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La revue de Presse du troisième trimestre 2005 -
juillet, août, septembre 2005 |
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L'actualité
de l'Insuffisance rénale, des greffes et de la recherche
dans le monde de juillet à septembre 2005 :
- 8
août 2005, AFP
Parution du décret autorisant les prélèvements
d'organes sur donneur à cur arrêté
- 6
août 2005, Le Figaro
Cellules souches, cellules de l'espoir ?
- 20
juillet 2005, Le Quotidien du médecin
Croissance de l'enfant transplanté rénal
: L'intérêt d'un donneur vivant
- 19
juillet 2005, AP
Les statines, utilisés contre le cholestérol,
pourraient accroître les risques chez les diabétiques
dialysés, selon une étude
- 13
juillet 2005, AFP
des cochons clonés en Corée du sud pour
des transplantations humaines
- 8
juillet 2005, Le Parisien
Médicaments : des boîtes de trois mois bientôt
disponibles
- 1er
juillet 2005, RDS
Un nouveau rein pour Lauda
- 1er
juillet 2005, Le Point
Chine : la plus grande banque de pièces de rechange
du corps humain
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Parution
du décret autorisant les prélèvements
d'organes sur donneur à cur arrêté
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8 août 2005, AFP
Les
prélèvements de reins et de foies ainsi que
de certains tissus sont désormais facilités
en pouvant être réalisés sur "une
personne décédée présentant un
arrêt cardiaque et respiratoire persistant" (donneurs
à "coeur arrêté"), selon un
décret paru dimanche au Journal officiel.
Cette
disposition, qui correspond à la mise en oeuvre de
la loi relative à la bioéthique du 6 août
2004, a-t-on indiqué au ministère de la Santé,
devrait augmenter les possibilités de prélèvements
et améliorer l'accès à la greffe des
malades en liste d'attente.
Jusqu'à
présent, les prélèvements étaient
réalisés sur des donneurs en état de
mort encéphalique, mais dont l'activité cardio-respiratoire
était maintenue soit spontanément, soit grâce
à un respirateur artificiel, a-t-on précisé
de même source.
Le
décret est accompagné de deux arrêtés
précisant les organes - le rein et le foie - et la
liste des tissus concernés (peau, os, tissus mous de
l'appareil locomoteur, cornée, valves cardiaques, artères,
veines).
Chaque
année en France, environ 11.000 malades ont besoin
d'une greffe d'organe et près de 250 personnes décèdent
faute de pouvoir être greffées. Selon le ministère,
cette disposition nouvelle va permettre de bénéficier
de greffons supplémentaires. Les établissements
autorisés à pratiquer ces prélèvements,
selon cette source, passeront convention avec l'Agence de
la biomédecine afin de garantir la qualité des
greffons et d'évaluer la mise en oeuvre de cette nouvelle
disposition.
Depuis
quelques années, plusieurs pays dont l'Espagne et le
Royaume-Uni effectuent des prélèvements sur
des personnes décédées dont l'activité
cardiaque et respiratoire s'est interrompue et les résultats
de ces techniques, sous réserve de respecter certaines
conditions techniques, sont qualifiés de bons pour
le rein et le foie
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Cellules
souches, cellules de l'espoir ?
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Le
Figaro, 6 août 2005
Connue
de longue date, l'existence de cellules souches adultes unipotentes
et multipotentes avait trouvé des applications dans
le traitement d'hémopathies malignes et de déficits
immunitaires.
Voilà
moins de dix ans, de nouvelles découvertes ont permis
d'entrevoir des indications plus larges. Il s'est agi de la
mise en évidence, chez l'adulte, de cellules souches
dans le système nerveux central, et de la capacité
de transdifférenciation que possèdent les cellules
souches neuronales, hématopoïétiques et
mésenchymateuses.
Malgré
ces découvertes et les perspectives thérapeutiques
qu'elles ouvrent désormais, nombre de scientifiques
continuent de dénoncer les illusions qu'entretiendraient,
selon eux, les publications qui en font état. On vilipende
ceux qui, avec une rigueur scientifique qu'on ne peut contester,
défendent l'idée selon laquelle les cellules
souches embryonnaires ne constituent pas la seule voie d'avenir
pour le traitement de pathologies aussi répandues,
et auxquelles les opinions publiques sont sensibilisées,
que sont la maladie de Parkinson ou l'Alzheimer ou les maladies
dégénératives, ou encore l'infarctus
du myocarde.
L'argument
qui fait mouche consiste à dénoncer les chercheurs
et les médecins qui, développant des arguments
de nature scientifique - le risque non maîtrisé
de carcino genèse - ou de nature éthique, s'opposent
à l'utilisation thérapeutique des cellules embryonnaires.
Le
reproche le plus grave qu'on leur adresse prend volontiers
la forme du dilemme : "Ou vous acceptez, parce que la
fin justifie les moyens, que des cellules d'embryons humains
permettent la guérison de maladies redoutables, ou
vous vous y opposez, faisant passer vos propres convictions
avant la santé des malades." De tels propos sont
excessifs. Ils ne prennent pas en compte la marge d'incertitude
qui demeure quant aux possibilités thérapeutiques
des cellules souches embryonnaires, ni les résultats
prometteurs obtenus, dans l'infarctus du myocarde par exemple,
par des thérapies cellulaires autologues issues de
culture de myoblastes, comme le fait Ménasché
(Inserm Paris).
Heureuse
coïncidence, A. Linke et ses collaborateurs ont constaté
récemment chez le chien une amélioration de
la fonction cardiaque après un infarctus, lorsqu'on
lui a injecté des facteurs de croissance, qui agissent
en mobilisant les cellules souches adultes présentes
dans le coeur !
Des
travaux très récents publiés dans Nature
Neurosciences du 12 juin 2005 doivent être versés
au débat et devraient atténuer le caractère
"idéologique" des confrontations. Les uns
concernent le traitement de la maladie de Parkinson (Pierre-Marie
Llado, CNRS-Institut Pasteur Paris, et Magdalena Götz,
à Munich) ; l'autre, le cancer colo-rectal (S. Artavanis-Tsakona,
à Boston, et D. Louvard, Institut Curie, Paris).
M.
Llado et Mme Götz sont parvenus non seulement à
transformer chez la souris des cellules souches normales du
cerveau adulte en neurones capables de sécréter
la dopamine - dont l'insuffisance est à l'origine de
la maladie de Parkinson -, mais aussi à les orienter
dans une zone du cerveau, le striatum, connue comme étant
le siège des lésions de la maladie. Avec prudence,
évoquant les étapes qui restent à franchir,
Pierre-Marie Llado explique que les cellules souches adultes
constituent un espoir sérieux de traitement de la maladie
de Parkinson.
Venons-en
au très beau travail de Spiros Artavanis-Tsakona et
de Daniel Louvard, directeur du Centre de recherche de l'Ins
titut Curie, et de leurs équipes, concernant les pathologies
cancéreuses colo-rectales. Faisant le constat que "les
cellules cancéreuses retournent à un état
relativement indifférencié, font en quelque
sorte le cheminement inverse des cellules souches qui se différencient
au fil des divisions", les chercheurs se sont intéressés
au rôle des cellules souches adultes dans le développement
des lésions cancéreuses. Un gène identifié,
le gène Notch, et la protéine dont il commande
la synthèse interviennent dans la régulation
de la division des cellules souches et de certaines cellules
des villosités intestinales en "éteignant"
la prolifération cellulaire à partir des cellules
souches. D'autres travaux permettent d'entrevoir la possibilité
de bloquer l'activation de ce gène et de faire ainsi
régresser des lésions coliques précancéreuses.
Sans
entrer dans le détail de ces découvertes très
récentes, on doit souligner le danger, dans toute démarche
scientifique, d'une attitude par trop manichéenne.
"Hors les cellules souches embryonnaires point de salut
!", affirment certains. A propos de la transformation
de cellules souches du cerveau adulte, P. M. Llado a déclaré
: "Parce qu'elle était contraire à toutes
les certitudes en matière de physiologie cérébrale,
cette réalité n'a pas été acceptée
facilement"... et c'est un euphémisme !
Il
faut désormais considérer les cellules souches
adultes pour ce qu'elles sont, c'est-à-dire "des
cellules de l'espoir", et mettre un terme à des
querelles où, trop souvent, des présupposés
idéologiques l'emportent sur la démarche scientifique.
Claude
Huriet, Sénateur honoraire, membre du Comité
international de bioéthique de l'Unesco.
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Croissance
de l'enfant transplanté rénal : L'intérêt
d'un donneur vivant
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20
juillet 2005, Le Quotidien du Médecin
Par
rapport aux transplantations de rein de cadavre, les greffes
chez l'enfant à partir d'un donneur vivant permettent
une meilleure croissance à l'adolescence. Les mécanismes
en cause dans ce phénomène ne sont pas encore
parfaitement déterminés.
Cliquez pour voir l'image dans sa taille originale
Débit de filtration glomérulaire identique à
5 ans (S. Toubon)
La
physiopathologie des troubles de la croissance chez les enfants
insuffisants rénaux reste encore insuffisamment appréhendée.
On sait en effet que des facteurs nutritionnels et hormonaux
jouent un rôle, mais la part respective de ces différentes
entités n'est pas connue. Tout au plus est-il possible
d'imaginer que la malnutrition, l'apport inadéquat
en calories et l'acidose métabolique puissent jouer
un rôle direct sur la croissance au cours de la toute
petite enfance. Ces mêmes phénomènes pourraient
aussi être impliqués de façon indirecte
au cours de l'adolescence du fait de leurs interactions avec
la régulation des sécrétions en hormone
de croissance (GH) et en IGF1 (Insulin-like Growth Factor
1).
Les adolescents souffrant d'insuffisance rénale se
révèlent insensibles à la GH, en partie
du fait d'une baisse des protéines de transport de
l'IGF1 et de la GH circulante, de troubles de la signalisation
des récepteurs à la GH et d'une augmentation
progressive des niveaux de protéine de transport de
l'IGF. Dans ces conditions, la restauration de la fonction
rénale par transplantation d'organe à partir
de donneur vivant ou d'un rein de cadavre permet, du moins
en partie, de rétablir des meilleures possibilités
de croissance.
A l'heure actuelle, il est conseillé de suppléer
les enfants avec de l'hormone de croissance injectable durant
les années d'insuffisance rénale chronique et
de procéder, dès que la maladie atteint un stade
avancé, à une greffe rénale. Néanmoins,
la transplantation s'accompagne de la prescription de stéroïdes.
Or ces médicaments interagissent avec l'axe GH/IGF1
et ont un effet direct d'inhibition de croissance osseuse.
C'est pour cette raison que certains néphrologues privilégient
la mise en place d'un traitement par corticostéroïdes
de façon alternée, mais cette approche s'accompagne
d'une majoration des risques de rejet.
Un
traitement immunosuppresseur.
Afin de préciser si le type de transplantation - à
partir de donneur vivant ou cadavérique - influe de
façon notable sur les possibilités de croissance
des enfants insuffisants rénaux, une équipe
de néphrologues allemands a suivi pendant au moins
cinq ans après une greffe 51 enfants (30 ayant reçu
une greffe avec donneur vivant et 21, une transplantation
de rein de cadavre). Dans le premier groupe, les enfants étaient
âgés en moyenne de 8,4 ans, alors qu'ils avaient
7,1 ans en moyenne dans le second groupe. L'âge moyen
des donneurs était de 19 ans dans le premier groupe,
contre 27 ans dans le second. Aucune greffe n'a été
effectuée en utilisant un rein d'enfant. Tous les patients
ont reçu un traitement immunosuppresseur : predinosolone
et ciclosporine A pour 36 enfants et prednisolone et azathioprine
pour les autres.
Immédiatement après la transplantation, la vitesse
de croissance des enfants était similaire dans les
deux groupes, mais le débit de filtration glomérulaire
était moindre chez les enfants greffés avec
un rein de cadavre. A cinq ans, en revanche, le débit
de filtration glomérulaire était identique dans
les deux groupes, mais la vitesse de croissance était
plus élevée chez les sujets greffés à
partir de donneurs vivants, et ce phénomène
était constaté dès la première
année suivant la greffe. Cette différence n'était
pas dépendante de l'âge, de la durée de
dialyse avant transplantation, du débit de filtration
glomérulaire au moment de la transplantation et à
cinq ans, et de la taille de l'enfant lors de l'intervention.
Changement
d'expression des gènes.
Pour expliquer ces données, les auteurs avancent qu'"
au cours de la période de mort cérébrale
et lors du moment de l'ischémie froide il est possible
qu'existe un changement d'expression des gènes de production
des cytokines et d'autres médiateurs moléculaires,
pas toujours reversible au moment de la reperfusion ".
Or ces modifications pourraient affecter à plus ou
moins long terme le métabolisme osseux, en particulier
au moment de la puberté. Néanmoins, dans un
éditorial, le Dr Rita Damme-Lombaerts (Louvain, Belgique)
précise que, dans cette étude, aucune greffe
n'a été effectuée avec des reins de cadavre
pédiatrique. Dans ces conditions, il est possible d'imaginer
que le gain en taille pourrait être plus important.
En outre, les auteurs n'ont pas tenu compte de la taille des
parents qui, on le sait, peut nettement influer sur la taille
à l'âge adulte. Enfin, si la théorie fondée
sur les modifications d'expression des cytokines est plausible,
il faudrait procéder à des mesures sanguines
objectives avant de conclure à l'implication de ces
substances dans la croissance.
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Les statines,
utilisés contre le cholestérol, pourraient accroître
les risques chez les diabétiques dialysés
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19
juillet 2005, AP
Les
statines, médicaments utilisés dans le traitement
du cholestérol, pourraient accroître le risque
d'attaques cérébrales mortelles chez les patients
atteints de formes graves de diabète, necessitant des
dialyses, selon une étude.
Cette étude financée par le laboratoire américain
Pfizer, fabricant du médicament anticholestérol
Lipitor, a été menée par le Dr Christoph
Wanner de l'Université de Wurzburg en Allemagne. Les
résultats de ces travaux sont publiés jeudi
dans le New England Journal of Medicine.
L'étude a été menée auprès
d'un échantillon de 1.255 Européens atteints
de diabète de type 2, diabète non insulinodépendant.
Maladie grave, il est responsable de complications vasculaires
(maladies de la rétine, cardiovasculaire, rénales)
et neurologiques qui peuvent s'avérer mortelles.
Plus de 120.000 Américains sont placés sous
dialyse en raison du diabète, et ils présentent
un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires,
attaques cérébrales et décès que
la population générale. Quant au Lipitor, il
s'agit du médicament le plus prescrit au monde. Comme
les autres statines, il agit sur les taux de LDL, le "mauvais"
cholestérol.
Parmi les 1.255 patients concernés, 619 ont reçu
du Lipitor tandis que les 636 autres se sont vus administrer
un placebo, substance neutre sans principe actif. Sur les
619 patients du premier groupe, 27 sont morts d'une attaque
cérébrale contre 13 pour ceux du groupe placebo,
un résultat que les auteurs de l'étude ne s'expliquent
pas. D'autres études avaient en effet mis en évidence
les effets bénéfiques du médicament.
D'après le Dr Robert Stanton, spécialiste des
maladies rénales au Centre Joslin de soins des diabétiques
à Boston, cette étude est préoccupante
mais ne permet pas à elle seule de tirer des conclusions.
Des recherches complémentaires seront nécessaires
pour déterminer s'il faut arrêter les prescriptions
de Lipitor pour les patients diabétiques dont les reins
ne fonctionnent plus, a ajouté le médecin, qui
n'a pas participé à l'étude du Dr Wanner.
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des cochons
clonés en Corée du sud pour des transplantations
humaines
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13
juillet 2005, AFP
Des
scientifiques sud-coréens ont annoncé mercredi
avoir produits des cochons clonés dont les organes
ont été génétiquement modifiés
pour les rendre plus adaptés à des transplantations
sur l'homme.
Un
spécialiste, Park Kwang-Wook, a expliqué que
les animaux avaient été modifiés pour
inclure le gène "HLA-G" qui réduit
le risque de rejet.
Les
rejets immunitaires sont un obstacle majeur aux transplantations
d'organes mais l'apport du gène permet de réduire
jusqu'à 70% la toxicité des cellules tueuses
de l'organisme, a-t-il dit.
L'industrie
de la bio-ingéniérie s'est développée
en Corée du sud où la loi autorise des recherches
dans un domaine controversé.
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Médicaments
: des boîtes de trois mois bientôt disponibles
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8
juillet 2005, Le Parisien
Vous
êtes hypertendu ? Diabétique ? Vous avez du cholestérol ?
Vous souffrez d'ostéoporose ? D'ici peu, votre pharmacien
pourra vous délivrer des boîtes de trois mois,
en lieu et place des traditionnels conditionnements de un
mois. Dès la mi août, le traitement contre l'ostéoporose,
Actonel (Procter & Gamble et Sanofi Aventis) sera le premier
à ouvrir le bal. " D'autres suivront bientôt
", assure t-on au Leem, le syndicat de l'industrie pharmaceutique.
En
fonction de la durée des soins
Permettre
aux malades chroniques de se voir délivrer des boîtes
de trois mois
Portée depuis un an par Xavier
Bertrand, le ministre de la Santé, l'idée relève
du bon sens. En Europe du Nord, d'ailleurs,les grands conditionnements
sont désormais légion. Et pour cause
Non seulement ils incitent davantage les patients à
suivre leur traitement, et donc à bien se soigner,
mais ils se révèlent aussi moins coûteux
: les pharmaciens touchant une marge fixe par boîte,
raboter leur nombre permettrait,en France,de générer
180 millions d'euros d'économies par an,d'ici à
2007. Voilà pourquoi, depuis fin 2004,un décret
autorise les officinaux à délivrer des boîtes
de trois mois, et la Sécu à les rembourser (jusqu
alors,seules les pilules contraceptives étaient dans
ce cas). Restait donc à convaincre les labos de jouer
le jeu. Soucieux de les inciter à passer à la
vitesse supérieure, le président du Comité
économique des produits de santé (Ceps), qui
dépend du ministère, leur a donc envoyé
mi juin une missive : tous les laboratoires qui se lanceront
avant fin 2005 pourront garder le même prix de traitement
journalier - ils n y perdront donc pas. Ceux qui tenteront
l aventure entre janvier et juin 2006, eux, verront ce tarif
baisser de 5 %. Et plus encore au delà de cette date
Autant dire que l'industrie pharmaceutique a intérêt
à s'y mettre. Et vite. Car les premiers arrivés
y gagneront, aussi, des parts de marché. (
)
Les nouvelles règles affichées par le Ceps sont
donc claires : sauf cas impératif, les boîtes
de 30 ou de 90 seront préférables à celles
de 28. Et si le nombre de gélules est supérieur
au besoin, les labos devront, cette fois, raboter leurs conditionnements.
Autant dire que ce chantier là ne fait que commencer.
Et que les économies annoncées, elles, sont
loin d'être acquises. "Si un malade chronique veut
continuer à avoir une boîte dans sa voiture et
une chez lui, le gâchis sera en hausse ", alerte
Jean Parrot, le président de l'Ordre des pharmaciens.
Un autre expert, lui, redoute que les 23 000 pharmaciens renâclent,
puisqu ils y perdront financièrement. (
) Economie
prévue : 180 millions d'euros par an à partir
de 2007.
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Un nouveau
rein pour Lauda
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1er
juillet 2005, RDS
Selon
une agence de presse autrichienne, l'ancien champion de Formule
1, Niki Lauda, a reçu une transplantation d'un rein
provenant de sa petite amie.
Âgé de 56 ans, Lauda avait mentionné qu'il
avait besoin d'un rein puisque celui donné par son
frère en 1997 avait cessé de fonctionner.
L'opération a eu lieu le vendredi 24 juin à
Vienne.
Lauda
et sa petite amie Birgit Wetzinger ont depuis obtenu leur
congé de l'hôpital et ils se portent bien.
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Chine
: la plus grande banque de pièces de rechange du corps
humain
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1er
juillet 2005, Le Point
Déjà
entrée dans le club spatial, avide de transferts de
technologie dans le nucléaire, la Chine travaille d'arrache-pied
dans l'informatique et les biotechnologies et cherche à
faire une percée dans le domaine hautement controversé
des cellules souches.
«
La Chine veut devenir le premier producteur mondial d'organes
de remplacement », explique le docteur Marie-Pierre
Van Hoecke, responsable du bureau du CNRS en Chine. Plusieurs
programmes sont en cours, dans différents centres de
recherche à Pékin, Shanghai ou Tianjin, et ces
découvertes pourraient bien révolutionner la
médecine moderne.
Pour
en savoir plus, prenons le train pour Tianjin, le grand port
de Pékin, à moins d'une heure de la capitale.
Cette ancienne cité noire et industrieuse a incroyablement
changé au cours des cinq dernières années,
lorsque Teda (Tianjin Economic-Technological Development Area),
sa ville nouvelle, a émergé des anciens marais
salants...
A
quelques kilomètres du vieux centre, dans la zone de
haute technologie, se dresse depuis l'an dernier un énorme
bâtiment : l'Union Stem Cell, lié à l'Académie
médicale de Chine et au collège médical
de Pékin. C'est là, dans les entrailles de ce
paquebot de béton gris, que se trouve la plus grande
banque de cellules souches du monde... 84 000 mètres
carrés et une capacité pour 300 000 échantillons.
Dans le sous-sol, une immense salle étroitement surveillée
est occupée par des dizaines de congélateurs
industriels. A l'intérieur, des éprouvettes
spéciales contiennent des extraits de placenta et de
cordons ombilicaux conservés à - 196 °C.
«
Nous en avons maintenant plus de 40 000 », explique
dans un français parfait le professeur Han Zhong Chao,
qui dirige ce programme de recherche. Le principe de cette
banque est simple. Les parents de nouveau-nés confient,
via la maternité, le cordon ombilical et le placenta
conservés à la naissance à la banque
des cellules souches pour 5 000 yuans la première année
(environ 500 euros), puis 500 yuans par an (50 euros). «
C'est une sorte d'assurance-vie pour la famille, explique
le professeur Han. En cas de grave maladie ou d'accident d'un
membre de la famille, ils pourront récupérer
ces matières précieuses qui permettront peut-être
de le sauver. »
Pourquoi
pas des cerveaux ? Car ces cellules souches sont capables
de « régénérer » un organe
malade en quelques jours. Une fois « mobilisées
» et activées par le réseau sanguin, ces
cellules souches sont réinjectées dans l'organe
malade et le reconstituent comme neuf... Une découverte
extraordinaire que les Chinois maîtrisent pour la reproduction
des tissus vasculaires et qu'ils appliquent dans le traitement
de certaines maladies comme l'artériosclérose.
Les cellules souches injectées par exemple dans un
pied malade permettent de reconstituer en moins de vingt jours
de nouveaux vaisseaux qui résorbent très vite
le problème et permettent au patient de remarcher normalement.
«
Nous avons déjà expérimenté ce
traitement sur plus de 500 malades depuis un an, explique
le professeur Han Zhong Chao, avec un taux de réussite
supérieur à 95 % ! Mais ce qui est encore plus
excitant, poursuit-il, c'est que ce principe semble pouvoir
s'appliquer à tous les organes et être utilisable
pour lutter contre plusieurs maladies comme le diabète,
mais aussi certains cancers et, en neurologie, la maladie
d'Alzheimer et certaines paralysies. A terme, on devrait pouvoir
reconstituer des foies, des coeurs, des reins, et pourquoi
pas des yeux ou des cerveaux ! C'est un nouveau concept :
la médecine régénératrice ! »
s'enthousiasme le chercheur. A Shanghai, le professeur Zhu
Jianhong développe ainsi un département de neurochirurgie
à l'hôpital Huashan, de l'université Fudan.
C'est
en France, où il a étudié de 1986 à
1997, d'abord à Brest, puis à Paris, à
l'Institut des vaisseaux et du sang au côté du
professeur Jacques Caen, que le professeur Han Zhong Chao
a commencé à s'intéresser aux cellules
souches. Mais les restrictions de la législation française,
rendant impossibles les essais cliniques, et le manque d'argent
dans les instituts de recherche l'ont incité à
rentrer développer ses découvertes en Chine,
avec l'aide de son ancien « patron », Jacques
Caen, qui, à 78 ans, fait régulièrement
la navette entre Paris et Tianjin ! Le professeur Han Zhong
Chao s'est vu confier en 1997 l'Institut d'hématologie
de Tianjin, qu'il a totalement métamorphosé,
et a obtenu des autorités un premier budget de 5 millions
de yuans (500 000 euros) pour démarrer sa recherche.
Le
reste du montage financier est un exemple intéressant
du pragmatisme chinois : la banque de cellules souches génère
de l'argent que le professeur Han Zhong Chao réinvestit
dans son programme de recherche fondamentale et dans la construction
d'un hôpital de 200 lits qui sera spécialisé
dans la transplantation cellulaire. Cet hôpital, situé
juste à côté de la Banque des cellules
souches, devrait être achevé fin 2005, et permettra
au professeur Han Zhong Chao de contrôler les applications
cliniques.
Une
société de capital-risque de Shanghai a déjà
investi 10 millions d'euros dans cet hôpital qui a encore
besoin de financements. Alors, le professeur Han Zhong Chao
a ouvert à Teda un centre national des produits cellulaires,
Am Cell Gene, un laboratoire pharmaceutique dont la commercialisation
des produits permettra d'ajouter des financements au programme
de recherche et à l'hôpital. Il a confié
Am Cell Gene au professeur Wang Fu-Sheng, qui a passé
plus de quinze ans dans un institut de recherche en Arkansas
(Etats-Unis) avant de revenir s'installer l'an dernier à
Teda, séduit par la politique de « retour des
cerveaux ».
Bien
entendu, de nombreuses critiques accompagnent ces découvertes
chinoises : à commencer par l'utilisation des tests
sur animaux lors des programmes de recherche, et des applications
cliniques qui paraissent bien rapides aux Occidentaux. Certains
projets semblent étranges, comme ceux du professeur
Sheng Huizhen, de Shanghai, qui, après avoir travaillé
près de vingt ans à l'Institut de recherche
de Boston, a développé à Shanghai un
programme de recherche financé par la ville. Mme Sheng
espérait développer des cellules « réparatrices
» composées de cellules de lapin remplies de
chromosomes humains... Ce sont finalement des chercheurs sud-coréens
qui ont réussi à composer la première
cellule embryonnaire de ce type, pour s'apercevoir qu'elle
n'était pas utilisable.
Les
scientifiques internationaux considèrent maintenant
les recherches chinoises avec un intérêt particulier.
Mais l'appréciation qui a le plus ravi les chercheurs
chinois émanait des scientifiques britanniques, pères
de Dolly, la première brebis clonée, considérés
jusqu'alors comme les plus en pointe dans ce domaine...
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Témoignage : de la dialyse à la transplantation
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