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Avant
de vous raconter un petit bout de ma drôle d'expérience
de la vie, je voudrais rendre un "petit hommage"
aux familles et entourages proches du malade, pour qui
la souffrance morale est aussi difficile je pense que
la souffrance physique. Voir son enfant malade (quel
que soit son âge) sans pouvoir rien y faire
c'est dur dur
mais leur présence près
de nous chaque jour
c'est essentiel et ça
soulage
J'avais
24 ans et en deux semaines j'ai perdu mes deux reins,
cela a commencé par des nausées, une grosse
fatigue, la soif sans arrêt puis les vomissements,
ensuite les urgences, l'annonce de la maladie rare (syndrome
de good-pasture pour ceux qui connaîtraient
joli nom pour une telle saloperie
) puis début
du film d'horreur : la réa, l'isolement, les
cathéters, les machines bizarres, la dialyse
sans s'étaler car cela prendrait des pages et
des pages, puis les mauvaises choses on les met vite
dans une case au fond du cerveau, mais il y avait aussi
les convulsions, le poids qui fait du yoyo, on ne se
reconnaît plus dans la glace
Et puis la SOIF, toujours et toujours (à boire
l'eau de la douche, et j'aurais tué pour un coca
frais
).
Bon,
bref, le 15 avril 2000, il y a eu la greffe (par donneur
anonyme) au bout de deux ans et demi. Cela va donc faire
trois ans, mais
je fais un "rejet chronique",
mon p'tit rein et moi on fait de la résistance
!!!
Mais
nous sommes en sursis et fatigués tous les deux
Ca doit être cool une greffe qui "marche",
mais j'ai pas envie de repasser par toutes ces galères
Pourvu
que la médecine progresse encore et encore
Les grosses aiguilles de dialyse c'est mon pire cauchemar,
aie aie aie, j'ai vraiment pas envie de les retrouver
Je garde espoir et j'essaie de profiter de la vie quand
même !!!
Courage
à tous !!!
Sandrine
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