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Greffe avec donneur vivant, pénurie d’organes, solidarité et démocratie - primum non nocere

Mis à jour le dimanche, 10 octobre 2010 08:43 - Écrit par Yvanie le mardi, 26 janvier 2010 12:05

 

Primum non nocere

D’une tout autre nature, est le frein du « primum non nocere ».

On touche ici à un principe fort de l’éthique médicale, enseigné dans toutes les facultés du monde depuis le 19ème siècle et que Auguste-François Chomel, l’un des disciples de Laënnec a formalisé avec netteté… en latin. Il est aussi présent chez Hippocrate sous une forme moins exclusive.

Alice Casagrande a très bien montré dans son enquête auprès des praticiens comment ce principe éthique pouvait entrer en conflit, au sein même de l’univers médical,  avec d’autres principes de l’éthique médicale, entre autres celui d’Hippocrate, « être utile, servir, soigner ».

Concrètement ce dilemme se traduit, dans le domaine de la transplantation et sur un plan objectif, par un choix très difficile à opérer pour les médecins concernés entre l’observation stricte du principe qui laisse alors mourir des personnes inscrites sur la liste d’attente ou le souci de donner la priorité au service assuré à la liste d’attente, au prix d’une infraction au principe et des risques qui s’ensuivent.

Et de fait, on comprend que le choix soit souvent très difficile à prendre. Le corps des transplanteurs et à travers eux la transplantation d’organes est à la merci des médias, friands de tous les scandales. On imagine la façon dont serait exploitée dans les médias la plainte d’un donneur dont la néphrectomie aurait gravement et durablement altéré l’état de santé. Chacun se souvient de l’affaire d’Amiens et des grands dégâts qu’elle a provoqués dans le domaine de la transplantation.

Le risque zéro n’existe pas. Il s’agit d’un conflit de valeurs éminemment respectable. Des chirurgiens réputés avouent qu’ils dorment mal la nuit qui précède une transplantation avec donneur vivant. Le dilemme a plutôt été tranché en France en faveur du respect du principe. D’autres pays ont adopté des attitudes différentes. Question : connaissez-vous beaucoup de cas de donneurs qui se soient plaints des mauvais traitements dont ils auraient été l’objet, d’une altération de leur état de santé, etc… ?

 

1 commentaire
 
+2 # JPM - Le 16 janvier 2013 à 12h13
et la greffe en dons croisés la loi a été votée mais rien ne bouge pourquoi?
 

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