Quotidien du Médecin
Ilôts
pancréatiques : La moitié des greffés
sevrés d'insuline à un an
- 9
septembre 2004, AFP
Cellules
souches : le ministre italien de la Santé sur la
sellette
- 8
septembre 2004, Le Journal de Saône et Loire
Projet
de loi sur la sécurité sociale : Colère
des diabétiques face au déremboursement de
l'auto-traitement
- 7
septembre 2004, Acadie.net
Québec
: parution d'un livre hommage à Isabelle Cossette,
insuffisante rénale
- 7
septembre 2004, Le Quotidien du Médecin
L'histoire
du jour : Docteur Je-sais-tout
- 6
septembre 2004, Newswire
Les
greffés recevant des inhibiteurs mTOR présentent
moins de cancers précoces que ceux suivant des régimes
à base de Cyclosporine
- 1er
septembre 2004, Le Nouvel Observateur
Première
greffe de cheville en Europe
- 31
août 2004, Le Figaro
L'autoréparation
de l'homme, un espoir
- 28
août 2004, Libération
Une
mâchoire cultivée sous l'aisselle
- 26
août 2004, Le Quotidien du Médecin
En
" pont ", en attendant la transplantation, le
succès du coeur artificiel
- 26
août 2004, Le Quotidien du Médecin
Clonage
embryonnaire : La Grande-Bretagne se libère du tabou
- 16
août 2004, L'Express
Clonage
: Le vrai, le faux
- 16
août 2004, Le Monde
Des
biologistes ont créé des neurones humains
à partir de cellules souches embryonnaires
- 12
août 2004, Libération
Clonage:
la Grande-Bretagne "précurseur mondial"
- 12
août 2004, Le Monde
La
Grande-Bretagne ouvre la voie au clonage d'embryons humains
pour la recherche médicale
- 12
août 2004, AFP
Quatre
médecins russes poursuivis pour prélèvement
des reins d'un comateux
- 11
août 2004, AFIDTN
Greffe
rénale : un nouvel immunosuppresseur très
prometteur...
- 30
juillet 2004, Le Nouvel Observateur
Jonah
Lomu s'est fait transplanter un rein
- 20
juillet 2004, Les Dernières Nouvelles d'Alsace
L'insuffisance
rénale mieux traitée
- 17
juillet 2004, APM santé
Le
prélèvement sur donneur à coeur arrêté
doit prochainement débuter en France
- 13
juillet 2004, Le Quotidien du Médecin
Bioéthique
: Un texte pour les cinq prochaines années
- 12
juillet 2004, L'Express Mauritius
Transplantation
d'organes : la vie après...
- 8
juillet 2004, Le Monde
Après trois années de débat,
la révision de la loi sur la bioéthique est
adoptée par le Parlement
- 7
juillet 2004, Libération (Casablanca)
Rabat : journée d'information sur le don
d'organes au Centre hospitalier Ibn Sina
- 5
juillet 2004, AFP
Rage : Trois cas via des greffes d'organes
- 4
juillet 2004, Le Monde
Une première grossesse obtenue après
réimplantation de tissus ovariens congelés
- 3
juillet 2004, Le Quotidien du Médecin
Les
résultats des greffes de cellules pancréatiques
- 2
juillet 2004, AFFSAPS
Information
concernant un risque de contamination par le sang de générateurs
d'hémodialyse Baxter
- 1er
juillet 2004, Wall Street Journal Europe
Transplantations rénales aux USA : connecter donneurs
et receveurs
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Le
réseau d'excellence européen NanoMemPro : à
la croisée des nanosciences et des technologies membranaires
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28
septembre 2004, CNRS
Le
réseau d'excellence européen (REX) NanoMemPro
sera lancé le 1er octobre 2004, à l'issue du
congrès EuroMembrane à Hambourg. Ce projet se
propose d'établir un réseau de recherches, de
compétences, de moyens et d'enseignement dans le domaine
des technologies à membrane et des nanotechnologies.
Treize partenaires scientifiques issus de treize pays de l'Union
Européenne constituent le cur de NanoMemPro.
Ils seront assistés d'un quatorzième partenaire,
la société privée ACIES, pour les tâches
de gestion et de valorisation de la recherche. Un «
club d'intérêt » qui compte déjà
40 entreprises privées constituera une passerelle exceptionnelle
de transfert des connaissances entre recherche publique et
privée. C'est le CNRS, partenaire français du
projet, qui en est le coordinateur, en la personne de Gilbert
Rios, de l'Institut européen des membranes (IEM) de
Montpellier.
Les
membranes sont depuis longtemps présentes dans notre
vie quotidienne. Ce sont des films très minces dotés
de propriétés particulières comme la
rétention spécifique et sélective de
certaines molécules ou la catalyse de réactions
chimiques. En médecine, les membranes artificielles
permettent de remplacer certaines membranes naturelles déficientes,
comme lors de la dialyse rénale ou pour la mise au
point d'organes artificiels. Dans le domaine alimentaire,
les membranes permettent de concentrer, de filtrer, de séparer
ou de transformer des constituants selon leur taille, leurs
propriétés, leur solubilité. La purification
de l'eau et de l'air fait appel à des membranes filtrantes.
Dans le domaine industriel, les membranes interviennent dans
une multitude de processus chimiques et physiques. Les enjeux
sociaux et industriels associés à la recherche
dans le domaine des membranes sont donc d'une extrême
importance.
Avec
l'avènement des nanosciences et la caractérisation
des propriétés nanométriques de nombreux
matériaux, on peut envisager de développer de
nouvelles membranes dotées de propriétés
inédites. C'est à ce point de rencontre entre
nanotechnologies et technologies des membranes que se positionne
le programme NanoMemPro.
NanoMemPro
a pour ambition de créer un Institut Virtuel, doté
d'une existence légale, qui permettra la mise en commun
de l'expertise technique et intellectuelle des partenaires.
Une plateforme technologique commune sera constituée
qui regroupera du matériel et des outils techniques
qui profiteront à l'ensemble des partenaires. NanoMemPro
va créer de nouvelles filières d'enseignement,
sous la forme de nouveaux Master et PhD (Philosophical doctorate),
afin d'initier et de transmettre de nouvelles approches scientifiques,
intellectuelles et techniques dans les domaines des membranes
et des nanotechnologies. Enfin, NanoMemPro veut créer
un « club d'intérêt » regroupant
des entreprises privées européennes qui souhaitent
participer à la recherche et au développement
dans le domaine du réseau d'excellence. 40 entreprises
sont déjà engagées dans ce club d'intérêt,
qui constitue une passerelle exceptionnelle de transfert de
connaissance, d'expertise et de moyens entre recherche publique
et privée.
A
travers l'ensemble de ces structures, NanoMemPro souhaite
établir un réseau d'interaction entre chercheurs,
industriels et utilisateurs, et le faire perdurer au-delà
des quatre années du financement européen.
Le
réseau NanoMemPro bénéficie d'un support
financier de l'Union Européenne d'un montant de 6,38
millions d'euros. Au total, 122 chercheurs et 57 doctorants
sont impliqués dans le projet. La coordination du réseau
est assurée par Gilbert Rios, de l'IEM de Montpellier
(CNRS). Les départements des Sciences chimiques et
des Sciences pour l'ingénieur du CNRS sont concernés,
ainsi que quatre autres organismes de tutelle : l'université
des Sciences et Techniques de Montpellier, l'Ecole Nationale
Supérieure de Chimie de Montpellier, ainsi que l'Université
Paul Sabatier et l'Institut National Polytechnique de Toulouse.
Saoudi
El Amalki
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Mort
de 90% des Algériens ayant subi une greffe du rein
en Irak
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27
septembre 2004, Al Bayane
"Serions-nous
à l'époque de l'achat-vente d'organes en vue
d'une éventuelle transplantation ?", me demandent
les représentants d'associations françaises
au cours de la réunion organisée pour débattre
de la question des aides sollicitées par les dialysés
algériens vivant en Algérie qui s'organisent
pour se rendre en Irak en vue d'une transplantation rénale.
"Nombre d'Algériens insuffisants rénaux
sont tombés dans le filet des rabatteurs d'un réseau
Orient-Algérie", déclare M. M., membre
de l'Association d'aide aux insuffisants rénaux, appelé
pour une transplantation à Paris.
En
effet, des malades arrivés au stade terminal d'une
maladie rénale sont dialysés dans 120 centres
publics et privés à travers le territoire national,
en attendant de bénéficier d'une greffe par
don d'un membre de la famille en général, le
prélèvement dans le cadre d'une mort encéphalique
n'étant pas encore pratiqué chez nous, mais
possible à réaliser quand le malade bénéficie
d'une prise en charge en France généralement.
Tout cela est parfait. Mais depuis qu'il y a 5 000 dialysés,
jeunes pour la plupart, en Algérie, dont un grand nombre
l'est à vie faute de transplantations suffisantes dans
le pays, un réseau mafieux s'est développé
entre l'Algérie et l'Irak, en passant par la Jordanie.
Nos dialysés, épuisés par tant d'attente
pour une transplantation dans leur pays, qui a lancé
ce genre d'intervention en 1984 avant que chirurgiens et néphrologues
de grande envergure soient sacrifiés sur l'autel de
la bêtise et du massacre, se jettent dans les bras de
rabatteurs qui les mènent en Irak via la Jordanie où
le rein d'un enfant ou d'un adulte en difficulté est
transplanté contre une somme oscillant entre 30 et
40 000 dollars depuis six années. Quel est cet Irakien,
dont l'honneur et la dignité étaient reconnus
de par le monde, qui conduit son enfant entre les mains des
bouchers de cliniques privées dont les médecins
sans dignité lui ôtent un rein qui est transplanté
dans les minutes qui suivent dans le corps de quelqu'un qu'il
ne connaît ni ne connaîtra jamais ? Serait-ce
un suicide ou le mythe d'Abraham qui sacrifie son enfant qui
se répète ? La misère est à nos
portes pour paraphraser Pierre Bourdieu, que Dieu ait son
âme, qui en a parlé longuement dans un de ses
derniers ouvrages, La Misère du monde. C'est là
que s'offre à nous le sinistre spectacle de la mise
à mort de l'un pour que l'autre ait juste l'illusion
de revivre parce que, en réalité, les transplantés
ne font pas long feu et décèdent en raison du
non-suivi par les cliniques privées mafieuses d'Orient
et de l'absence du protocole de transplantation : groupage
sanguin identique entre le donneur et le receveur, le typage
HLA, c'est-à-dire un groupe tissulaire identique ou
semi-identique, et d'autres analyses incontournables pour
voir si le donneur ne souffre pas de maladie transmissible
comme la tuberculose, l'hépatite virale, le sida ou
le cancer. En effet, ce dialysé-transplanté
est allé en Orient sans prévenir son néphrologue
traitant, un spécialiste censé lui préparer
un bilan pré-greffe. L'AAIR, association nationale
installée à Kouba, a certes été
alertée de l'existence de ce trafic, mais elle a respecté
la décision des malades qui s'embarquent dans ces voyages
de la mort à prix fort.
Il est donc impératif que les différents secteurs
de sécurité - douanes, DGSN, ministère
de l'Intérieur et ministère de la Justice -
prennent ce phénomène à bras-le-corps
pour éradiquer un fléau dont notre population
est victime. Un individu ou un groupe d'individus peut certes
tirer la sonnette d'alarme, mais le risque est grand. Des
religieuses brésiliennes qui avaient dénoncé
le trafic d'organes ont perdu l'une d'elles, Doraci Edinger,
trouvée assassinée le 24 février 2004
chez elle à Napula. Cette femme avait parlé
dès 2001 du trafic d'organes au nord du Mozambique
et de la menace qui pesait sur elle. Cette information avait
fait le tour du monde, dans BBC News, Independent Catholic
News et d'autres publications. En Moldavie, "à
l'issue d'une enquête, dit Le Quotidien du Médecin
du 1er juillet 2003, le Conseil de l'Europe a présenté
à Strasbourg un rapport sur le trafic d'organes en
provenance des pays les plus pauvres d'Europe orientale, informant
que des réseaux se sont spécialisés dans
la recherche des donneurs vivants. Le Conseil souhaite que
tous les pays, de même que les organisations internationales,
mettent en place le programme de lutte contre ces trafics.
Des dispositions pénales devraient pouvoir sanctionner
les équipes médicales qui effectuent les interventions
résultant des trafics d'organes". Cela étant,
nous pouvons évoquer l'existence de ce trafic - l'anthropologue
Nancy Scheper-Hughes le dit "planétaire"
et le qualifie de "néo-cannibalisme" - que
suscite la fracture Nord-Sud et les demandes incessantes dans
les pays riches de greffes d'organes pratiquées dans
les cliniques privées des pays sud-américains.
En Chine, dit-on, ce trafic serait organisé à
l'échelle étatique à destination du marché
international. Les organes sont prélevés sur
des condamnés à mort, une pratique comme celles
qui ont cours dans tous les pays sans foi ni loi.
En Europe et aux USA, le don d'organes ne se fait pas de façon
aussi sauvage que dans certaines contrées du monde,
mais obéit à des principes éthiques et
déontologiques fondamentaux qui inscrivent le don dans
le cadre de la solidarité. Autrement dit basé
sur un consentement préalable du donneur vivant ou
avant son décès comme c'est le cas aux USA.
En France, le prélèvement se fait sur une personne
qui présente une mort encéphalique sauf si,
de son vivant, le défunt avait fait connaître
son refus de faire le don de ses organes (loi Caillavet de
1976 complétée par les lois bioéthiques
du 29 juillet 1994). De même, l'Italie, l'Espagne, le
Portugal, la Grèce, la Belgique, l'Autriche et le Luxembourg
appliquent le même principe : la gratuité de
l'acte et l'anonymat des donneur et des receveurs. N'est-ce
pas louable un tel don de soi quand on peut aider l'autre
?
Ces pratiques ne sont malheureusement pas appliquées
partout dans le monde. Pour preuve, un enfant de neuf ans
admis dans une clinique d'Istanbul pour un check-up se retrouve
délesté d'un rein qu'on lui a enlevé
pendant son sommeil. Nombreux sont les actes semblables à
celui-ci. A qui, nous demandons-nous, sont ravis ces reins
que nos Algériens vont chercher en Irak, un Irak encore
aux mains des colonisateurs ? Les charognards continuent de
disséquer, charcuter, lapider avec impunité
pour entretenir la nouvelle bourgeoisie au-dessus de la tête
de laquelle tout passe sans qu'elle soit inquiétée.
Pas même par les bombardiers américains.
Une grande remise à l'ordre s'impose à travers
le monde ainsi qu'une prise de conscience de la dangérosité
de l'acte de transplantation dans le cas où les médecins
ont jeté leur serment d'Hippocrate aux oubliettes.
C'est pourquoi il nous semble impératif que le Comité
national du rein, la Société algérienne
de néphrologie et l'AAIR travaillent main dans la main
pour contrecarrer de tels agissements en arrivant à
circonscrire leur domaine et à asseoir les principes
indéfectibles de leur noble tâche. Il est actuellement
urgent que l'Algérie adopte une stratégie claire
en matière de prélèvement d'organes dans
le sens du respect de l'éthique, de la déontologie
et du prélèvement et du don d'organes gratuits,
sinon les charognards continueront dans leurs basses uvres.
Pourtant, au dernier colloque organisé par l'Association
des insuffisants rénaux de Tiaret, le Dr Rayane, un
des médecins participants, a inscrit en gros caractère
l'expression "trafic d'organes" et a donné
le chiffre des personnes greffées en Irak et décédées
à leur retour dans notre pays. N'est-ce pas là
un "cri d'alarme" que lance haut et fort ce médecin
courageux, parce que croyant en sa mission d'humaniste, qualité
que peu conservent précieusement aujourd'hui.
Pourtant, ce cri n'a à aucun moment été
relayé par les "représentants" du
peuple, confinés dans le beau bâtiment de l'APN.
C'est pourtant à eux de proposer des lois et de lutter
pour les faire voter comme certains le font "dents et
ongles". Mais non, pour les petits bobos, ils atterrissent
à l'hôpital américain de Neuilly-sur-Seine.
Nos autorités se doivent de s'extraire de leur léthargie
et consulter l'histoire de la néphrologie, spécialité
jeune dans notre pays certes, pour s'inspirer de tous les
actes réalisés il y a à peine quelques
années (six) à l'hôpital Mustapha par
des médecins algériens. Un simple rappel de
textes permettra de réveiller le mammouth endormi.
En effet, la politique du rein, qui a connu ses heures de
gloire dans notre pays, peut émerger de nouveau et
réaliser les prouesses des professeurs Drif, chef du
service réanimation à l'hôpital Mustapha,
Hamoudi et Chaouch, chirurgiens, ainsi que de nombre de néphrologues
non moins prestigieux. Certes, il fut un temps où ils
nous réchauffaient le cur avec la nouvelle du
premier puis du vingt-cinquième transplanté
au CHU Mustapha. Nous désirons que de telles effusions
de bonheur à la nouvelle d'une vie "réinsufflée"
nous prennent de nouveau.
F. Amalou
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Association
Al Hayat : Les affres de l'insuffisance rénale chronique
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22
septembre 2004, Al Bayane
En
parallèle du 8e congrès africain de néphrologie,
tenu à Agadir, sous le patronage du ministère
de la Santé, a eu lieu une exposition du symposium
du 16 au 19 septembre 2004 au salon des dunes d'or.
Parmi les exposants, le visiteur ne peut passer sans s'arrêter
au sympathique stand, pas comme les autres, de l'Association
marocaine des insuffisants rénaux et transplantés
(AMIRT), Al Hayat. Etant donné la particularité
de cette présence à ce grand rassemblement des
néphrologues africains, nous avons rencontré
et entretenu les responsables de cette jeune association,
en l'occurrence la présidente, Fatiha Afkir, Driss
Nejdi (Trésorier général), Abderrafik
Salhi (secrétaire général), Bouarif Bendaud
(trésorier adjoint). Créée en 1999 et
réactivée en 2003, l'AMIRT est composée
de dialysés et transplantés et uvre pour
eux et leurs semblables qui partagent ensemble les mêmes
souffrances. Toujours en quête de statut d'utilité
publique, Al Hayat, comme son nom l'indique bien, s'attelle
à défendre les droits légitimes des insuffisants
rénaux et transplantés pour une vie sereine
et décente. L'idée est de fédérer
des citoyens atteints d'insuffisance rénale pour consolider
des liens de solidarité, d'écoute et d'entraide.
En effet, ils sont 3600 atteints, chaque année, de
chromiété, dont 20% seulement accèdent
au soins, le reste étant condamné. C'est pourquoi,
l'association a pour mission également de mener des
actions préventives auprès de la population
marocaine, à travers les médias et de contribuer
effectivement à la généralisation de
l'accès, surtout les plus démunis, à
la prise en charge intégrale. Dans ce sens, il est
inconcevable qu'au Maghreb à titre d'exemple, l'Algérie
notamment, la gratuité des soins est assurée
à tous les atteints, alors qu'au Maroc, le coût
des séances de dialyse est exorbitant, allant de 700
à 1000 DH par séance, en plus des frais du traitement
médical, des injections, des bilans... Le Maroc est
donc, parmi les pays les plus en retard au monde, dans ce
domaine.
C'est un cri de détresse que lance l'AMIRT devant cette
situation dramatique qui prévaut dans notre pays, sans
que l'Etat ne s'y penche sérieusement en décidant
des mesures palliatives pérennes, efficaces et performantes.
Pour l'association qui se refuse de s'évertuer dans
des actions caritatives à faible impact, il est plus
rentable de sensibiliser les pouvoirs publics et la société
civile sur l'impérieuse nécessité de
mettre en place une stratégie globale permettant l'hémodialyse
à tous les insuffisants rénaux chroniques, en
particulier ceux qui ne disposent d'aucune couverture médicale,
ainsi que la transplantation rénale par le don d'organes
de personnes décédées cérébralement
comme le prévoient les textes de loi votés par
le Parlement, mais non appliquées à ce jour.
A ce sujet, on notera, par exemple, que 2500 greffes par an
s'effectuent en Arabie Saoudite, où les tabous sont
plus forts, par rapport à un pays qui se réclame
moderniste comme le nôtre. De surcroît, la transplantation,
chez nous, coûte 120.000 à 130.000 DH, ce qui
réduit le nombre des transplantés depuis 1986
à environ 120 atteints aujourd'hui. Un bilan qui se
passe de tout commentaire.
Selon Al Hayat, la transplantation pour enfants est prioritaire,
car, à ce stade de la vie humaine, la croissance pour
un enfant dialysé cesse et, par conséquent,
sa vie est ravagé et anéantie, psychologiquement
et socialement. Dans la noble tâche qu'elle ne cesse
de supporter en dépit des affres de la maladie rongeante,
l'association Al Hayat, dans un combat inlassable pour la
vie, entreprend des actions événementielles
afin d'interpeller vivement les décideurs sur cette
calamité qui, sans dialyse ou greffe,condamne les victimes
à une mort certaine. Les responsables devraient faire
preuve de beaucoup d'audace politique et morale pour endiguer
cette tragédie dont 80 % des atteints succombent, chaque
année, sous les yeux impuissant des proches, des citoyens
et des bonnes volontés. En plus du courage dont devront
s'armer les décideurs pour préserver les intérêts
légitimes des citoyens, cette uvre humanitaire
devra être l'illustration manifeste d'une nation imprégnée
de civisme, d'équité et des droits de l'homme.
L'Association marocaine des insuffisants rénaux et
transplantés, avec son approche réaliste et
intégrante du phénomène déplorable
qui place notre pays parmi les entités sociétales
les plus précaires, à ce propos, s'inscrit dans
une logique consciencieuse dénichant les remèdes
dans la source et non dans l'aléatoire et le velléitaire.
Saoudi
El Amalki
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«
Un réflexe pour la greffe » : des hôpitaux
sengagent à contribuer à laugmentation
de lactivité de greffe dorganes
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15
septembre 2004, communiqué de presse de l'EfG
Chaque
année plus de 10 000 personnes ont besoin dune
greffe dorganes et seules 3 410 dentre elles ont
pu en bénéficier en 2003. Dans ce contexte de
pénurie, lEtablissement français des Greffes
propose à 80 hôpitaux du grand Ouest de la France
(situés en Basse-Normandie, en Bretagne, dans les Pays
de la Loire, dans une partie de la région Centre, en
Poitou-Charentes et en Limousin) daccueillir lopération
« Un réflexe pour la greffe » destinée
à mobiliser leurs personnels hospitaliers au prélèvement
et à la greffe dorganes. Son objectif est clair
: à travers lamélioration du recensement
de donneurs potentiels à lhôpital, cette
opération vise à augmenter le nombre de greffes
pour permettre à plus de malades dêtre
sauvés ou de reprendre une vie normale.
Une
action permettant laugmentation de lactivité
de greffe
Depuis sa création, lEtablissement français
des Greffes poursuit un objectif daugmentation du prélèvement
en vue de greffe. Il agit en direction du grand public, à
travers des campagnes dinformation nationales, et auprès
des professionnels de santé auxquels il propose, entre
autres, des formations pour améliorer le recensement
des donneurs potentiels dorganes et laccueil des
familles à lhôpital.
Dans la continuité des actions menées auprès
des professionnels de santé, lEtablissement français
des Greffes sadresse aujourdhui, à travers
lopération « Un réflexe pour la
greffe », aux personnels des hôpitaux non autorisés
à prélever de six régions administratives
du grand Ouest de la France : la Basse-Normandie, la Bretagne,
les Pays de la Loire, une partie de la région Centre,
le Poitou-Charentes, le Limousin. Cette action de communication
est destinée à sensibiliser ces personnels au
prélèvement et à la greffe dorganes
et à les mobiliser au recensement de donneurs potentiels
en vue de greffe.
Depuis ladoption de la nouvelle loi de bioéthique,
en effet, chaque établissement de santé, quil
soit autorisé à prélever ou non, doit
participer à lactivité de prélèvement
dorganes et de tissus en étant particulièrement
attentif au recensement de donneurs potentiels dans leur hôpital
(art. L.1233-1 du code de santé publique).
Compte
tenu du potentiel que lon connaît dans ces hôpitaux,
lengagement de 80 hôpitaux à recenser annuellement
deux donneurs potentiels pourrait conduire à une augmentation
annuelle significative du nombre de greffes dorganes
: 240 malades supplémentaires pourraient être
greffés chaque année.
Les
régions Poitou-Charentes et Bretagne inaugurent «
Un réflexe pour la greffe »
Parmi les six régions concernées par «
Un réflexe pour la greffe », les régions
Poitou-Charentes et Bretagne accueillent lopération
de septembre 2004 à février 2005 : dans un premier
temps, les hôpitaux des villes de Châtellerault,
Confolens, Niort, Saintes, Saint-Jean dAngély,
Cognac, le Centre Hospitalier Nord Deux-Sèvres avec
les sites de Parthenay, Bressuire et Thouars, Royan, Jonzac,
Morlaix, Guingamp, Lannion, Fougères, Quimperlé,
Redon sont successivement concernés.
«
Un réflexe pour la greffe » est conçue
sur plusieurs semaines afin de sensibiliser et mobiliser dans
la durée le personnel de ces centres hospitaliers.
Au sein de chaque établissement, lopération
sarticule autour de 3 temps forts : la diffusion personnalisée
dun document dinformation à tous les personnels
sur le prélèvement et la greffe ; la rencontre
avec les professionnels du prélèvement et de
la greffe de la région ; linstallation dune
exposition sur le don dorganes et la greffe pendant
deux semaines au sein de lhôpital.
Ces
temps forts sont suivis dune formation réalisée
par lEtablissement français des Greffes, en collaboration
avec les centres de prélèvement et le CHU de
référence, formation pour aider les médecins
à développer lactivité de recensement
à lhôpital et à délivrer
une information claire et transparente aux proches des donneurs
potentiels.
En
donnant loccasion aux médecins des services les
plus directement susceptibles de recenser des donneurs potentiels
dorganes (urgences, réanimation, soins intensifs)
de rencontrer et déchanger avec les acteurs du
prélèvement et de la greffe de leur région
et avec lEtablissement français des Greffes,
disponible 24 heures sur 24, «Un réflexe pour
la greffe» vise directement laugmentation du nombre
de greffons qui pourraient être proposés aux
malades en attente de greffe.
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Espoir
étendu pour le VIH, la greffe, le cancer
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14
septembre 2004, Le Quotidien du Médecin
Des
Californiens montrent que la protéine RabGEF1 régule
négativement l'activation des mastocytes, starters
de la réaction d'allergie. Les souris K. O. ont une
inflammation cutanée sévère, avec, dans
la peau, un nombre accru de mastocytes activés qui,
par rapport à ceux de souris normales, libèrent
plus de médiateurs des réponses allergiques.
"
Nous avons identifié un important régulateur
négatif endogène ou "frein", dont
la fonction normale est de supprimer les étapes d'activation
biochimique qui mènent aux allergies et à l'inflammation.
Cette protéine, RabGEF1, supprime l'activation des
mastocytes, les cellules qui contiennent la majorité
de l'histamine de l'organisme ", explique au " Quotidien
" le Dr Stephen Galli, de l'université de Stanford
en Californie, qui a dirigé ces travaux.
" Les mastocytes sont activés de façon
inappropriée dans les troubles allergiques et contribuent
ainsi à l'asthme, au rhume des foins, à l'anaphylaxie
et à l'eczéma ; ces cellules peuvent également
contribuer à des maladies comme la polyarthrite rhumatoïde
", rappelle-t-il.
" Toutefois, les voies biochimiques qui sont supprimées
par ce frein naturel ne sont pas restreintes aux mastocytes,
mais interviennent aussi dans d'autres processus biologiques
importants, dont certains contribuent à la santé
(défense contre les infections) et d'autres sont activés
durant certaines maladies (VIH/sida, maladie cardiaque, cancer)
".
"
Nous étudions maintenant les effets de ce frein naturel
d'activation cellulaire dans d'autres cellules qui contribuent
à la défense de l'hôte et à la
maladie, comme les lymphocytes, les cellules cutanées
et les cellules nerveuses. Nous cherchons s'il existe des
conditions spécifiques pour lesquelles la manipulation
de cette protéine améliorerait la défense
de l'hôte, ou aiderait à limiter ou à
traiter des processus pathologiques. Par exemple, le premier
objectif, celui d'améliorer la résistance à
l'infection, pourrait être réalisé en
réduisant l'activité de la protéine,
ce qui favoriserait de ce fait l'activation des cellules participant
à la défense de l'hôte contre l'infection.
A l'opposé, les maladies reflétant une activité
insuffisante de ce "frein naturel" pourraient être
traitées en majorant la quantité ou l'activité
du frein naturel, ou en administrant des molécules
qui simulent son action. "
Encore
du chemin avant de connaitre les applications cliniques.
" Cette recherche est encore très fondamentale,
et cela pourrait prendre encore un certain temps avant de
savoir si la manipulation de cette protéine, ou l'administration
d'agents qui simulent son activité, peut être
d'utilité clinique, souligne-t-il. Cependant, une meilleure
compréhension des rôles de cette protéine
pourrait aider à mieux comprendre la régulation
biochimique des processus qui contribuent à la santé
et de ceux qui contribuent à la maladie. Si nous pouvons
démontrer que la manipulation de cette protéine
procure des bénéfices cliniques potentiels,
et peut être réalisée avec peu ou pas
de risque, alors les domaines possibles de cette approche
pourraient inclure les maladies allergiques (dont asthme,
rhume des foins et eczéma), certaines maladies auto-immunes
(comme la polyarthrite rhumatoïde), la maladie VIH/sida,
la transplantation et certains cancers."
Dr
VERONIQUE NGUYEN
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Xénogreffe
de cellules porcines et infection
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13
septembre 2004, Le Quotidien du Médecin
Si
le porc est considéré par certains comme le
réservoir d'organes idéal pour la xénotransplantation,
la sécurité de cette stratégie thérapeutique
n'est pas encore totalement assurée. Les risques de
transmission à l'homme de pathogènes porcins
ne peuvent être complètement écartés.
Pourtant, un travail américain publié dans le
" Journal of Clinical Investigation " se veut optimiste
: pour Yang et coll., la transmission de virus porcins endogènes,
tels que le rétrovirus Perv (Porcine Endogenous Retrovirus),
ne peut pas se faire directement entre des cellules porcines
et des cellules humaines. D'après leurs résultats,
il semble que la transmission du Perv nécessite un
cofacteur, en l'occurrence un virus à la fois capable
d'infecter le porc et l'homme.
Les chercheurs sont arrivés à cette conclusion
en utilisant un modèle expérimental un peu particulier
: une souris immunodéficiente chez laquelle ils ont
greffé des cellules de porc et des cellules humaines.
Dans ce modèle, les cellules greffées peuvent
coexister au moins vingt-cinq semaines sans qu'une transmission
directe du virus ne se produise.
Il
est cependant apparu qu'une grande proportion des cellules
humaines greffées finissaient par acquérir des
séquences spécifiques du Perv. Mais d'après
Yang et coll., l'acquisition de ces séquences par les
cellules humaines dépendrait entièrement de
la présence du MLV (Murine Leukemia Virus) dans l'organisme
de l'animal hôte. Le MLV jouerait le rôle de navette
en infectant les cellules porcines, puis les cellules humaines.
Au cours des dernières années, parmi toutes
les études menées sur les risques de transmission
interespèce du Perv, seules celles qui ont été
conduites dans le modèle murin ont donné des
résultats positifs. Le Perv ne peut visiblement pas
être transmis à des primates non humains ou même
à la plupart des petits animaux de laboratoires. En
revanche, il est transmissible chez la souris. Cette observation
pourrait s'expliquer par la découverte de Yang et coll.
: c'est la présence du MLV qui conditionne la transmission
du Perv. Des expériences complémentaires réalisées
chez des souris qui ne produisent pas de MLV capables de se
répliquer devront cependant être menées
pour confirmer la théorie de Yang et coll.
Elodie
Biet
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Rugby:
le Néo-Zélandais Lomu récupère
bien de sa transplantation rénale
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13
septembre 2004, TV5
Le
légendaire rugbyman néo-zélandais Jonah
Lomu a affirmé lundi à la télévision
néo-zélandaise (TVNZ) qu'il récupérait
bien de sa transplantation rénale mais a écarté
un retour rapide au rugby.
Lomu
se dit rétabli à 85% et a observé des
changements dans la perception de son corps depuis la transplantation
effectuée le 27 juillet à l'hôpital d'Auckland.
"Je
me sens bien, vraiment bien. Je reprends confiance en moi
un peu plus chaque jour. Je retrouve peu à peu mon
équilibre. Je peux bouger mes doigts de pied par exemple,
ce que je ne pouvais plus faire avant", confie Lomu.
Chaque
jour l'ancien ailier constate des améliorations. "Je
peux maintenant marcher pendant plusieurs heures et j'ai couru
pendant 25 minutes", ajoute-t-il. Tout
en niant pouvoir revenir rapidement dans une équipe
de rugby à sept, Lomu estime pouvoir "encore offrir
beaucoup". "Mais il faut d'abord m'assurer d'être
en bonne forme, de pouvoir courir, avant de sprinter à
nouveau".
Lomu
a raconté comment "son sauveur", Grant Kereama,
une personnalité de la la radio locale, lui a fait
don d'un rein.
Kereama
l'a appelé au téléphone et lui a demandé
quel était son groupe sanguin. Comme ils étaient
compatibles, il lui a proposé un de ses reins. "Penses-y.
A toi de choisir", m'a-t-il dit au téléphone.
"Grant
est un homme très déterminé et nous avons
beaucoup de choses en commun. L'une d'entre elles est que
lorsque nous avons pris une décision, on s'y tient.
C'est mon sauveur... Vous ne savez pas toujours où
sont vos amis jusqu'à ce que ça se présente.
Kereama ne m'a rien demandé. Il l'a juste fait".
Lomu
a été frappé en 1996 par le syndrome
néphrétique, une maladie génétique
rare pour laquelle l'unique remède était une
greffe rénale. Depuis juin 2003, il était placé
sous dialyse quasi quotidienne. Il était placé
sur liste d'attente pour une greffe de rein depuis mars dernier.
En avril, le Dr Mayhew avait déclaré que l'état
de santé de l'ancien All Black se détériorait
et qu'il était urgent de trouver un donneur compatible.
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Deux candidats sur trois à
la greffe en panne d'organes
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10
septembre 2004, Libération
La
situation reste tendue sur le front des greffes d'organes,
avec un manque toujours aussi dramatique d'organes à
greffer. Selon le tout dernier rapport de l'Etablissement
français des greffes, rendu public cette semaine, "en
2003 en France, plus de 10 770 malades ont eu besoin d'une
greffe d'organes pour continuer à vivre ou pour améliorer
leurs conditions d'existence", mais seulement "3
410 ont été greffés". En d'autres
termes, deux patients sur trois chez qui l'indication d'une
greffe avait été posée n'ont pu être
transplantés. "Au 31 décembre 2002, 6 425
patients restaient ainsi en attente de greffe d'organes. A
ces patients se sont ajoutés, au cours de l'année
2003, 4 345 patients nouvellement inscrits en liste d'attente."
Des
chiffres inquiétants. Et une évolution qui l'est
tout autant. L'activité de prélèvement
en 2003 (2 261 donneurs recensés, 1 119 prélevés,
soit 18,3 prélèvements par million d'habitants)
est en baisse par rapport à l'année 2002, mais
elle reste néanmoins supérieure à celle
de l'année 2001, qui fut, il est vrai, une des plus
mauvaises années. Selon l'Etablissement des greffes,
"cette baisse de l'activité de prélèvement
en 2003 est à mettre en rapport avec la diminution
constatée des accidents traumatiques de la voie publique,
résultats par ailleurs très positifs, mais aussi
avec les difficultés actuellement rencontrées
à l'hôpital en terme d'organisation et de démographie
médicale". Une baisse d'activité de prélèvement
qui "n'entraîne pas une augmentation du taux de
décès des patients inscrits en liste d'attente",
précise toutefois l'EFG. "Le nombre de personnes
décédées avant greffe enregistrées
sur la liste d'attente passe en effet de 248 en 2002 à
252 en 2003." Quand on entre dans le détail des
interventions, sur 3 410 greffes d'organes en 2003 (3 633
en 2002), 2 127 (dont 136 avec donneur vivant) concernent
le rein, 833 le foie et 283 le coeur. Seule bonne nouvelle,
les greffes de cornées ont repris leur essor : le nombre
de cornées prélevées a augmenté
régulièrement depuis 1995, passant de 3 073
à 7 425 en 2003.
Plus original, le rapport de l'EFG fait le point sur le Registre
national des refus (RNR). En France, on le sait, la loi sur
la bioéthique prévoit que "le prélèvement
peut être effectué dès lors que la personne
concernée n'a pas fait connaître de son vivant
son refus d'un tel prélèvement" ; c'est
ce que l'on appelle le consentement implicite. Mais ces dernières
années, la société française se
montrant de plus en réticente et méfiante vis-à-vis
de la médecine, les refus des familles se multipliant,
le législateur sans remettre en cause ce principe
a voulu instaurer une garantie supplémentaire
pour la personne. De son vivant, la personne peut faire état
de son opposition. "Ce refus peut être exprimé
sur un registre national automatisé. Il est révocable
à tout moment." Selon le rapport de l'EFG, le
total des personnes qui se sont signalées est, à
la fin 2003, de 54 518. Un chiffre relativement faible : "Le
nombre d'inscriptions annuel est en diminution, en revanche
le nombre d'interrogations c'est-à-dire des personnes
qui appellent pour avoir des informations augmente régulièrement",
analyse l'EFG.
Eric
Favereau
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Ilôts pancréatiques
: La moitié des greffés sevrés d'insuline
à un an
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10
septembre 2004, Le Quotidien du Médecin
En
peu d'années, la greffe d'îlots pancréatiques
chez les diabétiques de type 1 a connu des progrès
spectaculaires. En atteste le rapport annuel du " Collaborative
Islet Transplant Registry " publié cette semaine
aux Etats-Unis. Des succès à attribuer à
la mise en uvre d'un protocole dit " d'Edmonton
", du nom de la ville canadienne où il a été
mis au point par James Shapiro et son équipe en 2000.
La greffe d'îlots pancréatiques est indiquée
chez des diabétiques de type 1 dont l'affection est
devenue difficilement contrôlable. Les cellules, prélevées
chez un donneur, sont injectées par voie portale chez
le receveur. Elles se fixent dans les voies veineuses hépatiques
où elle sécrètent leur insuline.
Le rapport américain porte sur 86 patients ainsi greffés
dans 12 centres aux Etats-unis et au Canada. Les patients,
en moyenne atteints depuis trente ans et âgés
de 42 ans, ont reçu au total 158 perfusions d'îlots.
Le nombre de greffes a varié selon les sujets : 28
patients en ont reçu une, 44 en ont eu 2, et 14 ont
bénéficié de 3 greffes.
Au bout de six mois, 61 % des receveurs étaient sevrés
d'insuline. Ils étaient encore 58 % à un an.
De 1990 à 1999, le sevrage ne réussissait que
dans 8 % des cas.
L'hémoglobine glyquée moyenne était de
7,7 sur l'ensemble des greffés. De plus, alors qu'avant
l'intervention, la plupart des patients avaient déjà
vécu des hypoglycémies graves, aucun n'en a
eu après transplantation.
Aucun décès n'a été relevé,
mais 45 incidents graves sont survenus. Parmi les 27 % de
complications ayant mis le vie en danger, certaines étaient
dues à la procédure (infection, saignement thoracique
ou abdominal, anémie, élévation des enzymes
hépatiques...), d'autres a l'immunosuppression (neuropathie,
méningites, leucopénie...).
Le traitement comportait chez la grande majorité des
patients, selon le protocole d'Edmonton, du daclizumab avant
la greffe, puis une association de sirolimus et de tacrolimus.
L'avenir des greffes d'îlots repose sur la découverte
de nouvelles sources de cellules bêtapancréatiques
et sur l'acceptation des greffons sans instaurer une immunosuppression
totale.
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Cellules
souches : le ministre italien de la Santé sur la sellette
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9
septembre 2004, AFP
Le
ministre italien de la Santé, Girolamo Sirchia, était
sur la sellette mercredi après la guérison d'un
petit garçon atteint d'une maladie génétique
et dont les parents ont bénéficié à
l'étranger d'une technique de sélection in vitro
des embryons, interdite depuis peu en Italie.
Luca,
4 ans et demi, souffrant d'une forme rare d'anémie
sanguine, la thalassémie, considérée
incurable, a été sauvé par la transplantation
de cellules souches prélevées lors de la naissance
de deux frères jumeaux nés sans la maladie.
L'opération
a été réalisée à la clinique
San Matteo de Pavie (nord) le 12 août, après
que la maman Esra eut accouché en avril de deux petits
frères non porteurs de la maladie héréditaire,
selon la presse italienne.
M.
Sirchia, ancien médecin, s'est félicité
de ce succès, jusqu'au moment où, coup de théâtre,
la presse a découvert que le couple d'origine turque
s'était adressé à un laboratoire d'Istanbul
pour sélectionner des embryons sains avant la grossesse,
technique interdite depuis peu en Italie par le même
ministre. "Je
n'en savais rien", a affirmé mercredi dans une
interview le ministre, sommé de démissionner
ou de modifier la loi controversée qu'il a fait voter
au printemps.
Selon
lui, cela ne retire rien à "l'événement
scientifique qui est que pour la première fois au monde
on a démontré que des cellules souches d'origine
placentaire répliquées in vitro sont cliniquement
efficaces sur l'homme".
La
nouvelle législation reconnaît le statut juridique
de l'embryon, oblige les couples utilisant la fécondation
in vitro à implanter tous les embryons produits et
interdit tout diagnostic pré-implantatoire. "Sans
le diagnostic pré-implantatoire, désormais interdit
en Italie, Luca serait mort", a fait remarquer mercredi
la ministre de l'Egalité des chances, Stefania Prestigiacomo
plaidant pour une modification de la loi. "Les
catholiques devraient comprendre qu'une attitude intransigeante
leur ferait surtout du tort à eux-mêmes",
a-t-elle ajouté.
Le
Vatican est contre la procréation assistée et
a fortiori contre la sélection des embryons. "De
notre point de vue, les embryons ne sont pas un tas de cellules
mais des personnes. Le projet de vie qu'ils contiennent est
unique, non répétable et suffisant en soi pour
qu'ils méritent le titre d'individus humains, d'enfants
et de personnes. Les éliminer peut être qualifié
d'homicide", a rappelé Mgr Alfonso Lopez Trujillo,
président du conseil pontifical pour la Famille, au
quotidien Corriere della Sera.
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Projet
de loi sur la sécurité sociale : Colère
des diabétiques face au déremboursement de l'auto-traitement
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8
septembre 2004, Le Journal de Saône et Loire
L'association
française des diabétiques (A.F.D.) réagit
vivement contre le projet du ministère de la santé
de dérembourser partiellement les dispositifs d'autocontrôle
et d'autotraitement du diabète (en modifiant l'actuelle
nomenclature). Chantal Berger, présidente de l'A.F.D
pour la Saône-et-Loire et la Bourgogne, et administrateur
national de l'association, a du mal à maîtriser
sa colère : " On nous a montrés en exemple
pour l'efficacité de nos campagnes de dépistage,
notamment au cours du congrès mondial de diabétologie
en Août 2003 à Paris, parce qu'on avait compris
qu'il fallait enrayer ce qui devenait un véritable
problème de société ! Mais à quoi
cela sert-il d'avoir fait tout cela si on décide maintenant
de dérembourser le traitement ! ".On compte 58
000 personnes atteintes du diabète en Bourgogne dont
52 000 seulement se soignent, en Saône-et-Loire 18 000
diabétiques sont identifiés.
Le projet de modification prévoit de diminuer le taux
de 100 % de remboursement sur les matériels et les
produits nécessaires au traitement quotidien de cette
maladie." C'est une discrimination à l'égard
des diabétiques dont on assimile le traitement à
une médecine de confort ! Avec l'autocontrôle
et l'autotraitement la France est à la pointe de la
thérapie en diabétologie. On veut faire marche
arrière ? Restreindre l'accès aux outils d'autotraitement,
c'est vouloir ramener les diabétiques dans une situation
de prisonnier de leur handicap et freiner la prévention
de toutes les complications que le diabète entraîne
(les amputations, la cécité, les mises sous
dialyse, etc.) ".
L'association monte d'autant plus au créneau qu'elle
dénonce une absence totale de concertation sur ce projet,
et un silence total du ministère en dépit des
demandes d'explication envoyées durant l'été.
Elle a donc décidé de mettre la question sur
la place publique et d'en informer parallèlement tous
les députés.
M.-C.
Baron-Fagé
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Québec
: parution d'un livre hommage à Isabelle Cossette,
insuffisante rénale
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7
septembre 2004, Acadie.net
Christine Aubé Savoy, de Moncton, a lancé hier
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