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La revue de Presse du deuxième trimestre 2005 -
avril, mai, juin 2005 |
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L'actualité
de l'Insuffisance rénale, des greffes et de la recherche
dans le monde d'avril à juin 2005 :
- 26
juin 2005, Destination Santé
Le test qui prédit les maladies du rein... et
du coeur
- 25
juin 2005, La dernière heure
En toute discrétion, Richard Berry a donné
un rein à sa soeur, Marie, atteinte d'une maladie
génétique
- 24
juin 2005, Infocéane
Montée en puissance du réseau de prélèvements
multi-organes en Haute-Normandie
- 23
juin 2005, Le
Nouvel Observateur
Les anticorps, une piste pour traiter le diabète
- 21
juin 2005, Le Temps
Greffes du cur a Zurich stop! on enquête
- 20
juin 2005, Le
Quotidien du Médecin
Personnes vulnérables, aide et aidants
- 9
juin 2005, AFP
greffes d'organe prélevés sur les corps
de détenus chinois
- 7
juin 2005, Le
Nouvel Observateur
Des insuffisants rénaux portent plainte
- 6
juin 2005, Le Nouvel Observateur
L'ancien chancelier autrichien Franz Vranitzky fait don
d'un rein à son épouse
- 3
juin 2005, Libération
Des gens continuent à vivre grâce à
lui
- 3
juin 2005, Métro France
La deuxième vie de Jonah Lomu
- 25
mai 2005, Ministère de la Santé
Priorité nationale pour le prélèvement
et la greffe
- 25
mai 2005, Le Quotidien du Pharmacien
NeoRecormon disponible en ville
- 20
mai 2005, Le
Quotidien du Médecin
Traitements médicamenteux du syndrome des jambes
sans repos
- 12
mai 2005, Agence de la Biomédecine
Une agence publique pour l'utilisation du corps
- 11
mai 2005, Média
Donner ses organes en direct comme l'argent au Téléthon
- 9
mai 2005, Le Quotidien du Médecin
Une cible dans la glomérulosclérose segmentaire
et focale
- 8
mai 2005, Le Quotidien du Médecin
Givre d'urée
- 4
mai 2005, La Croix
Espoirs pour les futurs greffés : Les prélèvements
à coeur arrêté pourraient permettre
de limiter la pénurie.
- 2
mai 2005, Organisation Mondialse de la Santé
Transplantations de l'animal à l'homme - perspectives
d'avenir et risques actuels
- 24
avril 2005, Le Monde
Une greffe de tissus pancréatique de donneur vivant
pour guérir le diabète
- 18
avril 2005, Agence France Presse
Découverte dans la reconstitution d'organes à
l'intérieur du corps
- 12
avril 2005, Le Quotidien du Médecin
Une pièce de théâtre autour du don
d'organe : " Sarah ", l'histoire d'une vie sauvée
- 12
avril 2005, Le Quotidien du Médecin
Didier Houssin remplace William Dab : Un nouveau DGS
très attendu
- 1er
avril 2005, Le Quotidien du Médecin
La transplantation hépatique par donneur vivant
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Le test qui
prédit les maladies du rein... et du coeur
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26
juin 2005, Destination Santé
Il
s'agit de la mesure de la Cystatine-C, qui donnerait des résultats
beaucoup plus précis que les techniques habituelles.
Une équipe du National Hearth, Lung and Blood Institute
aux Etats-Unis, a comparé ce marqueur à celui
qui est traditionnellement utilisé, la mesure de la
créatinine. Plus de 4 000 sujets de plus de 60 ans
ont participé à ce travail.
Près d'un sur cinq présentait un taux très
élevé de Cystatine-C. Ils ont été
considérés comme à haut risque cardio-vasculaire.
Car en comparaison de ceux qui avaient un taux plus faible
de Cystatine-C, leur risque d'accident cardiaque ou vasculaire
cérébral était augmenté de 50%.
Avec la créatinine, les auteurs n'ont détecté
que 10% de patients à haut risque, contre 20% donc,
pour la Cystatine-C.
" Ce travail confirme la relation importante chez les
personnes âgées, entre fonction rénale
et santé cardio-vasculaire ", affirme l'auteur.
" Si nos résultats sont confirmés par d'autres
études, la Cystatine-C pourrait devenir un outil prédictif
utile pour évaluer non seulement le risque de maladies
rénales, mais aussi celui des maladies cardio-vasculaires
".
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En toute
discrétion, Richard Berry a donné un rein à
sa soeur, Marie, atteinte d'une maladie génétique
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25
juin 2005, La dernière heure
Malgré
sa profession publique, Richard Berry est un homme discret.
Il agit au lieu de parler pour ne rien dire et ses gestes,
faits en toute discrétion, n'ont que plus de valeur.
Son dernier acte est familial. Richard Berry a essayé
de combler la souffrance de sa soeur, Marie, qui souffre d'une
maladie génétique provoquant une dégénérescence
des organes: il lui a donné un rein.
L'opération
a eu lieu en toute discrétion à l'hôpital
Necker de Paris, mardi, en fin de matinée. L'information,
qui ne devait pas être divulguée, a été
publiée dans le journal France Soir.
L'acteur
français va bien. Son attaché de presse a déclaré
que l'opération s'était bien déroulée,
mais qu'il était encore trop tôt pour établir
un diagnostic pour Marie, veillée par sa maman. Sa
mère qui ne partage que trop bien sa douleur: il y
a 33 ans, Marie Berry recevait l'un de ses reins.
Pour
l'amour des autres
Richard
Berry n'avait jamais caché son attachement à
sa famille, sa tribu. En 2003, il confiait dans une interview:
"Mon plus grand regret, c'est la souffrance de ma soeur".
L'année suivante, dans les colonnes du journal L'Humanité,
il expliquait: "Je ne peux pas me sentir bien dans ma
peau si je ne fais rien pour les autres. Et ce besoin s'exprime
avec mes proches, et puis, dès que je le peux, je mets
ma notoriété au service d'une association".
Mais
la greffe de rein de sa soeur était un acte d'amour
qui lui tenait particulièrement à coeur. Il
évoquait, l'année passée, dans le magazine
Marie-Claire, un premier essai avorté: l'état
de santé de sa soeur était trop faible pour
se risquer à une opération.
Aujourd'hui,
enfin, il a pu lui prouver qu'il l'aimait. Simplement.
(
)
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Montée
en puissance du réseau de prélèvements
multi-organes en Haute-Normandie
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24
juin 2005, Infocéane
A
l'occasion de la 5ème journée nationale de réflexion
sur le don d'organe, Christian Dubosq, directeur de l'Agence
Régionale d'Hospitalisation (ARH), Edgar Menguy, chef
du service de prélèvements et greffes du Centre
Hospitalier Universitaire (CHU) de Rouen et Raoul Pignard,
directeur adjoint du CHU ont indiqué mercredi 22 juin
que la Fédération inter-établissements
des prélèvements et greffes en Haute-Normandie
initiée en 2001 dans le cadre du Plan greffe a permis
à la région de se rapprocher de la moyenne des
taux de prélèvements nationaux. La Fédération
régionale dont l'existence sera officialisée
à l'automne bénéficie dés aujourd'hui
d'affectations spécifiques en la personne d'un médecin,
de deux infirmières et d'un technicien d'étude
clinique.
"
La coopération entre Rouen, Evreux et le Havre fonctionnent
déjà. Elbeuf et Dieppe rejoindront l'initiative
prochainement ", s'est félicité mercredi
Christian Dubosq. A terme la Fédération regrouperait
outre les établissements pré-cités, le
centre hospitalier d'Eu, de Verneuil, de Fécamp, de
Gisors et de Bernay. L'objectif étant d'équilibrer
" l'offre et la demande de greffons ". Néanmoins
si les coopérations entre les hôpitaux de Rouen,
Evreux et le Havre, constituent une indéniable avancée,
le taux de prélèvement régional en 2004
de14,42 prélèvements par millions d'habitants,
(13,9 en 2003) reste très inférieur au niveau
national. Jusqu'en 2001 la Haute-Normandie avait accumulé
de nombreux retards notamment dans l'identification des donneurs
potentiels, une difficulté liée à un
manque d'information du public mais également à
des difficultés déontologiques et pratiques
ressenties par les médecins. " Pour un médecin
réanimateur signaler un donneur potentiel c'est reconnaître,
au moins en partie, que son traitement n'a pas été
efficace et ce n'est jamais facile ", analyse le docteur
Menguy lui-même réanimateur et en charge désormais
de la coordination de la fédération. Sans attendre
l'acte de naissance officiel de la Fédération
les pratiques évoluent. Un recensement quotidien des
malades donneurs potentiels est pratiqué dans l'ensemble
des services de réanimations du CHU de Rouen. Une démarche
" Donor Action " est en place au Havre qui organise
par ailleurs l'activité maintenant opérationnelle
de prélèvements de cornées.
Une
Fédération pour quels résultats ?
L'objectif régional est d'atteindre dans les prochaines
années 30 à 35 prélèvements d'organes
annuels (14 en 2002, 25 en 2003, 26 en 2004, 14 en juin 2005).
Les hôpitaux du Havre, de Rouen et d'Evreux ont réalisé
par ailleurs 82 prélèvements de cornées
pour 90 greffes. 17 greffes cardiaques ont été
réalisées la même année de référence
et 150 greffés cardiaques sont actuellement suivis
au CHU. 48 greffes de reins ont été réalisées
en 2004 et 520 patients sont suivis au CHU. Actuellement 80
malades sont en attente d'un rein, 15 à 20 d'un cur.
" Nous percevons les progrès. Les familles d'une
personne décédée sont dans leur immense
majorité au courrant de la possibilité d'une
greffe. Les mentalités évoluent ", remarquait
mercredi le Docteur Menguy.
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Les anticorps,
une piste pour traiter le diabète
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23
juin 2005, Le Nouvel Observateur
Pour
tenter de soigner le diabète de type 1, dit insulino-dépendant,
des chercheurs français, belges et allemands ont testé
une nouvelle thérapie chez l'homme et obtenus des résultats
intéressants. L'idée est de s'attaquer aux racines
de la maladie et d'empêcher la destruction des cellules
du pancréas par des agents du système immunitaire.
Le diabète de type 1 est en effet une maladie auto-immune
: des lymphocytes T attaquent les cellules bêta productrices
d'insuline. Or cette hormone est nécessaire à
l'assimilation du glucose par les cellules. Les personnes
diabétiques sont donc contraintes de vérifier
leur glycémie plusieurs fois par jour et de s'injecter
des doses d'insuline1.
L'équipe
coordonnée par Lucienne Chatenoud (Inserm) a montré
sur des souris diabétiques que l'injection d'un anticorps
monoclonal pendant 5 jours dès le début de la
maladie permettait de maintenir la production d'insuline par
le pancréas. (
)
L'efficacité du traitement est meilleure chez les personnes
qui avaient au départ la plus grande production d'insuline.
Cela signifie que l'anticorps doit être donné
le plus tôt possible. Cela n'est pas évident
en pratique car les symptômes apparaissant lorsqu'une
partie du pancréas est déjà détruite.
Une autre piste de traitement explorée par la recherche
est la greffe de cellules bêta des îlots de Langherans.
Cependant cela n'arrête pas le processus de destruction
par les lymphocytes T. Il faudra peut-être combiner
différents traitements pour lutter contre le diabète
de type 1.
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Greffes
du cur a Zurich stop ! on enquête !
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21
juin 2005, Le Temps
Les
transplantations cardiaques à l'Hôpital universitaire
de Zurich sont soumises à un moratoire.
Des médecins auraient greffé un cur incompatible
en toute connaissance de cause.
Les spécialistes tiennent à rassurer le public
sur la qualité de la médecine suisse de transplantation.
L'Hôpital
universitaire de Zurich ne transplantera plus de cur
jusqu'à nouvel avis. La conseillère d'Etat zurichoise
à la tête de la santé, Verena Diener,
a rencontré hier la direction de l'hôpital. D'un
commun accord, il a été décidé
de soumettre les greffes de cur à un moratoire.
Celui-ci
devrait être limité, si possible, à quelques
semaines seulement, selon le Département cantonal de
la santé. Le temps pour la justice de mener à
bien l'enquête sur le décès d'une patiente
transplantée.
Cette
décision intervient suite aux révélations
des journaux alémaniques très compromettantes
pour le corps médical de l'Hôpital universitaire
de Zurich. Par son geste, Verena Diener dit vouloir assurer
la sécurité des patients. "La pression
sur l'équipe chargée de ce type d'opérations
est telle qu'elle n'est pas en mesure d'assumer la responsabilité
d'autres transplantations", a-t-elle expliqué
dimanche soir à la télévision alémanique.
L'hôpital zurichois est sur la sellette depuis plusieurs
mois, notamment après un nouvel échec d'une
opération cardiaque la semaine dernière.
Une
"expérience" ratée?
Les
partis bourgeois ont vivement critiqué le moratoire
qui, selon eux, risque de saper les efforts pour maintenir
les transplantations cardiaques à Zurich. La clinique
du cur, mondialement reconnue, doit rester au bord de
la Limmat, a déclaré hier le Parti radical.
En revanche, le Parti socialiste salue la décision
de Verena Diener et regrette même qu'elle ne soit pas
tombée plus tôt.
Ce
moratoire sur les transplantations cardiaques est la conséquence
du décès non élucidé de Rosmarie
Voser survenu en avril 2004. Cette patiente, suivie par la
télévision alémanique, devait mourir
suite à une greffe de cur au groupe sanguin incompatible
avec le sien. La direction de l'hôpital avait alors
parlé d'un "malentendu" suite à des
erreurs de communications internes.
Or,
se basant sur un rapport de l'Institut de médecine
légale de l'Université de Zurich et des procès-verbaux
d'audition sur cette affaire, les médias ont révélé
ces derniers jours que les médecins étaient
au courant de l'incompatibilité du groupe sanguin et
qu'ils avaient donc sciemment greffé un cur de
groupe A à la patiente de groupe sanguin O.
Selon
le Tagesanzeiger, ils auraient ainsi tenté une "expérience",
mais sans avoir demandé l'aval ni de la patiente ni
d'un comité d'éthique. "Si les soupçons
devaient se vérifier, les responsables auraient alors
agi de manière absolument condamnable", estime
la conseillère d'Etat verte libérale.
La
justice, jusqu'alors muette, est également sortie de
sa réserve ce week-end. Le procureur responsable Ulrich
Weder a déclaré à la radio alémanique
enquêter contre Marko Turina, l'ancien chef de la clinique
de transplantation et responsable au moment des faits, non
plus pour homicide par négligence, mais pour meurtre
par dol éventuel.
Le
Ministère public espère faire avancer l'instruction
en obtenant de nouveaux éléments de personnes
pas encore interrogées. Car, plus d'une année
après le drame, toute l'équipe soignante n'a
pas encore donné sa version des faits.
C'est
justement devant la lenteur de la justice, que la presse a
pris le relais et a mené ses propres enquêtes.
Selon le Ta ges Anzeiger de samedi, les deux cardiologues
qui ont opéré Rosmarie Voser auraient été
informés plusieurs heures avant l'opération
que le cur était d'un groupe sanguin incompatible,
mais auraient décidé, compte tenu des faibles
chances de survie de la patiente, d'effectuer tout de même
la greffe. La direction de l'hôpital a déchargé
dimanche les médecins concernés de leurs tâches
cliniques.
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Personnes
vulnérables, aide et aidants
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20
juin 2005, Le Quotidien du Médecin
A
la recherche d'une socialité durable
Réinventer
notre ordre social et culturel pour faire plus de place à
l'échange, en finir avec la vision culpabilisante,
voire ostraciste, avec laquelle notre société
pense la personne malade ou handicapée et son entourage.
C'est ce que proposent, chacun à sa manière,
Hugues Joublin (" Réinventer la solidarité
et la proximité. Manifeste de proximologie ")
et Charles Gardou (" Fragments sur le handicap et la
vulnérabilité ").
(
).
Les situations médicales où l'attitude des proches
a une importance capitale dans l'amélioration de la
qualité de vie des patients sont légion : transplantations,
cancers, insuffisance rénale dialysée. Elles
se multiplient avec l'allongement de la vie et la chronicité
des maladies. Chacun en a ou en aura autour de soi.
(
)
L'entourage du patient est appelé à développer
le rôle essentiel qu'il joue déjà auprès
des proches fragiles et l'investissement qu'il leur consacre.
Pourquoi ne pas favoriser la coordination, la formalisation
de cette solidarité de proximité capable, mieux
que tout système, de s'adapter à la dynamique
et à l'évolutivité de la maladie comme
à la personnalité du patient ? C'est à
la réflexion sur ce nouveau territoire au carrefour
entre le social, le médical et le psychologique que
se consacre la proximologie.
En
France, cette solidarité de proximité fonctionne
pour l'instant de manière informelle, tel un système
D. Pourquoi ne pas la faciliter, l'institutionnaliser, l'organiser
de manière durable et rationnelle comme cela est déjà
le cas dans d'autres pays ? explique Hugues Joublin dans son
manifeste de proximologie. L'auteur plaide pour l'attribution
d'un statut, la reconnaissance des droits des proches, la
valorisation de leur activité, leur intégration
dans une vision plus globale de la prise en charge et fait
dix propositions concrètes pour permettre cette solidarité
de proximité. Qui dit organiser dit aussi se donner
les moyens de mesurer l'impact de cette aide de l'entourage
sur la société, la qualité des soins
et celle de la vie des patients, mais aussi, inversement,
sur la qualité de vie de l'aidant et sa santé.
Lorsque l'aide fait appel à des personnes externes
et rémunérées, cette économie
de la solidarité est aujourd'hui principalement souterraine
(85 % de l'activité relève du travail au noir),
entre autres parce que les personnes qui en ont besoin ne
disposent pas de moyens suffisants pour faire autrement. (
)
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greffes d'organe
prélevés sur les corps de détenus chinois
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9
juin 2005, AFP
Des
dizaines d'Israéliens se rendent tous les mois en Chine
pour y subir une greffe d'organe prélevés sur
les corps de détenus chinois de droit commun condamnés
à mort à des prix défiant toute concurrence,
rapporte jeudi le Maariv.
Quelque
30 Israéliens désespérés de trouver
un donneur en Israël se rendent en Chine tous les mois
pour y subir une greffe d'organe, notamment de rein, selon
le journal.
"Les
prix sont 30 % moins cher à ceux pratiqués en
Colombie, les organes transplantés sont d'excellente
qualité, et le suivi médical est l'un des meilleurs
au monde", a confié au journal, sous couvert de
l'anonymat l'un des responsables israéliens de la filière
chinoise.
"Si
je n'avais pas effectué ma greffe de rein en Chine
je serais déjà mort (...) un condamné
à mort chinois m'a sauvé la vie", a confié
au journal Abraham Sasson, un Israélien d'Eilat (mer
Rouge) qui s'est récemment rendu en Chine pour y subir
une greffe.
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Des insuffisants
rénaux portent plainte
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7
juin 2005, Le Nouvel Observateur
Des
associations d'insuffisants rénaux de Bourgogne et
cinq de leurs membres, ainsi que leur fédération
nationale, ont déposé plainte contre X avec
constitution de partie civile à Dijon, pour détournement
de fonds publics. Ils dénoncent " des dysfonctionnements
graves au sein de la fondation Transplantation ", qui
a géré, jusqu'à récemment, l'ensemble
des centres de dialyse de Franche-Comté et de Bourgogne.
Selon un rapport de l'Igas de juin 2004, les surcoûts
liés aux transports s'élevaient à près
de 450 000 euros par an pour la Côte-d'Or, et les coûts
réels des prestations aux dialysés étaient
largement inférieurs au tarif alloué à
la fondation par la Sécu.
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L'ancien
chancelier autrichien Franz Vranitzky fait don d'un rein à
son épouse
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6
juin 2005, Le Nouvel Observateur
L'ancien
chancelier autrichien Franz Vranitzky a fait don d'un rein
à son épouse Christine, a annoncé lundi
l'Hôpital général de Vienne.
Dans un communiqué, l'établissement précise
que le rein a été transplanté avec succès
lors d'une intervention chirurgicale de quatre heures pratiquée
le 31 mai. Par ailleurs, Franz Vranitzky se remet bien de
son opération, a expliqué l'hôpital.
Christina Vranitzky avait bénéficié en
1988 de la transplantation d'un rein, qui avait cessé
de bien fonctionner, selon le Dr. Ferdinand Muehlbacher cité
par l'agence de presse APP.
Le couple devrait pouvoir quitter l'hôpital prochainement.
Franz Vranitzky a été chancelier de 1986 à
1997. En 1991, il a reconnu la responsabilité de l'Autriche
dans l'Holocauste.
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Des gens
continuent à vivre grâce à lui
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3
juin 2005, Libération
La
mère d'Adrien, décédé en février,
à 18 ans, d'une méningite foudroyante, raconte
comment la famille a accepté de donner ses organes.
"Quand
nous avons appris qu'Adrien avait fait une mort encéphalique,
j'ai su qu'on allait nous poser la question du don d'organes.
Ce jour-là, on n'a pas le temps de penser, mais nous
y avions réfléchi avant en famille. Alors, quand
la jeune femme de la coordination des greffes est venue nous
voir, on s'est regardés, son père, notre fille,
notre fils et moi, et on a tout de suite dit OK. Ce qui était
important, c'est que les enfants soient d'accord, sinon on
ne l'aurait pas fait. J'ai une carte de donneur depuis 1995
et les enfants le savaient. Mais c'est quelques années
plus tard qu'on a abordé le sujet ensemble. J'avais
rencontré quelqu'un en attente d'une greffe cardiaque,
et j'en avais parlé à la maison car je l'appréciais
beaucoup. Adrien était adolescent, mes deux autres
enfants étaient plus jeunes. Tous ont dit, "c'est
bien", en s'incluant eux-mêmes dans cette réflexion.
Bien sûr, on n'avait pas anticipé ce qui nous
arriverait, mais c'est mieux de prendre une telle décision
à froid. A chaud, c'est plus difficile, et on peut
se tromper. J'ai ainsi rencontré une femme qui, il
y a dix ans, a refusé de donner les organes de son
enfant, et qui le regrette aujourd'hui. Ce qui m'apaise après
le décès de notre fils, c'est que des gens continuent
à vivre grâce à lui. Dans les yeux de
ceux à qui je parle d'Adrien et de la transplantation,
je vois une admiration pour lui, et j'en suis contente. Ça
me permet de ne pas parler de lui au passé, mais de
l'évoquer au présent dans l'action qu'il a faite,
et il y a une sorte de continuité. Des gens nous disent
qu'on a été courageux d'accepter de donner ses
organes. Mais le courage, c'est lui qui l'a eu, pas nous."
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La deuxième
vie de Jonah Lomu
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3
juin 2005, Métro France
L'année
dernière, l'image avait marqué tous les amoureux
du ballon ovale : Jonah Lomu, l'homme qui a révolutionné
le rugby, n'arrivait même pas à se déplacer
tout seul. Retraité forcé par la maladie, il
se remettait tout doucement d'une transplantation rénale
à la suite d'une maladie héréditaire
rare.
Aujourd'hui,
c'est un autre Jonah qui entre en trombe dans les salons de
l'hôtel Warwick, à deux pas des Champs-Elysées,
où il descend toujours par superstition depuis qu'il
est venu étriller les Bleus à domicile il y
a quelques années.
Toujours
aussi impressionnant du haut de son mètre quatre-vingt
seize et avec ses 120 kilos, il a retrouvé une silhouette
d'athlète.
A raison de huit heures d'entraînement quotidien, six
jours sur sept, il a perdu ses quelques kilos superflus et
vient de signer un nouveau contrat dans un club de première
division néo-zélandaise : North Harbour.
Rejouer
au plus haut niveau
Il faut dire que Jonah Lomu s'est mis une idée fixe
en tête, et pas des moindres : redevenir l'ailier des
All Blacks qu'il fut un jour, " et même meilleur
", confie-t-il sans rire. Si l'on a du mal à y
croire après plusieurs mois de dialyse et la greffe
d'un rein, lui ne doute pas : " Je vais très bien,
j'ai le feu vert des médecins. Il n'y a plus de différence
physique entre moi et n'importe quel joueur de rugby. Je suis
compétitif. "
(
)
Sa
carrière est phénoménale. Il détient
toujours le record du nombre d'essais inscrits en Coupe du
monde (8), dont quatre lors d'une mythique demi-finale en
1995 face aux Anglais. La série est d'ailleurs en cours
puisqu'il entend être présent au stade de France
en 2007 : "Je veux remporter le seul titre qu'il me manque
: celui de champion du monde."
Car
c'est bien cela qui pousse le colosse à prendre autant
de risques. Le rugby est un sport de contact, et personne
ne peut raisonnablement penser qu'un retour au haut niveau
se fera sans danger, même si les médecins ont
pris toutes les mesures possibles pour éviter un rejet
de greffe en plaçant le rein à un endroit inhabituel,
protégé derrière la cage thoracique.
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NeoRecormon
disponible en ville
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25
mai 2005, Le Quotidien du Pharmacien
Le
passage en ville de NeoRecormon (epoetin beta) intéresse
deux grands domaines d'application : la néphrologie
et l'onco-hématologie. Les anémies des insuffisants
rénaux, dialysés ou non, et celles des patients
sous chimiothérapie sont les principales indications
de l'érythropoïétine commercialisée
par Roche.
En
néphrologie, NeoRecormon s'adresse directement aux
insuffisants rénaux dialysés dans des centres
spécialisés, et à ceux non encore dialysés
et qui sont soignés en ambulatoire. (
)
A
l'heure actuelle, si l'on observe encore un déficit
de prise en charge de l'anémie en cancérologie,
cette prise en charge en néphrologie, pour les patients
dialysés, est systématique et précoce.
Le problème en néphrologie est le retard de
dépistage et de diagnostic de l'insuffisance rénale,
qui conduit souvent à une mise sous dialyse immédiate
et urgente du patient. (
)
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Priorité
nationale pour le prélèvement et la greffe
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25
mai 2005, Ministère de la Santé
Alors
que chaque année, des patients de plus en plus nombreux
ont besoin d'une greffe d'organes, Philippe Douste-Blazy,
ministre des Solidarités, de la Santé et de
la Famille, annonce de nouvelles dispositions destinées
à favoriser l'accès à la greffe pour
les patients en attente. Des mesures réglementaires
sont d'ores et déjà prises ou le seront tout
prochainement : faisabilité du prélèvement
sur donneurs décédés à cur
non battant ; dispositions tarifaires destinées à
soutenir l'activité des services de prélèvement
et de greffe ; décret d'application sur l'élargissement
du cercle des donneurs vivants ; préparation d'un schéma
d'organisation de la greffe basé sur les données
territoriales produite par l'Agence de la biomédecine.
Au lendemain de l'inauguration de l'Agence de la biomédecine,
qui reprend les missions de l'Etablissement français
des Greffes, ces dispositions réaffirment que le prélèvement
et la greffe constituent une priorité nationale.
LE
PRELEVEMENT ET LA GREFFE, PRIORITE NATIONALE DE SANTE PUBLIQUE
POUR LUTTER CONTRE LA PENURIE ET PERMETTRE A DE PLUS EN PLUS
DE PATIENTS D'ETRE GREFFES
L'activité
de prélèvement et de greffe d'organes a connu
une progression importante ces dernières années.
Le taux de prélèvement a augmenté de
27% en 5 ans. L'activité de greffe est elle aussi en
augmentation : 3 948 greffes personnes ont pu être greffées
en 2004. Malgré cette progression, la situation de
pénurie persiste : en 2004, en France, plus de 11 500
personnes ont eu besoin d'une greffe d'organes et près
de 250 sont décédées faute de greffon.
Chaque année, le nombre de personnes inscrites en liste
d'attente est plus élevé et le décalage
entre le nombre de nouveaux inscrits (4940 en 2004) et le
nombre de greffes réalisées s'accroît.
Or,
la greffe est une thérapeutique de mieux en mieux maîtrisée,
dont les résultats en terme de survie et de qualité
de vie sont en constante progression. La greffe pulmonaire,
par exemple, a vu ses résultats s'améliorer
avec des taux de survie en augmentation ces dernières
années. La greffe de rein constitue une formidable
amélioration de la qualité de vie pour les insuffisants
rénaux et se traduit par une augmentation sensible
de leur espérance de vie par rapport au maintien en
dialyse. Pour les autres organes, il n'existe bien souvent
aucun traitement alternatif et la greffe est la seule chance
de survie du patient.
Pour
lutter contre la pénurie d'organes et permettre à
de plus en plus de patients chaque année d'être
greffés, Philippe Douste-Blazy, présente, mercredi
25 mai en Conseil des ministres, les dernières dispositions
réglementaires prises ou à l'étude destinées
à favoriser l'accès à la greffe et réaffirme
que le prélèvement et la greffe constituent
une priorité nationale, comme l'a instauré la
loi de bioéthique du 6 août 2005.
- Améliorer
l'accès à la greffe en augmentant le nombre
de greffons disponibles
L'Agence
de la biomédecine étudie actuellement la possibilité
de réaliser des prélèvements d'organes
non plus seulement sur des personnes en état de mort
encéphalique, mais également sur des personnes
dont l'activité cardiaque s'est arrêtée
(donneurs à cur arrêté).
Depuis
quelques années, plusieurs pays (Espagne, Royaume-Uni)
ont réalisés les prélèvements
sur des personnes décédées par arrêt
cardiaque. Sous certaines conditions techniques, les résultats
sont équivalents. La réglementation française
est donc, à la demande de l'Agence de la biomédecine,
en train d'être modifiée pour autoriser ce type
de prélèvements. Cette nouvelle technique sera
dans un premier temps évaluée à titre
expérimental pour garantir la qualité des greffons.
La
loi de bioéthique du 6 août 2004 a élargi
en l'encadrant le cercle des donneurs vivants (don du vivant
d'un rein, d'un lobe hépathique ou pulmonaire) à
un nombre plus important de membres de la famille : alors
que le don d'un organe de son vivant n'était possible
qu'entre parents, enfants et frères et surs,
il est désormais autorisé pour les conjoints,
les grands parents, les oncles et tantes, les neveux et nièces,
les cousins germains, le conjoint du père ou de la
mère et toute personne pouvant justifier de deux ans
de vie commune avec le receveur.
Cette
ouverture a été strictement encadrée
pour éviter toute dérive et tout risque de trafic.
Le prélèvement sur un donneur vivant autre que
le père ou la mère doit désormais être
autorisé par un comité d'experts indépendant,
réuni à la demande de l'équipe médicale
par l'Agence de la biomédecine. Le décret en
Conseil d'Etat publié le 11 mai permet désormais
d'appliquer ces dispositions. Dans les tous prochains jours,
la publication de l'arrêté définissant
la composition des comités d'experts, permettra à
l'Agence de la biomédecine d'organiser les premières
réunions.
- Des
dispositions législatives et tarifaires pour développer
le prélèvement et la greffe dans les établissements
de santé :
La
loi de bioéthique du 6 août 2004 rappelle que
" tous les établissements de santé, qu'ils
soient autorisés ou non, participent à l'activité
de prélèvement en s'intégrant dans les
réseaux de prélèvement " (article
L 1233-2). Pour y parvenir, il est nécessaire de convaincre
l'ensemble des personnels hospitaliers de l'importance des
enjeux de l'activité de prélèvement et
de greffe en terme de santé publique, et pas seulement
ceux qui participent directement à cette activité.
Un important effort d'information et de formation du personnel
administratif, médical et paramédical hospitalier
doit être poursuivi par l'Agence de la biomédecine
pour vaincre les réticences en matière de recensement
et de prélèvement des donneurs.
La
mise en uvre de la tarification à l'activité
permet de définir, dans le budget de chaque établissement,
une enveloppe de crédits qui est fonction de son activité
de recensement des donneurs et de prélèvement.
Elle permet de financer les frais de structure des coordinations
hospitalières de prélèvement.
La
réforme de la tarification hospitalière permet
également deux avancées majeures pour l'activité
de greffe en France : d'une part, mieux valoriser les séjours
de greffe, d'autre part, d'identifier une dotation, d'un montant
total de 17 M€, pour prendre en charge le suivi des patients
greffés. Le nombre de personnes greffées augmente
en effet chaque année : au 31 décembre 2003,
on recensait 32 300 patients porteurs d'un greffon fonctionnel.
Or, la qualité du suivi médical postérieur
à la greffe influe très directement sur la survie
du greffon. Un meilleur suivi permet donc de limiter les complications
et d'éviter des re-transplantations, coûteuses
et difficiles à réaliser, ou des décès
prématurés.
- Un
schéma d'organisation de la greffe s'appuyant sur
des données territoriales
La
disparition de la carte sanitaire et la préparation
prochaine d'un schéma d'organisation de la greffe constituent
l'occasion de s'interroger sur le nombre, la répartition
territoriale, les moyens et le niveau d'excellence des services
de greffe. Ce schéma sera élaboré avec
la contribution de l'Agence de la biomédecine qui dispose
dans ce domaine d'une forte expertise et de données
solides d'évaluation de cette activité et des
besoins des patients. Les premiers résultats de ce
travail sont prévus dans un an.
- Une
exigence maintenue en terme d'information du public
L'Agence
de la biomédecine organise, le 22 juin prochain, la
5ème journée nationale de réflexion sur
le don d'organes et la greffe. Cette campagne nationale d'information
est l'occasion de rappeler au public l'importance de transmettre
sa position à ses proches car si l'on a constaté,
en 2004 que 74 % des français étaient favorables
au don de leurs propres organes, seuls 40% ont fait part de
leur position à leurs proches, une proportion que ces
campagnes nationales renouvelées cherchent à
augmenter. Cette démarche s'inscrit dans la dynamique
d'information des citoyens, réaffirmée par loi
de bioéthique de 2004.
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Traitements
médicamenteux du syndrome des jambes sans repos
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20
mai 2005, Le Quotidien du Médecin
Plusieurs
types de molécules ont fait la preuve de leur efficacité
dans le syndrome des jambes sans repos. La prise en charge
médicamenteuse s'adresse aux patients présentant
un syndrome invalidant. En cas de forme secondaire, un traitement
étiologique devra, bien sûr, être réalisé
si possible et les éventuels facteurs favorisants seront
supprimés.
Dans
l'étude épidémiologique française
INSTANT, réalisée sur plus de 10 000 adultes,
la prévalence du syndrome des jambes sans repos (Sjsr)
a été estimée à 8,5 % de la population,
avec une variation importante de la gravité d'un sujet
à l'autre. Les patients ayant une forme invalidante,
qui vont nécessiter une prise en charge médicamenteuse,
représente environ de 1 à 2 % de la population
générale adulte. (
)
Différentes molécules se sont révélées
efficaces dans le traitement du Sjsr. Les premières
sont les benzodiazépines (BZD), avec leur chef de file,
le clonazépam.(
) Une étude récente
(
) montre que les BZD entraînent une amélioration
essentiellement du sommeil et une diminution de la sévérité
du Sjsr (
)
Les antiépileptiques ont fait l'objet d'études
" modernes ". Après une étude (
)
qui a retrouvé une amélioration objective (
),
une seconde étude (
) a montré que cette
molécule permet une amélioration très
nette du sommeil, significative dès J14, au prix d'une
augmentation modérée de la posologie (
).
Dans une étude ouverte, la gabapentine s'est révélée
plus efficace que la L-dopa chez les patients hémodialysés
(
).
Le ropinirole est le seul médicament à disposer
d'une AMM dans cette indication. Une étude (
)
a prouvé son efficacité. Elle se traduit par
une amélioration jugée importante à très
importante de tous les paramètres du sommeil et de
la vigilance (
). Des publications positives existent
aussi pour d'autres agonistes dopaminergiques. Le pergolide
s'est révélé efficace à la fois
sur les plans objectif et subjectif dans une étude
(
)
La L-dopa, associée à un inhibiteur de la décarboxylase
(benserazide), peut aussi être proposée. Dans
une étude (
), la L-dopa à posologie basse
a donné des résultats significatifs sur la sévérité
du Sjsr, les phénomènes du sommeil, la qualité
de vie et les mouvements périodiques avec, toutefois,
une remontée de l'index des mouvements périodiques
à partir de la sixième heure (
). "
Dans la pratique quotidienne, la résurgence du syndrome
dans la seconde moitié de la nuit pose problème
puisqu'elle nécessite d'augmenter les doses ou de donner
de la L-dopa à libération prolongée.
"
Les opioïdes sont peu utilisés en France et n'ont
fait l'objet que d'un petit nombre d'essais. (
). Le
Dr Neau souligne que, " en cas de formes sévères
à résistantes, les opiacés peuvent être
entraîner un soulagement certain, avec un effet persistant
à long terme et un faible potentiel d'addiction ".
Enfin, chez des patients ayant un Sjsr réfractaire
à tout traitement, la méthadone a donné
des résultats corrects (
). " Elle peut a
priori être indiquée en cas d'échec des
agonistes dopaminergiques. "
Communication
présentée à la réunion de la Société
française de recherche sur le sommeil
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Une agence
publique pour l'utilisation du corps
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12
mai 2005
Greffes
et dons d'organes, diagnostic prénatal, cellules souches...
L'agence de biomédecine créée hier entend
allier sécurité et qualité des soins.
Nouvel
organisme de santé publique placé directement
sous la tutelle du ministère de la Santé, l'Agence
de la biomédecine a été inaugurée
hier par Philippe Douste-Blazy à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).
Créée dans le cadre de la révision des
lois de bioéthique du 6 août 2004, cette agence,
première du genre dans le monde, aura pour tâche
d'encadrer et d'évaluer les pratiques utilisant des
éléments du corps humain : les activités
de prélèvement et de greffe d'organes (encadrés
jusqu'ici par l'Établissement français de greffes),
de tissus et de cellules ainsi que l'assistance médicale
à la procréation, le diagnostic prénatal
et génétique, la recherche sur l'embryon et
les cellules souches embryonnaires humaines.
"
Nous avons souhaité créer une agence transversale
sur des questions où progrès scientifique et
éthique doivent avancer ensemble, a précisé
Carine Camby, directrice générale de l'Agence
de biomédecine. Sa raison d'être est de contribuer
à garantir un niveau optimum de sécurité
et de qualité des soins dans tous les domaines que
nous allons prendre en charge. " Des progrès scientifiques
considérables ont été réalisés
ces dernières années dans des domaines ou il
est nécessaire " de savoir ce que nous faisons
", a résumé de son côté Philippe
Douste-Blazy. Sorte de " police sanitaire ", les
missions de l'agence porteront sur l'encadrement, le contrôle
et l'agrément des praticiens. Les résultats
thérapeutiques seront ensuite évalués
et les résultats publiés. Des règles
de bonnes pratiques seront également édictées
et l'agence participera à la réflexion sur une
réglementation européenne et internationale.
En
France, 4 000 greffes d'organes ont été réalisés
en 2004, soit une augmentation de 16 % par rapport à
2003 mais 11 000 personnes sont chaque année en attente
d'une greffe. La question de la greffe de donneurs vivants
mérite d'être davantage encadrée et pose
encore beaucoup de questions, notamment en termes de risque
pour la santé du donneur. Dans le cadre de l'assistance
médicale à la procréation (AMP), 15 %
des couples en âge de procréer souffrent de problèmes
d'infertilité. 9 500 naissances d'enfants sont issues
chaque année de la fécondation in vitro et 4
500 naissances des suites d'une insémination artificielle.
Des milliers de femmes suivent un traitement de stimulation
ovarienne. Pour le diagnostic prénatal, 80 000 amniocentèses
sont réalisées chaque année en vue d'un
diagnostic chromosomique. " Or les
résultats de l'AMP sont peu satisfaisants et inégaux
en France ", a affirmé pour sa part René
Frydman, chef du service de gynécologie-obstétrique
à l'hôpital Antoine-Béclère de
Clamart.
"
N'y a-t-il pas trop d'AMP discutables, d'autres trop tardives,
peut-être trop d'amniocentèses ? Nous ne le savons
pas car aucun rapport officiel jusqu'à présent
n'a été mené. " Marc Peschanski,
directeur de recherche à l'Institut national de la
santé et de la recherche médicale, dont l'équipe
est la première à avoir obtenu cette année
l'autorisation de débuter ses recherches sur les cellules
souches embryonnaires, a souligné " la nécessité
d'être encadré ". " Car dans nos laboratoires,
nous dépassons les frontières normales de la
légalité. "
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Donner ses
organes en direct comme l'argent au Téléthon
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11
mai 2005, Média
Promettre
de donner un rein ou son cur en regardant la télévision
comme on promet de l'argent durant le Téléthon
ou pour les victimes du tsunami? C'est l'idée de la
BBC pour sensibiliser les Anglais à l'importance du
don d'organes. Cet été, il suffira donc au spectateur
d'outre-Manche qui possède une antenne parabolique
de s'inscrire en tapotant sur les touches de sa télécommande.
Il communiquera ainsi ses coordonnées afin de figurer
sur la liste des donneurs d'organes après leur mort
(le NHS Organ Donor Register). La BBC a garanti le développement
d'un système de sécurité empêchant
quiconque de pouvoir s'inscrire par inadvertance ou que des
plaisantins n'enregistrent leur voisin ou leur belle-mère
sur ladite liste.
Afin
d'encourager les téléspectateurs à faire
le pas, une série de documentaires sur ce sujet sera
diffusée. Intitulée Life on the List (la vie
sur la liste), elle montrera le parcours de plusieurs donneurs,
morts ou vivants. On pourra également voter par téléphone
pour influencer l'intrigue de deux séries hospitalières
très populaires (Casualty et Holby City) qui, pour
l'occasion, tourneront autour du thème de la transplantation.
(
)
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Une cible
dans la glomérulosclérose segmentaire et focale
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9
mai 2005, Le Quotidien du Médecin
Une
équipe américaine a identifié un gène
dont la mutation est responsable d'une glomérulosclérose
segmentaire et focale transmise de façon dominante
au sein d'une grande famille. Situé sur le chromosome
11q, ce gène TRP6 code un canal ionique. Cette découverte
révèle un nouveau mécanisme de lésion
rénale et soulève l'espoir de traitements plus
efficaces.
"
Ce gène représente le premier canal ionique
impliqué dans la glomérulosclérose segmentaire
focale ", souligne le Dr Michelle Winn, néphrologue
et généticienne à l'université
Duke de Durham (Caroline du Nord) qui a dirigé ce travail
de recherche. " C'est un nouveau mécanisme dans
la maladie rénale, et il pourrait nous permettre d'avancer
vers de nouveaux traitements puisque les canaux ioniques sont
accessibles au traitement médicamenteux ", ajoute-t-elle.
(
)
Cliniquement, l'affection se manifeste par une protéinurie
et une baisse progressive de la fonction rénale. Elle
évolue souvent vers l'insuffisance rénale terminale,
imposant alors un traitement par dialyse ou transplantation
rénale. Jusqu'à 20 % des patients sous dialyse
ont une glomérulosclérose segmentaire focale.
(
)
" Nous sommes très enthousiasmés par cette
découverte ", confie le Dr Winn au " Quotidien
". " Nous envisageons maintenant de construire un
modèle de cette maladie chez une souris transgénique.
"
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Givre d'urée
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8
mai 2005, Le Quotidien du Médecin
Cela
fait deux ans qu'une femme, maintenant âgée de
57 ans, hypertendue et insuffisante rénale chronique,
a refusé l'hémodialyse. Un jour, après
une semaine d'infection respiratoire virale, elle est trouvée
dans un état de détresse respiratoire. Avant
l'admission à l'hôpital, elle fait un arrêt
cardiaque qui est récupéré par l'équipe
d'urgence. Elle est hospitalisée en soins intensifs.
A l'examen, on est frappé par des dépôts
cutanés diffus d'une matière cristalline blanche.
Les examens de laboratoire montrent une hyperazotémie
(azote uréique sanguin : 74,3 mmol/l), une élévation
de la créatinine à 1 326 µmol/l, un taux
de bicarbonates sanguins à 5 mmol/l, un trou anionique
à 26, un pH artériel à 6,74 et une pression
artérielle partielle en CO2 à 50 mmHg.
On découvre que la patiente est atteinte d'une pneumonie
à Staphylococcus aureus. Le décès survient.
A quoi correspondent ces petits dépôts cristallins
blanchâtres qu'elle avait au niveau de la peau ? Il
s'agit d'un givre d'urée, rare manifestation dermatologique
d'une importante hyperazotémie, qui survient quand
l'urée et d'autres déchets azotés s'accumulent
dans la sueur et cristallisent par évaporation.
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Espoirs pour
les futurs greffés : Les prélèvements
à coeur arrêté pourraient permettre de
limiter la pénurie
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4
mai 2005, La Croix
L'an
dernier, 11.450 patients étaient en attente de greffe.
Seuls 3.945 ont finalement pu être greffés. (
)
C'est dans le domaine des greffes rénales que les besoins
sont les plus criants : l'offre actuelle ne couvre en effet
que 28% de la liste d'attente. (
)
C'est pourquoi l'EFG s'apprête aujourd'hui à
lancer une expérience pilote : le prélèvement
à cur arrêté. "Celui-ci a d'ores
et déjà permis à de nombreuses équipes
étrangères d'augmenter de 10 à 40% le
nombre de greffons disponibles", expose Carine Camby.
Quelques équipes volontaires ont été
sollicitées pour se lancer dès cette année
dans l'expérimentation. Celle-ci devrait durer un an.
Il
y a deux façons de mourir : par arrêt cardiaque
ou par cessation d'activité du cerveau. Les donneurs
d'organes actuels ne se recrutent que dans cette dernière
catégorie. En effet, lorsque l'arrêt du cerveau
survient en premier, le cur continue de battre pendant
quelques heures, ce qui permet aux organes de continuer à
être irrigués. Dans l'hypothèse inverse,
celle où le cur s'arrête d'abord, les organes
se détériorent rapidement.
(
)
Le premier obstacle sur lequel bute le prélèvement
à cur arrêté est donc celui de la
qualité des organes ainsi obtenus (
). Mais depuis
le début des années 2000, "de nombreux
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