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Je
m'appelle Catherine Gattolin et je suis la maman de
deux jolies filles : Véronique, 13 ans, et Sylvia,
11 ans.
tout
commence il y a 11 ans puisque c'est de Sylvia dont
il s'agit principalement.
un
mois après sa naissance, fièvre importante,
sans aucun signe clinique, le pédiatre, le Dr
K. D., fait un diagnostic rapide, pyélonéphrite
et nous dirige rapidement sur l'un des principaux hôpitaux
lyonnais. Le diagnostic est confirmé et il s'avère
que Sylvia a une malformation congénitale : reflux
vésico-urétral bilatéral, doublé
d'un rein ectopique en position pelvienne.
Après
avoir enrayé l'infection à coup d'antibiotiques
prolongés, une première intervention chirurgicale
est tentée sans succès. traitement préventif,
visant à éviter toute nouvelle infection
jusqu'à ce que Sylvia atteigne ses un an. Intervention
de Cohen qui élimine le reflux, c'est une réussite.
On m'engage à revoir le chirurgien chaque année
et à pratiquer une cystographie à la même
occasion, ce que je fais avec assiduité. On m'invite
à procéder à un ECBU à chaque
épisode de fièvre pouvant laisser penser
à une pyélonéphrite...
La
pyélonéphrite à tout prix il faut
éviter, oui mais on ne me dit pas pourquoi...
Tout
va bien jusqu'à la huitième année
de Sylvia : une nuit, c'est l'accident, son lit est
trempé, elle a fait pipi au lit ! Etonnée
mais pas affolée, je pense à un accident
passager. Oui mais voilà, ça devient de
plus en plus fréquent au fil des mois, et pendant
le même temps, Sylvia devient de plus en plus
fatiguée... Plus pâlotte, plus calme, plus
lente, elle ne grossit pas, elle ne grandit plus, mais
ça, je ne m'en aperçois pas et le médecin
de famille qui la suit non plus, d'autant qu'elle est
grande pour son âge. La situation familiale est
tendue, le divorce s'amorce...
Tout
cela fait que je ne vois pas immédiatement que
Sylvia est malade, gravement malade. Je l'emmène
chez une psychologue, une orthophoniste, la ramène
chez le médecin qui s'applique à me culpabiliser
davantage, mais de maladie, il n'en est point question...
Je
continue docilement à la montrer au chirurgien,
je lui parle de l'énurésie, j'obtiens
des conseils pour limiter la boisson à partir
d'une certaine heure, pour qu'elle change elle même
ses draps, qu'elle se prenne en charge... Mais de maladie,
il n'en est point question.
Jusqu'à
juillet 2000, où vraiment j'ouvre les yeux et
vois ma fille dépérir, un petit chaton
mouillé, un oisillon tombé du nid, elle
est dans un état lamentable... Je me décide
à consulter ce pédiatre qui avait été
si efficace : le verdict tombe, il y a urgence ! Départ
le jour même pour l'hôpital Debrousse, on
craint une leucémie tant elle est anémiée,
transfusion en urgence, mais non ce n'est point un problème
hématologique. Le lendemain je suis conviée
à me rendre au service de néphrologie
pédiatrique, tout près du service où
ce chirurgien voit Sylvia chaque année.
Et
là le ciel me tombe sur la tête, pour la
première fois de ma vie, j'entends parler d'insuffisance
rénale, on me parle aussi de dialyse, de transplantation...
La journée passe comme un mauvais cauchemar mais
je finis par comprendre ce qui attend ma fille : la
dialyse en urgence, ses deux reins sont hors d'état,
elle est en phase terminale, et l'inscription sur LA
liste.
Jamais
en 8 ans, je n'avais soupçonné cela, jamais
en huit ans, il n'avait été question de
cela... Pourquoi, aujourd'hui encore, je ne le sais
pas... J'ai moi même uen part de responsabilité,
j'aurais dû réagir avant mais voilà...
Et ce médecin généraliste qui n'a
rien décelé, et ce chirurgien qui n'a
rien envisagé au delà de sa spécialité...
Ensuite
tout s'est enchaîné : le bilan de pré-transplantation,
la dialyse, terrible, insupportable, et rapidement,
la chance, l'immense chance d'avoir un donneur. La transplantation
n'a pas été sans heurts, sans douleurs,
sans frayeurs et sans combats, mais finalement elle
est là, pour l'instant ça va... aussi
bien que possible dans un cas comme ça.
Je
voudrais dire toute ma reconnaissance au Professeur
P. COCHAT et à son équipe, lui dire toute
ma confiance et mon soutien, pour leurs soins, leur
patience, leur dévouement, leur science et leur
combat, leur transparence et leur humanité...
Au donneur bien sûr et à ses proches...
dont on ne saura jamais rien mais c'est mieux comme
cela.
Il
y a d'autres aspects que je n'aborderai pas, plus tristes,
plus noirs. je préfère rester optimiste
et ne voir que le meilleur de la situation.
bien
sûr notre vie a changé, celle de Sylvia
même si c'est aujourd'hui une petite fille épanouie,
celle de sa soeur, celle des proches, la mienne bien
sûr... mais cela nous a apporté une autre
approche de la vie et de combien il faut en profiter.
Catherine
En
message d'espoir et de reconnaissance, je vous livre
le petit texte reçu par une petite fille, le
jour de sa transplantation, il y a un peu plus de deux
ans, de la part de son grand-père :
Histoire
d'une petite fleur
Il
était une fois, dans un petit village de France,
qui s'appelle Charvieu, entre deux maisons et un grand
jardin, il était une petite fleur. Dans ce grand
jardin, poussait une jolie petite plante qui était
toujours fleurie. Elle était entourée
d'autres fleurs, toutes aussi belles et de petits bosquets
de toutes les couleurs. Près de la vielle maison,
deux vieux buissons un peu fanés qui protègent
les fleurs de la petite maison, du fort soleil de l'été
et des grands coups de vents des quelques hivers passés.
Mais un jour, sans soleil, un jour de malchance, les
plantes et les fleurs des environs s'aperçurent
que la plus fragile petite fleur, avait son pot de terre
qui était fendu. Le pot était cassé.
On avait beau l'arroser, la petite fleur commençait
à faner. Il a fallu la transporter d'urgence
chez les Docteurs des fleurs qui connaissent toutes
les maladies graves des fleurs. Ils ont beaucoup de
patients et beaucoup de patience, ils l'ont rassurée,
consolée et évité qu'elle en souffre.
Même les pompiers et l'hélicoptère
ont cherché qui aurait un autre pot plus solide
et plus beau que le précédent. A tous,
ils ont trouvé ! la joie ! la petite fleur a
beaucoup souffert pour reprendre racine dans ce nouveau
vase qu'un inconnu généreux mais malchanceux
lui a offert, sans même qu'on puisse le remercier.
Petite fleur ne connaîtra pas cet ami. Mais depuis
ce jour, il fera toujours beau, et la petite fleur,
bien tuteurée, bien arrosée, va pouvoir
sans crainte revenir dans son jardin, où tous
ses amis et amies l'attendent avec impatience pour l'aimer
.
Il faut dire aussi que cette petite fleur, est une fleur
très rare, unique au monde, très gentille
et qu'elle aura toujours beaucoup d'amies et d'amour
autour d'elle, et que cette petite fleur s'appelle Sylvia.
De la part de son pépé qui l'aime beaucoup.
"
Avec
toute ma reconnaissance, la maman de la petite fleur.
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AVENIR
association pour l'avenir des enfants insuffisants
rénaux, dialysés et transplantés
de la région Rhône Alpes
Catherine
est la présidente de l'association AVENIR,
créée il y a plus de 15 ans, à
l'initiative de parents d'enfants insuffisants
rénaux et transplantés, suivis pour
la majorité dans le service de néphrologie
pédiatrique de l'hôpital E. Herriot
à LYON.
Le
professeur Pierre COCHAT, chef de service, est
adhérent depuis sa création, ainsi
que le Professeur DAVID, qui dirige toute la pédiatrie.
Ses objectifs sont de regrouper les familles,
de proposer des activités simples, ludiques
et conviviales mais aussi une information et un
soutien social et juridique.
L'association publie "Les pages de l'avenir",
un petit bulletin d'informations
Tous
les parents sont les bienvenus, proches ou lointains,
adhérents ou non, l'association se fera
un plaisir de leur répondre et de les soutenir.
association
AVENIR
19 bis rue de la république
38230 CHARVIEU
tel : 04.78.32.13.58
Le
site web d'AVENIR
Contacter
l'association AVENIR
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