Revue de Presse 2004
troisième trimestre
 
 
 
 

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Livre d'Or.




 
La revue de Presse du troisième trimestre 2004 -
juillet, août, septembre 2004.

L'actualité de l'Insuffisance rénale, des greffes et de la recherche dans le monde de juillet à septembre 2004 :

Le réseau d'excellence européen NanoMemPro : à la croisée des nanosciences et des technologies membranaires

28 septembre 2004, CNRS

Le réseau d'excellence européen (REX) NanoMemPro sera lancé le 1er octobre 2004, à l'issue du congrès EuroMembrane à Hambourg. Ce projet se propose d'établir un réseau de recherches, de compétences, de moyens et d'enseignement dans le domaine des technologies à membrane et des nanotechnologies. Treize partenaires scientifiques issus de treize pays de l'Union Européenne constituent le cœur de NanoMemPro. Ils seront assistés d'un quatorzième partenaire, la société privée ACIES, pour les tâches de gestion et de valorisation de la recherche. Un « club d'intérêt » qui compte déjà 40 entreprises privées constituera une passerelle exceptionnelle de transfert des connaissances entre recherche publique et privée. C'est le CNRS, partenaire français du projet, qui en est le coordinateur, en la personne de Gilbert Rios, de l'Institut européen des membranes (IEM) de Montpellier.

Les membranes sont depuis longtemps présentes dans notre vie quotidienne. Ce sont des films très minces dotés de propriétés particulières comme la rétention spécifique et sélective de certaines molécules ou la catalyse de réactions chimiques. En médecine, les membranes artificielles permettent de remplacer certaines membranes naturelles déficientes, comme lors de la dialyse rénale ou pour la mise au point d'organes artificiels. Dans le domaine alimentaire, les membranes permettent de concentrer, de filtrer, de séparer ou de transformer des constituants selon leur taille, leurs propriétés, leur solubilité. La purification de l'eau et de l'air fait appel à des membranes filtrantes. Dans le domaine industriel, les membranes interviennent dans une multitude de processus chimiques et physiques. Les enjeux sociaux et industriels associés à la recherche dans le domaine des membranes sont donc d'une extrême importance.

Avec l'avènement des nanosciences et la caractérisation des propriétés nanométriques de nombreux matériaux, on peut envisager de développer de nouvelles membranes dotées de propriétés inédites. C'est à ce point de rencontre entre nanotechnologies et technologies des membranes que se positionne le programme NanoMemPro.

NanoMemPro a pour ambition de créer un Institut Virtuel, doté d'une existence légale, qui permettra la mise en commun de l'expertise technique et intellectuelle des partenaires. Une plateforme technologique commune sera constituée qui regroupera du matériel et des outils techniques qui profiteront à l'ensemble des partenaires. NanoMemPro va créer de nouvelles filières d'enseignement, sous la forme de nouveaux Master et PhD (Philosophical doctorate), afin d'initier et de transmettre de nouvelles approches scientifiques, intellectuelles et techniques dans les domaines des membranes et des nanotechnologies. Enfin, NanoMemPro veut créer un « club d'intérêt » regroupant des entreprises privées européennes qui souhaitent participer à la recherche et au développement dans le domaine du réseau d'excellence. 40 entreprises sont déjà engagées dans ce club d'intérêt, qui constitue une passerelle exceptionnelle de transfert de connaissance, d'expertise et de moyens entre recherche publique et privée.

A travers l'ensemble de ces structures, NanoMemPro souhaite établir un réseau d'interaction entre chercheurs, industriels et utilisateurs, et le faire perdurer au-delà des quatre années du financement européen.

Le réseau NanoMemPro bénéficie d'un support financier de l'Union Européenne d'un montant de 6,38 millions d'euros. Au total, 122 chercheurs et 57 doctorants sont impliqués dans le projet. La coordination du réseau est assurée par Gilbert Rios, de l'IEM de Montpellier (CNRS). Les départements des Sciences chimiques et des Sciences pour l'ingénieur du CNRS sont concernés, ainsi que quatre autres organismes de tutelle : l'université des Sciences et Techniques de Montpellier, l'Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Montpellier, ainsi que l'Université Paul Sabatier et l'Institut National Polytechnique de Toulouse.

Saoudi El Amalki

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Mort de 90% des Algériens ayant subi une greffe du rein en Irak

27 septembre 2004, Al Bayane

"Serions-nous à l'époque de l'achat-vente d'organes en vue d'une éventuelle transplantation ?", me demandent les représentants d'associations françaises au cours de la réunion organisée pour débattre de la question des aides sollicitées par les dialysés algériens vivant en Algérie qui s'organisent pour se rendre en Irak en vue d'une transplantation rénale. "Nombre d'Algériens insuffisants rénaux sont tombés dans le filet des rabatteurs d'un réseau Orient-Algérie", déclare M. M., membre de l'Association d'aide aux insuffisants rénaux, appelé pour une transplantation à Paris.

En effet, des malades arrivés au stade terminal d'une maladie rénale sont dialysés dans 120 centres publics et privés à travers le territoire national, en attendant de bénéficier d'une greffe par don d'un membre de la famille en général, le prélèvement dans le cadre d'une mort encéphalique n'étant pas encore pratiqué chez nous, mais possible à réaliser quand le malade bénéficie d'une prise en charge en France généralement. Tout cela est parfait. Mais depuis qu'il y a 5 000 dialysés, jeunes pour la plupart, en Algérie, dont un grand nombre l'est à vie faute de transplantations suffisantes dans le pays, un réseau mafieux s'est développé entre l'Algérie et l'Irak, en passant par la Jordanie. Nos dialysés, épuisés par tant d'attente pour une transplantation dans leur pays, qui a lancé ce genre d'intervention en 1984 avant que chirurgiens et néphrologues de grande envergure soient sacrifiés sur l'autel de la bêtise et du massacre, se jettent dans les bras de rabatteurs qui les mènent en Irak via la Jordanie où le rein d'un enfant ou d'un adulte en difficulté est transplanté contre une somme oscillant entre 30 et 40 000 dollars depuis six années. Quel est cet Irakien, dont l'honneur et la dignité étaient reconnus de par le monde, qui conduit son enfant entre les mains des bouchers de cliniques privées dont les médecins sans dignité lui ôtent un rein qui est transplanté dans les minutes qui suivent dans le corps de quelqu'un qu'il ne connaît ni ne connaîtra jamais ? Serait-ce un suicide ou le mythe d'Abraham qui sacrifie son enfant qui se répète ? La misère est à nos portes pour paraphraser Pierre Bourdieu, que Dieu ait son âme, qui en a parlé longuement dans un de ses derniers ouvrages, La Misère du monde. C'est là que s'offre à nous le sinistre spectacle de la mise à mort de l'un pour que l'autre ait juste l'illusion de revivre parce que, en réalité, les transplantés ne font pas long feu et décèdent en raison du non-suivi par les cliniques privées mafieuses d'Orient et de l'absence du protocole de transplantation : groupage sanguin identique entre le donneur et le receveur, le typage HLA, c'est-à-dire un groupe tissulaire identique ou semi-identique, et d'autres analyses incontournables pour voir si le donneur ne souffre pas de maladie transmissible comme la tuberculose, l'hépatite virale, le sida ou le cancer. En effet, ce dialysé-transplanté est allé en Orient sans prévenir son néphrologue traitant, un spécialiste censé lui préparer un bilan pré-greffe. L'AAIR, association nationale installée à Kouba, a certes été alertée de l'existence de ce trafic, mais elle a respecté la décision des malades qui s'embarquent dans ces voyages de la mort à prix fort.
Il est donc impératif que les différents secteurs de sécurité - douanes, DGSN, ministère de l'Intérieur et ministère de la Justice - prennent ce phénomène à bras-le-corps pour éradiquer un fléau dont notre population est victime. Un individu ou un groupe d'individus peut certes tirer la sonnette d'alarme, mais le risque est grand. Des religieuses brésiliennes qui avaient dénoncé le trafic d'organes ont perdu l'une d'elles, Doraci Edinger, trouvée assassinée le 24 février 2004 chez elle à Napula. Cette femme avait parlé dès 2001 du trafic d'organes au nord du Mozambique et de la menace qui pesait sur elle. Cette information avait fait le tour du monde, dans BBC News, Independent Catholic News et d'autres publications. En Moldavie, "à l'issue d'une enquête, dit Le Quotidien du Médecin du 1er juillet 2003, le Conseil de l'Europe a présenté à Strasbourg un rapport sur le trafic d'organes en provenance des pays les plus pauvres d'Europe orientale, informant que des réseaux se sont spécialisés dans la recherche des donneurs vivants. Le Conseil souhaite que tous les pays, de même que les organisations internationales, mettent en place le programme de lutte contre ces trafics. Des dispositions pénales devraient pouvoir sanctionner les équipes médicales qui effectuent les interventions résultant des trafics d'organes". Cela étant, nous pouvons évoquer l'existence de ce trafic - l'anthropologue Nancy Scheper-Hughes le dit "planétaire" et le qualifie de "néo-cannibalisme" - que suscite la fracture Nord-Sud et les demandes incessantes dans les pays riches de greffes d'organes pratiquées dans les cliniques privées des pays sud-américains. En Chine, dit-on, ce trafic serait organisé à l'échelle étatique à destination du marché international. Les organes sont prélevés sur des condamnés à mort, une pratique comme celles qui ont cours dans tous les pays sans foi ni loi.
En Europe et aux USA, le don d'organes ne se fait pas de façon aussi sauvage que dans certaines contrées du monde, mais obéit à des principes éthiques et déontologiques fondamentaux qui inscrivent le don dans le cadre de la solidarité. Autrement dit basé sur un consentement préalable du donneur vivant ou avant son décès comme c'est le cas aux USA. En France, le prélèvement se fait sur une personne qui présente une mort encéphalique sauf si, de son vivant, le défunt avait fait connaître son refus de faire le don de ses organes (loi Caillavet de 1976 complétée par les lois bioéthiques du 29 juillet 1994). De même, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, la Grèce, la Belgique, l'Autriche et le Luxembourg appliquent le même principe : la gratuité de l'acte et l'anonymat des donneur et des receveurs. N'est-ce pas louable un tel don de soi quand on peut aider l'autre ?
Ces pratiques ne sont malheureusement pas appliquées partout dans le monde. Pour preuve, un enfant de neuf ans admis dans une clinique d'Istanbul pour un check-up se retrouve délesté d'un rein qu'on lui a enlevé pendant son sommeil. Nombreux sont les actes semblables à celui-ci. A qui, nous demandons-nous, sont ravis ces reins que nos Algériens vont chercher en Irak, un Irak encore aux mains des colonisateurs ? Les charognards continuent de disséquer, charcuter, lapider avec impunité pour entretenir la nouvelle bourgeoisie au-dessus de la tête de laquelle tout passe sans qu'elle soit inquiétée. Pas même par les bombardiers américains.
Une grande remise à l'ordre s'impose à travers le monde ainsi qu'une prise de conscience de la dangérosité de l'acte de transplantation dans le cas où les médecins ont jeté leur serment d'Hippocrate aux oubliettes. C'est pourquoi il nous semble impératif que le Comité national du rein, la Société algérienne de néphrologie et l'AAIR travaillent main dans la main pour contrecarrer de tels agissements en arrivant à circonscrire leur domaine et à asseoir les principes indéfectibles de leur noble tâche. Il est actuellement urgent que l'Algérie adopte une stratégie claire en matière de prélèvement d'organes dans le sens du respect de l'éthique, de la déontologie et du prélèvement et du don d'organes gratuits, sinon les charognards continueront dans leurs basses œuvres.
Pourtant, au dernier colloque organisé par l'Association des insuffisants rénaux de Tiaret, le Dr Rayane, un des médecins participants, a inscrit en gros caractère l'expression "trafic d'organes" et a donné le chiffre des personnes greffées en Irak et décédées à leur retour dans notre pays. N'est-ce pas là un "cri d'alarme" que lance haut et fort ce médecin courageux, parce que croyant en sa mission d'humaniste, qualité que peu conservent précieusement aujourd'hui.
Pourtant, ce cri n'a à aucun moment été relayé par les "représentants" du peuple, confinés dans le beau bâtiment de l'APN. C'est pourtant à eux de proposer des lois et de lutter pour les faire voter comme certains le font "dents et ongles". Mais non, pour les petits bobos, ils atterrissent à l'hôpital américain de Neuilly-sur-Seine.
Nos autorités se doivent de s'extraire de leur léthargie et consulter l'histoire de la néphrologie, spécialité jeune dans notre pays certes, pour s'inspirer de tous les actes réalisés il y a à peine quelques années (six) à l'hôpital Mustapha par des médecins algériens. Un simple rappel de textes permettra de réveiller le mammouth endormi.
En effet, la politique du rein, qui a connu ses heures de gloire dans notre pays, peut émerger de nouveau et réaliser les prouesses des professeurs Drif, chef du service réanimation à l'hôpital Mustapha, Hamoudi et Chaouch, chirurgiens, ainsi que de nombre de néphrologues non moins prestigieux. Certes, il fut un temps où ils nous réchauffaient le cœur avec la nouvelle du premier puis du vingt-cinquième transplanté au CHU Mustapha. Nous désirons que de telles effusions de bonheur à la nouvelle d'une vie "réinsufflée" nous prennent de nouveau.

F. Amalou

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Association Al Hayat : Les affres de l'insuffisance rénale chronique

22 septembre 2004, Al Bayane

En parallèle du 8e congrès africain de néphrologie, tenu à Agadir, sous le patronage du ministère de la Santé, a eu lieu une exposition du symposium du 16 au 19 septembre 2004 au salon des dunes d'or.
Parmi les exposants, le visiteur ne peut passer sans s'arrêter au sympathique stand, pas comme les autres, de l'Association marocaine des insuffisants rénaux et transplantés (AMIRT), Al Hayat. Etant donné la particularité de cette présence à ce grand rassemblement des néphrologues africains, nous avons rencontré et entretenu les responsables de cette jeune association, en l'occurrence la présidente, Fatiha Afkir, Driss Nejdi (Trésorier général), Abderrafik Salhi (secrétaire général), Bouarif Bendaud (trésorier adjoint). Créée en 1999 et réactivée en 2003, l'AMIRT est composée de dialysés et transplantés et œuvre pour eux et leurs semblables qui partagent ensemble les mêmes souffrances. Toujours en quête de statut d'utilité publique, Al Hayat, comme son nom l'indique bien, s'attelle à défendre les droits légitimes des insuffisants rénaux et transplantés pour une vie sereine et décente. L'idée est de fédérer des citoyens atteints d'insuffisance rénale pour consolider des liens de solidarité, d'écoute et d'entraide. En effet, ils sont 3600 atteints, chaque année, de chromiété, dont 20% seulement accèdent au soins, le reste étant condamné. C'est pourquoi, l'association a pour mission également de mener des actions préventives auprès de la population marocaine, à travers les médias et de contribuer effectivement à la généralisation de l'accès, surtout les plus démunis, à la prise en charge intégrale. Dans ce sens, il est inconcevable qu'au Maghreb à titre d'exemple, l'Algérie notamment, la gratuité des soins est assurée à tous les atteints, alors qu'au Maroc, le coût des séances de dialyse est exorbitant, allant de 700 à 1000 DH par séance, en plus des frais du traitement médical, des injections, des bilans... Le Maroc est donc, parmi les pays les plus en retard au monde, dans ce domaine.
C'est un cri de détresse que lance l'AMIRT devant cette situation dramatique qui prévaut dans notre pays, sans que l'Etat ne s'y penche sérieusement en décidant des mesures palliatives pérennes, efficaces et performantes. Pour l'association qui se refuse de s'évertuer dans des actions caritatives à faible impact, il est plus rentable de sensibiliser les pouvoirs publics et la société civile sur l'impérieuse nécessité de mettre en place une stratégie globale permettant l'hémodialyse à tous les insuffisants rénaux chroniques, en particulier ceux qui ne disposent d'aucune couverture médicale, ainsi que la transplantation rénale par le don d'organes de personnes décédées cérébralement comme le prévoient les textes de loi votés par le Parlement, mais non appliquées à ce jour. A ce sujet, on notera, par exemple, que 2500 greffes par an s'effectuent en Arabie Saoudite, où les tabous sont plus forts, par rapport à un pays qui se réclame moderniste comme le nôtre. De surcroît, la transplantation, chez nous, coûte 120.000 à 130.000 DH, ce qui réduit le nombre des transplantés depuis 1986 à environ 120 atteints aujourd'hui. Un bilan qui se passe de tout commentaire.
Selon Al Hayat, la transplantation pour enfants est prioritaire, car, à ce stade de la vie humaine, la croissance pour un enfant dialysé cesse et, par conséquent, sa vie est ravagé et anéantie, psychologiquement et socialement. Dans la noble tâche qu'elle ne cesse de supporter en dépit des affres de la maladie rongeante, l'association Al Hayat, dans un combat inlassable pour la vie, entreprend des actions événementielles afin d'interpeller vivement les décideurs sur cette calamité qui, sans dialyse ou greffe,condamne les victimes à une mort certaine. Les responsables devraient faire preuve de beaucoup d'audace politique et morale pour endiguer cette tragédie dont 80 % des atteints succombent, chaque année, sous les yeux impuissant des proches, des citoyens et des bonnes volontés. En plus du courage dont devront s'armer les décideurs pour préserver les intérêts légitimes des citoyens, cette œuvre humanitaire devra être l'illustration manifeste d'une nation imprégnée de civisme, d'équité et des droits de l'homme.
L'Association marocaine des insuffisants rénaux et transplantés, avec son approche réaliste et intégrante du phénomène déplorable qui place notre pays parmi les entités sociétales les plus précaires, à ce propos, s'inscrit dans une logique consciencieuse dénichant les remèdes dans la source et non dans l'aléatoire et le velléitaire.

Saoudi El Amalki

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« Un réflexe pour la greffe » : des hôpitaux s’engagent à contribuer à l’augmentation de l’activité de greffe d’organes

15 septembre 2004, communiqué de presse de l'EfG

Chaque année plus de 10 000 personnes ont besoin d’une greffe d’organes et seules 3 410 d’entre elles ont pu en bénéficier en 2003. Dans ce contexte de pénurie, l’Etablissement français des Greffes propose à 80 hôpitaux du grand Ouest de la France (situés en Basse-Normandie, en Bretagne, dans les Pays de la Loire, dans une partie de la région Centre, en Poitou-Charentes et en Limousin) d’accueillir l’opération « Un réflexe pour la greffe » destinée à mobiliser leurs personnels hospitaliers au prélèvement et à la greffe d’organes. Son objectif est clair : à travers l’amélioration du recensement de donneurs potentiels à l’hôpital, cette opération vise à augmenter le nombre de greffes pour permettre à plus de malades d’être sauvés ou de reprendre une vie normale.

Une action permettant l’augmentation de l’activité de greffe
Depuis sa création, l’Etablissement français des Greffes poursuit un objectif d’augmentation du prélèvement en vue de greffe. Il agit en direction du grand public, à travers des campagnes d’information nationales, et auprès des professionnels de santé auxquels il propose, entre autres, des formations pour améliorer le recensement des donneurs potentiels d’organes et l’accueil des familles à l’hôpital.
Dans la continuité des actions menées auprès des professionnels de santé, l’Etablissement français des Greffes s’adresse aujourd’hui, à travers l’opération « Un réflexe pour la greffe », aux personnels des hôpitaux non autorisés à prélever de six régions administratives du grand Ouest de la France : la Basse-Normandie, la Bretagne, les Pays de la Loire, une partie de la région Centre, le Poitou-Charentes, le Limousin. Cette action de communication est destinée à sensibiliser ces personnels au prélèvement et à la greffe d’organes et à les mobiliser au recensement de donneurs potentiels en vue de greffe.
Depuis l’adoption de la nouvelle loi de bioéthique, en effet, chaque établissement de santé, qu’il soit autorisé à prélever ou non, doit participer à l’activité de prélèvement d’organes et de tissus en étant particulièrement attentif au recensement de donneurs potentiels dans leur hôpital (art. L.1233-1 du code de santé publique).

Compte tenu du potentiel que l’on connaît dans ces hôpitaux, l’engagement de 80 hôpitaux à recenser annuellement deux donneurs potentiels pourrait conduire à une augmentation annuelle significative du nombre de greffes d’organes : 240 malades supplémentaires pourraient être greffés chaque année.

Les régions Poitou-Charentes et Bretagne inaugurent « Un réflexe pour la greffe »
Parmi les six régions concernées par « Un réflexe pour la greffe », les régions Poitou-Charentes et Bretagne accueillent l’opération de septembre 2004 à février 2005 : dans un premier temps, les hôpitaux des villes de Châtellerault, Confolens, Niort, Saintes, Saint-Jean d’Angély, Cognac, le Centre Hospitalier Nord Deux-Sèvres avec les sites de Parthenay, Bressuire et Thouars, Royan, Jonzac, Morlaix, Guingamp, Lannion, Fougères, Quimperlé, Redon sont successivement concernés.

« Un réflexe pour la greffe » est conçue sur plusieurs semaines afin de sensibiliser et mobiliser dans la durée le personnel de ces centres hospitaliers. Au sein de chaque établissement, l’opération s’articule autour de 3 temps forts : la diffusion personnalisée d’un document d’information à tous les personnels sur le prélèvement et la greffe ; la rencontre avec les professionnels du prélèvement et de la greffe de la région ; l’installation d’une exposition sur le don d’organes et la greffe pendant deux semaines au sein de l’hôpital.

Ces temps forts sont suivis d’une formation réalisée par l’Etablissement français des Greffes, en collaboration avec les centres de prélèvement et le CHU de référence, formation pour aider les médecins à développer l’activité de recensement à l’hôpital et à délivrer une information claire et transparente aux proches des donneurs potentiels.

En donnant l’occasion aux médecins des services les plus directement susceptibles de recenser des donneurs potentiels d’organes (urgences, réanimation, soins intensifs) de rencontrer et d’échanger avec les acteurs du prélèvement et de la greffe de leur région et avec l’Etablissement français des Greffes, disponible 24 heures sur 24, «Un réflexe pour la greffe» vise directement l’augmentation du nombre de greffons qui pourraient être proposés aux malades en attente de greffe.

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Espoir étendu pour le VIH, la greffe, le cancer

14 septembre 2004, Le Quotidien du Médecin

Des Californiens montrent que la protéine RabGEF1 régule négativement l'activation des mastocytes, starters de la réaction d'allergie. Les souris K. O. ont une inflammation cutanée sévère, avec, dans la peau, un nombre accru de mastocytes activés qui, par rapport à ceux de souris normales, libèrent plus de médiateurs des réponses allergiques.

" Nous avons identifié un important régulateur négatif endogène ou "frein", dont la fonction normale est de supprimer les étapes d'activation biochimique qui mènent aux allergies et à l'inflammation. Cette protéine, RabGEF1, supprime l'activation des mastocytes, les cellules qui contiennent la majorité de l'histamine de l'organisme ", explique au " Quotidien " le Dr Stephen Galli, de l'université de Stanford en Californie, qui a dirigé ces travaux.
" Les mastocytes sont activés de façon inappropriée dans les troubles allergiques et contribuent ainsi à l'asthme, au rhume des foins, à l'anaphylaxie et à l'eczéma ; ces cellules peuvent également contribuer à des maladies comme la polyarthrite rhumatoïde ", rappelle-t-il.
" Toutefois, les voies biochimiques qui sont supprimées par ce frein naturel ne sont pas restreintes aux mastocytes, mais interviennent aussi dans d'autres processus biologiques importants, dont certains contribuent à la santé (défense contre les infections) et d'autres sont activés durant certaines maladies (VIH/sida, maladie cardiaque, cancer) ".

" Nous étudions maintenant les effets de ce frein naturel d'activation cellulaire dans d'autres cellules qui contribuent à la défense de l'hôte et à la maladie, comme les lymphocytes, les cellules cutanées et les cellules nerveuses. Nous cherchons s'il existe des conditions spécifiques pour lesquelles la manipulation de cette protéine améliorerait la défense de l'hôte, ou aiderait à limiter ou à traiter des processus pathologiques. Par exemple, le premier objectif, celui d'améliorer la résistance à l'infection, pourrait être réalisé en réduisant l'activité de la protéine, ce qui favoriserait de ce fait l'activation des cellules participant à la défense de l'hôte contre l'infection. A l'opposé, les maladies reflétant une activité insuffisante de ce "frein naturel" pourraient être traitées en majorant la quantité ou l'activité du frein naturel, ou en administrant des molécules qui simulent son action. "

Encore du chemin avant de connaitre les applications cliniques.
" Cette recherche est encore très fondamentale, et cela pourrait prendre encore un certain temps avant de savoir si la manipulation de cette protéine, ou l'administration d'agents qui simulent son activité, peut être d'utilité clinique, souligne-t-il. Cependant, une meilleure compréhension des rôles de cette protéine pourrait aider à mieux comprendre la régulation biochimique des processus qui contribuent à la santé et de ceux qui contribuent à la maladie. Si nous pouvons démontrer que la manipulation de cette protéine procure des bénéfices cliniques potentiels, et peut être réalisée avec peu ou pas de risque, alors les domaines possibles de cette approche pourraient inclure les maladies allergiques (dont asthme, rhume des foins et eczéma), certaines maladies auto-immunes (comme la polyarthrite rhumatoïde), la maladie VIH/sida, la transplantation et certains cancers."

Dr VERONIQUE NGUYEN

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Xénogreffe de cellules porcines et infection

13 septembre 2004, Le Quotidien du Médecin

Si le porc est considéré par certains comme le réservoir d'organes idéal pour la xénotransplantation, la sécurité de cette stratégie thérapeutique n'est pas encore totalement assurée. Les risques de transmission à l'homme de pathogènes porcins ne peuvent être complètement écartés.
Pourtant, un travail américain publié dans le " Journal of Clinical Investigation " se veut optimiste : pour Yang et coll., la transmission de virus porcins endogènes, tels que le rétrovirus Perv (Porcine Endogenous Retrovirus), ne peut pas se faire directement entre des cellules porcines et des cellules humaines. D'après leurs résultats, il semble que la transmission du Perv nécessite un cofacteur, en l'occurrence un virus à la fois capable d'infecter le porc et l'homme.
Les chercheurs sont arrivés à cette conclusion en utilisant un modèle expérimental un peu particulier : une souris immunodéficiente chez laquelle ils ont greffé des cellules de porc et des cellules humaines. Dans ce modèle, les cellules greffées peuvent coexister au moins vingt-cinq semaines sans qu'une transmission directe du virus ne se produise.

Il est cependant apparu qu'une grande proportion des cellules humaines greffées finissaient par acquérir des séquences spécifiques du Perv. Mais d'après Yang et coll., l'acquisition de ces séquences par les cellules humaines dépendrait entièrement de la présence du MLV (Murine Leukemia Virus) dans l'organisme de l'animal hôte. Le MLV jouerait le rôle de navette en infectant les cellules porcines, puis les cellules humaines.
Au cours des dernières années, parmi toutes les études menées sur les risques de transmission interespèce du Perv, seules celles qui ont été conduites dans le modèle murin ont donné des résultats positifs. Le Perv ne peut visiblement pas être transmis à des primates non humains ou même à la plupart des petits animaux de laboratoires. En revanche, il est transmissible chez la souris. Cette observation pourrait s'expliquer par la découverte de Yang et coll. : c'est la présence du MLV qui conditionne la transmission du Perv. Des expériences complémentaires réalisées chez des souris qui ne produisent pas de MLV capables de se répliquer devront cependant être menées pour confirmer la théorie de Yang et coll.

Elodie Biet

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Rugby: le Néo-Zélandais Lomu récupère bien de sa transplantation rénale

13 septembre 2004, TV5

Le légendaire rugbyman néo-zélandais Jonah Lomu a affirmé lundi à la télévision néo-zélandaise (TVNZ) qu'il récupérait bien de sa transplantation rénale mais a écarté un retour rapide au rugby.

Lomu se dit rétabli à 85% et a observé des changements dans la perception de son corps depuis la transplantation effectuée le 27 juillet à l'hôpital d'Auckland.

"Je me sens bien, vraiment bien. Je reprends confiance en moi un peu plus chaque jour. Je retrouve peu à peu mon équilibre. Je peux bouger mes doigts de pied par exemple, ce que je ne pouvais plus faire avant", confie Lomu.

Chaque jour l'ancien ailier constate des améliorations. "Je peux maintenant marcher pendant plusieurs heures et j'ai couru pendant 25 minutes", ajoute-t-il. Tout en niant pouvoir revenir rapidement dans une équipe de rugby à sept, Lomu estime pouvoir "encore offrir beaucoup". "Mais il faut d'abord m'assurer d'être en bonne forme, de pouvoir courir, avant de sprinter à nouveau".

Lomu a raconté comment "son sauveur", Grant Kereama, une personnalité de la la radio locale, lui a fait don d'un rein.

Kereama l'a appelé au téléphone et lui a demandé quel était son groupe sanguin. Comme ils étaient compatibles, il lui a proposé un de ses reins. "Penses-y. A toi de choisir", m'a-t-il dit au téléphone.

"Grant est un homme très déterminé et nous avons beaucoup de choses en commun. L'une d'entre elles est que lorsque nous avons pris une décision, on s'y tient. C'est mon sauveur... Vous ne savez pas toujours où sont vos amis jusqu'à ce que ça se présente. Kereama ne m'a rien demandé. Il l'a juste fait".

Lomu a été frappé en 1996 par le syndrome néphrétique, une maladie génétique rare pour laquelle l'unique remède était une greffe rénale. Depuis juin 2003, il était placé sous dialyse quasi quotidienne. Il était placé sur liste d'attente pour une greffe de rein depuis mars dernier. En avril, le Dr Mayhew avait déclaré que l'état de santé de l'ancien All Black se détériorait et qu'il était urgent de trouver un donneur compatible.

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Deux candidats sur trois à la greffe en panne d'organes

10 septembre 2004, Libération

La situation reste tendue sur le front des greffes d'organes, avec un manque toujours aussi dramatique d'organes à greffer. Selon le tout dernier rapport de l'Etablissement français des greffes, rendu public cette semaine, "en 2003 en France, plus de 10 770 malades ont eu besoin d'une greffe d'organes pour continuer à vivre ou pour améliorer leurs conditions d'existence", mais seulement "3 410 ont été greffés". En d'autres termes, deux patients sur trois chez qui l'indication d'une greffe avait été posée n'ont pu être transplantés. "Au 31 décembre 2002, 6 425 patients restaient ainsi en attente de greffe d'organes. A ces patients se sont ajoutés, au cours de l'année 2003, 4 345 patients nouvellement inscrits en liste d'attente."

Des chiffres inquiétants. Et une évolution qui l'est tout autant. L'activité de prélèvement en 2003 (2 261 donneurs recensés, 1 119 prélevés, soit 18,3 prélèvements par million d'habitants) est en baisse par rapport à l'année 2002, mais elle reste néanmoins supérieure à celle de l'année 2001, qui fut, il est vrai, une des plus mauvaises années. Selon l'Etablissement des greffes, "cette baisse de l'activité de prélèvement en 2003 est à mettre en rapport avec la diminution constatée des accidents traumatiques de la voie publique, résultats par ailleurs très positifs, mais aussi avec les difficultés actuellement rencontrées à l'hôpital en terme d'organisation et de démographie médicale". Une baisse d'activité de prélèvement qui "n'entraîne pas une augmentation du taux de décès des patients inscrits en liste d'attente", précise toutefois l'EFG. "Le nombre de personnes décédées avant greffe enregistrées sur la liste d'attente passe en effet de 248 en 2002 à 252 en 2003." Quand on entre dans le détail des interventions, sur 3 410 greffes d'organes en 2003 (3 633 en 2002), 2 127 (dont 136 avec donneur vivant) concernent le rein, 833 le foie et 283 le coeur. Seule bonne nouvelle, les greffes de cornées ont repris leur essor : le nombre de cornées prélevées a augmenté régulièrement depuis 1995, passant de 3 073 à 7 425 en 2003.

Plus original, le rapport de l'EFG fait le point sur le Registre national des refus (RNR). En France, on le sait, la loi sur la bioéthique prévoit que "le prélèvement peut être effectué dès lors que la personne concernée n'a pas fait connaître de son vivant son refus d'un tel prélèvement" ; c'est ce que l'on appelle le consentement implicite. Mais ces dernières années, la société française se montrant de plus en réticente et méfiante vis-à-vis de la médecine, les refus des familles se multipliant, le législateur ­ sans remettre en cause ce principe ­ a voulu instaurer une garantie supplémentaire pour la personne. De son vivant, la personne peut faire état de son opposition. "Ce refus peut être exprimé sur un registre national automatisé. Il est révocable à tout moment." Selon le rapport de l'EFG, le total des personnes qui se sont signalées est, à la fin 2003, de 54 518. Un chiffre relativement faible : "Le nombre d'inscriptions annuel est en diminution, en revanche le nombre d'interrogations ­ c'est-à-dire des personnes qui appellent pour avoir des informations ­ augmente régulièrement", analyse l'EFG.

Eric Favereau

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Ilôts pancréatiques : La moitié des greffés sevrés d'insuline à un an

10 septembre 2004, Le Quotidien du Médecin

En peu d'années, la greffe d'îlots pancréatiques chez les diabétiques de type 1 a connu des progrès spectaculaires. En atteste le rapport annuel du " Collaborative Islet Transplant Registry " publié cette semaine aux Etats-Unis. Des succès à attribuer à la mise en œuvre d'un protocole dit " d'Edmonton ", du nom de la ville canadienne où il a été mis au point par James Shapiro et son équipe en 2000.
La greffe d'îlots pancréatiques est indiquée chez des diabétiques de type 1 dont l'affection est devenue difficilement contrôlable. Les cellules, prélevées chez un donneur, sont injectées par voie portale chez le receveur. Elles se fixent dans les voies veineuses hépatiques où elle sécrètent leur insuline.
Le rapport américain porte sur 86 patients ainsi greffés dans 12 centres aux Etats-unis et au Canada. Les patients, en moyenne atteints depuis trente ans et âgés de 42 ans, ont reçu au total 158 perfusions d'îlots. Le nombre de greffes a varié selon les sujets : 28 patients en ont reçu une, 44 en ont eu 2, et 14 ont bénéficié de 3 greffes.
Au bout de six mois, 61 % des receveurs étaient sevrés d'insuline. Ils étaient encore 58 % à un an. De 1990 à 1999, le sevrage ne réussissait que dans 8 % des cas.
L'hémoglobine glyquée moyenne était de 7,7 sur l'ensemble des greffés. De plus, alors qu'avant l'intervention, la plupart des patients avaient déjà vécu des hypoglycémies graves, aucun n'en a eu après transplantation.
Aucun décès n'a été relevé, mais 45 incidents graves sont survenus. Parmi les 27 % de complications ayant mis le vie en danger, certaines étaient dues à la procédure (infection, saignement thoracique ou abdominal, anémie, élévation des enzymes hépatiques...), d'autres a l'immunosuppression (neuropathie, méningites, leucopénie...).
Le traitement comportait chez la grande majorité des patients, selon le protocole d'Edmonton, du daclizumab avant la greffe, puis une association de sirolimus et de tacrolimus.
L'avenir des greffes d'îlots repose sur la découverte de nouvelles sources de cellules bêtapancréatiques et sur l'acceptation des greffons sans instaurer une immunosuppression totale.

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Cellules souches : le ministre italien de la Santé sur la sellette

9 septembre 2004, AFP

Le ministre italien de la Santé, Girolamo Sirchia, était sur la sellette mercredi après la guérison d'un petit garçon atteint d'une maladie génétique et dont les parents ont bénéficié à l'étranger d'une technique de sélection in vitro des embryons, interdite depuis peu en Italie.

Luca, 4 ans et demi, souffrant d'une forme rare d'anémie sanguine, la thalassémie, considérée incurable, a été sauvé par la transplantation de cellules souches prélevées lors de la naissance de deux frères jumeaux nés sans la maladie. L'opération a été réalisée à la clinique San Matteo de Pavie (nord) le 12 août, après que la maman Esra eut accouché en avril de deux petits frères non porteurs de la maladie héréditaire, selon la presse italienne.

M. Sirchia, ancien médecin, s'est félicité de ce succès, jusqu'au moment où, coup de théâtre, la presse a découvert que le couple d'origine turque s'était adressé à un laboratoire d'Istanbul pour sélectionner des embryons sains avant la grossesse, technique interdite depuis peu en Italie par le même ministre. "Je n'en savais rien", a affirmé mercredi dans une interview le ministre, sommé de démissionner ou de modifier la loi controversée qu'il a fait voter au printemps.

Selon lui, cela ne retire rien à "l'événement scientifique qui est que pour la première fois au monde on a démontré que des cellules souches d'origine placentaire répliquées in vitro sont cliniquement efficaces sur l'homme".

La nouvelle législation reconnaît le statut juridique de l'embryon, oblige les couples utilisant la fécondation in vitro à implanter tous les embryons produits et interdit tout diagnostic pré-implantatoire. "Sans le diagnostic pré-implantatoire, désormais interdit en Italie, Luca serait mort", a fait remarquer mercredi la ministre de l'Egalité des chances, Stefania Prestigiacomo plaidant pour une modification de la loi. "Les catholiques devraient comprendre qu'une attitude intransigeante leur ferait surtout du tort à eux-mêmes", a-t-elle ajouté.

Le Vatican est contre la procréation assistée et a fortiori contre la sélection des embryons. "De notre point de vue, les embryons ne sont pas un tas de cellules mais des personnes. Le projet de vie qu'ils contiennent est unique, non répétable et suffisant en soi pour qu'ils méritent le titre d'individus humains, d'enfants et de personnes. Les éliminer peut être qualifié d'homicide", a rappelé Mgr Alfonso Lopez Trujillo, président du conseil pontifical pour la Famille, au quotidien Corriere della Sera.

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Projet de loi sur la sécurité sociale : Colère des diabétiques face au déremboursement de l'auto-traitement

8 septembre 2004, Le Journal de Saône et Loire

L'association française des diabétiques (A.F.D.) réagit vivement contre le projet du ministère de la santé de dérembourser partiellement les dispositifs d'autocontrôle et d'autotraitement du diabète (en modifiant l'actuelle nomenclature). Chantal Berger, présidente de l'A.F.D pour la Saône-et-Loire et la Bourgogne, et administrateur national de l'association, a du mal à maîtriser sa colère : " On nous a montrés en exemple pour l'efficacité de nos campagnes de dépistage, notamment au cours du congrès mondial de diabétologie en Août 2003 à Paris, parce qu'on avait compris qu'il fallait enrayer ce qui devenait un véritable problème de société ! Mais à quoi cela sert-il d'avoir fait tout cela si on décide maintenant de dérembourser le traitement ! ".On compte 58 000 personnes atteintes du diabète en Bourgogne dont 52 000 seulement se soignent, en Saône-et-Loire 18 000 diabétiques sont identifiés.
Le projet de modification prévoit de diminuer le taux de 100 % de remboursement sur les matériels et les produits nécessaires au traitement quotidien de cette maladie." C'est une discrimination à l'égard des diabétiques dont on assimile le traitement à une médecine de confort ! Avec l'autocontrôle et l'autotraitement la France est à la pointe de la thérapie en diabétologie. On veut faire marche arrière ? Restreindre l'accès aux outils d'autotraitement, c'est vouloir ramener les diabétiques dans une situation de prisonnier de leur handicap et freiner la prévention de toutes les complications que le diabète entraîne (les amputations, la cécité, les mises sous dialyse, etc.) ".
L'association monte d'autant plus au créneau qu'elle dénonce une absence totale de concertation sur ce projet, et un silence total du ministère en dépit des demandes d'explication envoyées durant l'été. Elle a donc décidé de mettre la question sur la place publique et d'en informer parallèlement tous les députés.

M.-C. Baron-Fagé

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Québec : parution d'un livre hommage à Isabelle Cossette, insuffisante rénale

7 septembre 2004, Acadie.net

Christine Aubé Savoy, de Moncton, a lancé hier